• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Thinkerview : Barbara Stiegler, s’adapter à une société malade (...)

Thinkerview : Barbara Stiegler, s’adapter à une société malade ?

Barbara Stiegler est philosophe. Elle enseigne à l’université Bordeaux Montaigne, où elle dirige le master « Soin, éthique et santé », et travaille depuis une dizaine d’années avec le monde hospitalier. Elle vient de publier « Il faut s’adapter. » Sur un nouvel impératif politique, aux Editions Gallimard (collection NRF), où elle se penche sur les sources biologiques du néolibéralisme. Une pensée qui est beaucoup plus structurée, politique et hégémonique que l’affiliation à une simple théorie économique pourrait le laisser penser. Car c’est avec elle que les catégories empruntées à la biologie que sont l’« évolution », la « sélection », l’« adaptation » et la « compétition » se sont mises à dominer l’ensemble du champ politique contemporain, particulièrement dans les domaines du droit, de l’éducation et de la santé. Barbara Stiegler situe ses travaux dans la lignée de ceux entamés par Michel Foucault, qu’elle prolonge. 

Tags : Société Philosophie




Réagissez à l'article

98 réactions à cet article    


  • vote
    mat-hac mat-hac 18 mai 11:20

    Je ne savais pas qu’il y avait du néo-libéralisme dans mes gênes. Il n’y en a aucun en réalité.


    • 2 votes
      Gilles est jaune Shanti-Zen* 18 mai 22:31

      @mat-hac
      Ouiais c’est ça, trop facile, tu ne t’en sortiras pas comme ça matrac !


    • 5 votes
      Hieronymus Hieronymus 18 mai 20:33

      p’tain Michel Foucault, cet être dégénéré et profondément dépravé, fervent promoteur de toutes les idéologies nihilistes et destructrices, bref un individu hautement toxique et corrosif .. ça donne pas franchement envie d’écouter

       smiley


      • 1 vote
        Zatara Zatara 18 mai 20:42

        @Hieronymus
        le texte chapeau est pompé sur un site... oublie Foucault (l’une des figures de cette pseudo "french theory") et regarde, y’a à boire et à manger....


      • 4 votes
        Gilles est jaune Shanti-Zen* 18 mai 22:31

        @Zatara
        Avec toi il y a surtout à gerber comme d’hab


      • vote
        Zatara Zatara 18 mai 22:53

        @tacheron
         smiley j’espère que ça t’as fait du bien



      • 6 votes
        wendigo wendigo 19 mai 07:48

        ce que l’on appelle pompeusement "philosophe" de nos jours ne sont rien de plus que des commentateurs, qui réfléchissent à ce qui est et non plus à ce qu’il pourrait, ils n’amènent plus à la réflexion, mais sont juste des vecteurs de stéréotypes, ils vont vous sortir desd bouquins traitants des pensées et réflexions de vrais philosophes d’antan mais ne feront rien pour faire progresser ces anciennes pensées ..... ils ne sont que des "commentateurs sportifs" de la pensée, parfaitement adaptés à leur époque, à leur société, ils sont "l’obsolescence programmée" de la méninge, des émetteurs de petites pensées habillées de grands mots !
        En bref comme le reste dans notre monde, le titre ne définit plus en rien le produit. Victor Hugo, il y a 150 ans, disait : "le monde a pour égouts des temps comme le notre" .... les années ont passées, le monde a fait son chemin et après les égouts, nous voici arrivé dans la fosse d’aisance, matériel, intellectuelle, culturelle et cognitive, dont les pseudo philosophes diplômés d’état sont les fières ambassadeurs, car soyons honnête et franc, la seule chose qui fasse d’eux des philosophes, ce ne sont que les diplômes, non les capacités et aptitudes naturelles, car si tel était le cas, la fausse d’aisance ne leur donnerait même pas leur certificat d’études, mais juste le RSA !
        Les philosophes aujourd’hui ne pensent plus, ils "résonnent", ils sont l’écho du râle d’une civilisation en fin de vie, civilisation dont l’obsolescence était programmée et la fin aboutie ; on ne produit que ce que l’on est !


        • vote
          vesjem vesjem 19 mai 13:27

          @wendigo
          tout-à-fait de ton avis, mis à par le cas bhl .......lol


        • vote
          wendigo wendigo 19 mai 15:41

          @vesjem

           En effet, ici je parlais philo et non psychiatrie, bien que la nuance est désormais subtile entre les deux, je fais quand même le distingo pour parler de ce triste luron (ou gai sir, je ne sais plus)


        • 2 votes
          PumTchak PumTchak 19 mai 08:40

          Je reste sur ma faim quand même : ses développements sont intéressants mais manquent d’abouti. Elle ne décortique pas, par exemple, les explications darwiniennes aux possibilités d’évolutions biologiques. Je veux bien admettre qu’il n’a pas posé l’évolution de l’espèce simplement par l’élimination des plus faibles et des inadaptés, mais elle ne nous laisse pas le biscuit pour étayer et on n’a que son opinion pour appui.

          .

          La mort de Dieu est maintenant datée. Il faudrait actualiser avec « Vous avez aimé le christianisme, vous allez adorer l’islam ». Si la lecture de Nietzsche est un entraînement à la lucidité, il faut en profiter… D’autre part « Dieu » n’est pas simplement une explication unique à la soutenabilité du monde, qui se réduit à un tout ou rien, ou même la matière est méprisée, car elle est un obstacle un vrai monde, au mieux un simple reflet. Derrière ce premier deuil, Il y a d’autres spiritualités disponibles et plus adaptées à nos existences même si elles sont encore de faible intensité en France. Maintenant, c’est vrai, ce vide, ce désenchantement, laisse place à la première téléologie venue, la plus facilement invasive, le « cap » ou le TINA vers le libéralisme censé évoluer vers une harmonie des compétitions.

          .

          Elle rapporte l’alternative entre la société autoritaire, fasciste et la fabrique du consentement des masses, d’après les travaux de Walter Lipmann. Karl Polanyi décrit avec la Grande Transformation, le passage de l’autorégulation naturelle avec ses disponibilités, ressources et cycles, à l’autorégulation des marchés, depuis la révolution industrielle. On est passé d’un cadre, l’ordre naturel, à un autre qui n’en est plus un, puisque tout peut-être marchandisé indéfiniment, le flux remplaçant le stock, ou la provision. Il décrit ainsi le fascisme, ou les courants autoritaires en général, comme un réencastrement pathologique. Il s’agit donc d’une question, avant d’être une dénonciation : dans quel ordre, ou quel cadre conceptuel, économique et sociétal les humains peuvent-ils prendre place ?

          .

          J’ai surtout noté la différence entre néolibéralisme (une harmonie autorégulée par le marché, sans même besoin de l’état) et ultralibéralisme (l’utilité des concentrateurs de richesses qui profitent à ceux qui sont incapables de les produire eux-mêmes). La France est un pays d’état économique (que je préfère à l’expression « état capitaliste »). Historiquement, l’état participe à la production des richesses et à la politique économique du pays. C’est la raison pour laquelle la notion de biens communs est si ancienne et si ancrée dans la mentalité française. La volonté néolibérale des politiques, depuis les années 80, ne peut qu’aboutir à l’ultralibéralisme, avec la simple prédation baronnies sur les ruines de l’état économique, avec la « République » pour instrument.


          • 1 vote
            pegase pegase 19 mai 11:31

            @PumTchak
            Historiquement, l’état participe à la production des richesses et à la politique économique du pays. C’est la raison pour laquelle la notion de biens communs est si ancienne et si ancrée dans la mentalité française.


            -
            C’est pour ça que leur ultra libéralisme ne passera pas, et déclenche déjà une révolution larvée (les gilets jaunes) ; avoir une entreprise et s’enrichir en faisant travailler les autres est très mal vu en France ! L’argent devrait être redistribué, soit sous la forme de nouveaux emplois, soit sur des primes, ou des prises de parts dans la société, mais se goinfrer sur le dos des autres en les prenant pour des imbéciles, ça ne passera pas avant très longtemps, aussi avec leur libéralisme à l’américaine je prédis de sérieux troubles à l’avenir ...


          • 4 votes
            PumTchak PumTchak 19 mai 13:07

            @pegase

            C’est pour ça que leur ultra libéralisme ne passera pas

            On dirait que vous attendez le train sans savoir qu’il est déjà passé.

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Privatisations_en_France

            Le plan politique général est de continuer les ventes : ADP/Engie/Française des jeux, puis 150 barrages en 2020…

            Sans compter les anciennes entreprises publiques, devenues des SA qui partent en petits bouts, comme Alstom.


          • vote
            Zatara Zatara 19 mai 19:38

            @PumTchak
            Historiquement, l’état participe à la production des richesses et à la politique économique du pays.
            Non, l’état ne "participe" en rien à la production, ni ne produit rien.
            C’est la raison pour laquelle la notion de biens communs est si ancienne et si ancrée dans la mentalité française.
            Je dirais que c’est surtout un rapport spécifique à l’argent, en tant qu’il est opposable à la notion de dignité, formalisé culturellement par un catholicisme typiquement français... mais je subodore en réalité que ce rapport s’appuie sur une culture encore antérieur.


          • vote
            PumTchak PumTchak 20 mai 09:13

            @Zatara

            Non, l’état ne "participe" en rien à la production, ni ne produit rien.

            Une entreprise publique appartient à l’Etat ou à une collectivité territoriale : c’est un capital public. C’est une possession qui produit des biens ou des services, de l’activité économique et nécessite des emplois salariés.

            Le capitalisme d’Etat est un système économique dans lequel l’Etat détient des moyens de productions, dans un système entièrement planifié, ou relativement à un capitalisme privé. Le mot « capitalisme » me gênait dans mon premier commentaire, car je voulais l’utiliser au sens économique, avant toutes ses connotations politiques : le capital, c’est la réserve, le stock, les provisions de toute nature dont on dispose.


          • vote
            Zatara Zatara 20 mai 11:21

            @PumTchak
            l’état est donc une banque qui, en plus, adapte la legislation au besoin, voir à ses besoins, voir au besoin de quelques personnes seulement. Mais il ne produit rien, comme une banque ne produit rien.


          • 1 vote
            PumTchak PumTchak 20 mai 11:46

            @Zatara

            Une entreprise publique produit des biens ou des services, elle appartient à l’État (ou à une collectivité locale).

            Si quelque chose ne vous convient pas dans cette phrase, hé bien, je passe.


          • vote
            Belenos Belenos 20 mai 11:46

            @Zatara
            Si l’Etat ne produit rien, "qui" produit une route nationale ou un hôpital public, par exemple ?


          • vote
            Zatara Zatara 20 mai 12:51

            @PumTchak
            Une entreprise publique produit des biens ou des services, elle appartient à l’État (ou à une collectivité locale).
            c’est parfait.... elle "appartient" à l’état. Et l’Etat ne produit rien.
            @Belenos
            Si l’Etat ne produit rien, "qui" produit une route nationale ou un hôpital public, par exemple ?
            des ingénieurs, des architectes et des ouvriers.


          • vote
            Zatara Zatara 20 mai 12:56

            @Pumtchak @Belenos
            Considérez vous que c’est le financement qui fait le producteur ? Lorsqu’un maraicher se fait financer par la banque du coin, est-ce la banque qui produit des légumes et des fruits ?


          • 1 vote
            PumTchak PumTchak 20 mai 15:27

            @Zatara

            Ok, tu joues sur les mots. Produire, quand on parle d’entreprise, veut dire commander, organiser la fabrique, conduire le process, entretenir une activité économique.

            Je peux le faire dans l’autre sens : « Qui a fabriqué ta voiture ? ». Tu vas t’amuser : parmi les milliers de manœuvres qui ont composé les différentes pièces et assemblé les composants, tu as de quoi faire plusieurs fois le tour de la planète. Et encore, en découvrant que les équipementiers travaillent en plate-forme pour diverses marques, tu ne sauras plus trop en quoi ta voiture se distingue des autres constructeurs.

            Donc le plus simple, si c’est marqué « Peugeot » sur la voiture, c’est de dire que c’est l’entreprise Peugeot qui a produit ta voiture. Et qui possède Peugeot ? Autrefois, c’était la famille éponyme, maintenant c’est une S.A., donc ce sont ses actionnaires.

            Et si le président actuel, Carlos Tavares visite une classe : à un enfant qui lui demandera « c’est quoi ton métier ? », il répondra « je fabrique des voitures ». Alors que l’ouvrier, lui, qui contrôle l’installation des portières par le robot, il dira « je travaille à Peugeot ».

            "Produire" est plus englobant, mieux adapté à aujourd’hui que "fabriquer" (ou cultiver), aussi bien pour le maraîcher, pour Nike que pour EDF, qui sont trois entreprises avec des propriétaires.

            Après l’Etat a d’autres façons d’agir sur le système économique général. Mais c’est déjà bien comme ça.


          • vote
            Zatara Zatara 20 mai 15:40

            @PumTchak
            si je suis aussi tatillon sur le sujet, c’est parce que cela doit l’être, non pas lorsqu’on parle d’une entreprise mais de l’état... Je peux sans problème parler de Peugeot, en tant que fabricant, en tant que cette marque produit des voitures... mais la distinction me semble necessaire dés lors qu’on parle d’un état. Ce n’est pas le même cadre, ni la même fonction, ni la même visée...


          • vote
            Zatara Zatara 20 mai 15:46

            @PumTchak
            d’autre part, pour reprendre l’exemple de belenos avec l’hopital, l’argent ne vient pas de l’état (ou alors autant la jouer façon Flamby et dire que c’est "gratuit", puisque "c’est l’état qui paye"...). L’Etat est dépositaire du choix des constructions, il ne produit rien d’autre que de la paperasserie pour légaliser la façon qu’il aura de dépenser cet argent. Il est donneur d’ordre, et n’a pas vocation à produire. Donc, du point de vue terminologique, l’état ne produit rien, ou plutôt, il ne produit aucune richesse en soit.


          • 1 vote
            PumTchak PumTchak 20 mai 15:54

            @Zatara

            Je t’ai mis en exemple EDF. Cela se complique maintenant avec l’entrée d’autres actionnaires et la dissémination des filiales, mais jusqu’à aujourd’hui, c’est l’Etat qui produit l’électricité, avec EDF comme opérateur.

            Après, on peut décider que l’Etat ne produise rien. Cela fera plaisir à Macron : la vente d’un premier lot de barrages est prévu à la vente dans un an.


          • 2 votes
            PumTchak PumTchak 20 mai 16:10

            @PumTchak

            Tu as justement intégré le dogme que Barbara Stiegler essaie de démonter à Thinkerview.
            [L’Etat] est donneur d’ordre, et n’a pas vocation à produire. Donc, du point de vue terminologique, l’état ne produit rien, ou plutôt, il ne produit aucune richesse en soit.

            C’est une définition politique de l’Etat, qui est celle néolibérale.
            Économiquement, un état peut très bien produire, pour une raison x ou y, par choix de société.


          • vote
            Zatara Zatara 20 mai 16:25

            @PumTchak
            Après, on peut décider que l’Etat ne produise rien. Cela fera plaisir à Macron : la vente d’un premier lot de barrages est prévu à la vente dans un an.
            Justement non ! Les barrages appartiennent aux français, pas à l’état. Croire que c’est l’état qui les a produit est une arnaque, croire que c’est l’état qui les a payé en est une autre. Un gestionnaire n’est pas un propriétaire.


          • 1 vote
            PumTchak PumTchak 20 mai 16:30

            @Zatara

            Mince alors, je croyais que c’était Macron qui avait construit les barrages.

            Cette fois-ci, j’arrête cette course à l’échalote sémantique.


          • vote
            Zatara Zatara 20 mai 16:30

            @PumTchak

            Tu as justement intégré le dogme que Barbara Stiegler essaie de démonter à Thinkerview.
            [L’Etat] est donneur d’ordre, et n’a pas vocation à produire. Donc, du point de vue terminologique, l’état ne produit rien, ou plutôt, il ne produit aucune richesse en soit.

            C’est une définition politique de l’Etat, qui est celle néolibérale.

            Non plus... la vision néo libérale est de croire que le marché peut remplacer l’état, et les nations. Je dis que c’est faux dans les 2 cas, mais je soutient aussi que l’Etat ne produit rien d’autre que de la réglementation et éventuellement, de la néguenthropie sociale (si tant est qu’il ne soit pas trop con... ce qui est une autre paire de manche en France...)


          • vote
            Zatara Zatara 20 mai 16:32

            @PumTchak

            Mince alors, je croyais que c’était Macron qui avait construit les barrages.

            Cette fois-ci, j’arrête cette course à l’échalote sémantique.

            juste une question... l’état français, c’est les français pour toi ?


          • 1 vote
            PumTchak PumTchak 20 mai 16:38

            @Zatara

            Si tu ne comprends pas, ou n’admets pas, que économiquement, un Etat peut produire des biens ou des services, cela ne sert à rien de répondre à ta dernière question.


          • vote
            Zatara Zatara 20 mai 16:45

            @PumTchak
            ma question passe avant cette considération justement... mais soit, comme tu le sens.


          • 1 vote
            PumTchak PumTchak 20 mai 16:56

            @Zatara

            L’Etat peut appartenir à un roi, Louis XVI l’a dit lui-même, à un tyran, un caste quelconque, à n’importe qui, ou même un peuple. L’ambiguïté qui pèse de plus en plus en France est celle entre la souveraineté nationale et la souveraineté populaire. Et pire que ça, puisque la souveraineté est prise par l’UE et même effilochée avec l’OTAN.
            Mais tu me fais passer d’une question à une autre, sans conclure la précédente.

            Encore une fois, si tu considères l’Etat incapable économiquement de produire des biens ou services, les questions politiques sur ce sujet n’ont pas d’intérêt.


          • vote
            PumTchak PumTchak 20 mai 16:58

            @PumTchak
             (Euh... Louis XIV).


          • vote
            Zatara Zatara 20 mai 17:06

            @PumTchak
            Mais tu me fais passer d’une question à une autre, sans conclure la précédente.
            c’est parce que j’essaye de remonter à la source de notre désaccord... il n’y a pas de magouille... si tu réponds à cette dernière question, alors tout le reste en découle....
            Encore une fois, si tu considères l’Etat incapable économiquement de produire des biens ou services, les questions politiques sur ce sujet n’ont pas d’intérêt.
            Encore une fois, qui crois tu appeler état ? ensuite, donner de l’argent avec une mission ne fait pas de toi un acteur économique au sens ou il est producteur. Oui, l’état a un poids économique, et il faudrait être débile pour le réfuter, mais le terme "économique" recouvre plusieurs réalités, et ne permet pas de faire la différence entre un producteur et un gestionnaire....


          • vote
            PumTchak PumTchak 20 mai 17:14

            @Zatara

            mais le terme "économique" recouvre plusieurs réalités

            Je t’ai restreint les réalités, dans ce fil à celle de l’entreprise publique. Et même que cela existe, il y en a encore. Si tu ne l’admets pas, eh ben la conversation est close.

            SI tu l’admets alors :
            - Est-ce nécessaire ? Quelles activités et pourquoi ?
            - Qui décide ? Est-ce Macron, L’UE, les députés, le peuple ? Et comment ? 


          • vote
            Zatara Zatara 20 mai 17:28

            @PumTchak
            SI tu l’admets alors :
            - Est-ce nécessaire ?
            Oui mais pas sous l’appellation "entreprise publique" (ce que j’essaye de sous entendre depuis tout à l’heure, c’est que tout ce qui est appelé "publique", est en réalité une escroquerie sémantique avant tout), ou si tu préfères, pas sous la tutelle de l’état.
            Quelles activités et pourquoi ?
            Energétique, agriculture (pour partie...), transport ferroviaire et autoroute (avec péage pour le transport mercantile et les touristes), grands projets nationaux d’utilité reconnue et démontrée (pour les mêmes raisons que toi j’imagine...)
            - Qui décide ? Est-ce Macron, L’UE, les députés, le peuple ? Et comment ?
            comprends pas... qui décide de quoi ? de ce qui est du domaine "publique" ? En tous cas pas ""l’état"", encore moins l’UE...


          • vote
            pegase pegase 20 mai 17:33

            @PumTchak
            -
            Sous la présidence du socialiste Vincent Auriol en 1947, au début de la IVe République, gouvernement Ramadier (parti socialiste), la France est devenue une entreprise de droit commun avec un numéro de siret comme toutes les autres entreprises, spécialisée dans le secteur d’activité de l’administration publique générale.

            Fiche d’entreprise :

            https://www.societe.com/societe/republique-francaise-presidence-100000017.html

            adresse :

            55 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORE

            75008 PARIS

            France

            Statut INSEE

            Enregistrée à l’INSEE le 16-01-1947

            Dénomination REPUBLIQUE FRANCAISE PRESIDENCE Adresse 55 RUE DU FAUBOURG SAINT HONORE 75008 PARIS Téléphone Afficher le téléphone SIREN 100 000 017 SIRET (siege) 10000001700010 N° de TVA Intracommunautaire Activité (Code NAF ou APE) Administration publique générale (8411Z) Forme juridique Administration de l’Etat, autorité constitutionnelle Date création entreprise 16-01-1947 Date de dernière mise à jour 01-05-2019 Tranche d’effectif 500 à 999 salariés

          • vote
            Zatara Zatara 20 mai 17:36

            @pegase
            c’est pour pas qu’un gros malin vosgien puisse monter une entreprise sous ce nom... les arnaques à partir de courrier se faisant passer pour l’état français sont encore aujourd’hui légion....


          • 1 vote
            PumTchak PumTchak 20 mai 17:57

            @Zatara

            comprends pas... qui décide de quoi ? de ce qui est du domaine "publique" ? En tous cas pas ""l’état"", encore moins l’UE...

            Bah, oui, ce serait plus glamour que l’Etat appartienne au peuple et pas au président qui en prenne les décision selon ses envies ou suivant des intérêts autres que ceux du peuple. Je pense qu’on peut être facilement d’accord là-dessus. Après, que veut dire "l’Etat qui appartient au peuple", c’est une question de constitutionnelle.

            L’Etat : c’est un ensemble de nécessités communes à la vie d’une société. Après, c’est la notion de "nécessités communes" qui est variable. Dans ta dernière réponse, tu as plutôt envie d’étendre ces nécessités communes (et moi aussi, mais là on est déjà dans des choix politiques).

            Mais l’Etat, lui-même, si tu regardes en dedans, c’est un ensemble d’activités : police, armée, éducation, médecine, administrations, etc... Et même relations internationale... Elles sont toutes économiques. Et toutes privatisables. L’entretien des routes, des rues, peut-être privatisé et tu payeras alors aux différents péages pour les différents propriétaires de chez toi à ton travail. Et le piège du neolibéralisme est là : la marchandisation des activités est une possibilité indéfinie et surtout très progressive, pour qu’on ne comprenne pas. Dire que l’Etat ne produit pas de richesses, ne produit pas d’activités, est une tromperie, pour mieux admettre le dogme néolibéral des privatisations indéfinies.

            Une activité est une activité, quelle qu’elle soit : elle est marchande ou non marchande (commune, payée par les impôts, avec une partie rentabilisée ou non, au profit du commun, de l’Etat) : la différence est là.


          • vote
            Zatara Zatara 20 mai 18:20

            @PumTchak
            L’Etat : c’est un ensemble de nécessités communes à la vie d’une société.
            dans ce cas, ce n’est rien d’autre qu’une idée, avec une liste de voeux... dans la pratique, on est bien dans la prétention, avec toutes les conséquences concrètes qu’on peut voir aujourd’hui...
            Après, c’est la notion de "nécessités communes" qui est variable.
            c’est à dire que c’est la liste de voeux qui l’est...

            Dans ta dernière réponse, tu as plutôt envie d’étendre ces nécessités communes (et moi aussi, mais là on est déjà dans des choix politiques).
            certes, mais c’est bien ce que tu me demandais...comme tu croyais que je poussais pour plus de libéralisme, là ou je dénonçais ce qui se fait passer pour un état ou un président..., ce qui se fait passer pour le "domaine publique", etc...
            Mais l’Etat, lui-même, si tu regardes en dedans, c’est un ensemble d’activités : police, armée, éducation, médecine, administrations, etc... Et même relations internationale... Elles sont toutes économiques.
            Elles ont toutes un pendant économique. Ce qui ne veut pas dire que leur nature soit ontologiquement économique...
            Et toutes privatisables
            c’est bien cela, le néo libéralisme...
            la marchandisation des activités est une possibilité indéfinie et surtout très progressive, pour qu’on ne comprenne pas.
            Je dirais même infini jusqu’à ce que l’effort ne vaille même plus la peine de vivre...ou que la suspension consentie de l’incrédulité fasse que les gens considèrent qu’ils n’ont rien à apporter au système et qu’ils doivent se supprimer....et la boucle est bouclé : totale contrôle, sans la moindre responsabilité (ou plutôt une responsabilité aussi diffuse qu’accepter)
            Dire que l’Etat ne produit pas de richesses, ne produit pas d’activités, est une tromperie, pour mieux admettre le dogme néolibéral des privatisations indéfinies.
            Pas du tout... c’est un raccourci qui supprime le cœur de sa responsabilité, tout en la dissimulant... Qu’importe le système, il y aurait des hôpitaux, des armées ou des entreprises "publiques". Ce n’est pas l’état qui produit, c’est l’état qui diligente et qui en prend toute la responsabilité, en se faisant passer pour indispensable. Je le redis : l’état ne produit rien, sinon de la neguenthropie. N’importe qui de sensé peut produire de la néguentropie, s’il en a le pouvoir et la volonté.
            Une activité est une activité, quelle qu’elle soit : elle est marchande ou non marchande (commune, payée par les impôts, avec une partie rentabilisée ou non, au profit du commun, de l’Etat) : la différence est là.
            Un musicien fou de musique considère t’il qu’il exerce une activité économique ? Mozart se considérait il comme un ""professionnel"" ? Même parler "d’activité", est une escroquerie qui résumerait chaque geste à de l’économique, à une volonté de rentabiliser, à un élément dans une matrice comptable.



Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès