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#79 des Tendances

Thinkerview : Éric Sadin, l’asservissement par l’Intelligence Artificielle ?

Interview de Éric Sadin, en direct le 08/11/2018 à 19h. 

Éric Sadin est un écrivain et philosophe français.

Il a fondé la revue éc/artS (1999-2003), dédiée aux pratiques artistiques et aux nouvelles technologies.

Il est intervenant régulier à Sciences Po Paris, et intervient dans de nombreuses universités et centres de recherches en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. 

Il a été professeur à l’école supérieure d’art de Toulon, et visiting professor à l’ECAL de Lausanne et à l’université d’art IAMAS (Japon).

 

SITE : https://thinkerview.com

YOUTUBE : https://youtube.com/Thinkerview

FACEBOOK : https://facebook.com/Thinkerview

TWITTER : https://twitter.com/Thinker_View

MASTODON : https://mamot.fr/@thinkerview

PEERTUBE : https://thinkerview.video

 

 

Tags : Société Informatique Prospective et futur Science et techno Intelligence artificielle




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7 réactions à cet article    


  • vote
    zzz'z zzz’z 10 novembre 04:28

    Mise en perspective de l’utilitarisme incapacitant vendu par nos sociétés technico-commerciales. Des mises au point sur le vocabulaire…

    C’est un format ThinkerView, on n’aime ou on n’aime pas.


    • 3 votes
      Jean-Luc Bargetzi 10 novembre 17:56

      C’est la première fois que j’entends une analyse critique de l’AI qui soit aussi pertinente et pointue. En tant qu’informaticien ayant touché d’assez près au sujet je valide les propos d’Eric Sadin dans lesquels je retrouve mes propres observations et réflexions.

      Lorsqu’il parle de l’AI comme d’un cheval de Troie du technico-libéralisme et fait part des intentions cachées mais réelles qui l’animent et le motivent, il met bel et bien le doigt sur ce que cette technologie représente et sur le contexte dans lequel elle se développe.

      On parle souvent du problème de la protection de la vie privée comme étant l’un des dangers de l’AI mais je le rejoins totalement lorsqu’il dit ne pas se soucier de cette aspect pour désigner ce qui constitue le premier danger : un maillage et une marchandisation de plus en plus serrés autour de l’individu, jusque dans son intimité à des fins économiques.

      On compare l’internet à une toile d’araignée et cette illustration s’applique à bien d’autres aspects encore. La société contemporaine tisse une toile de plus en plus complexe et dense où l’AI est destiné à jouer un rôle d’amplification et où les individus prétendument libres deviennent de fait chaque jour plus dépendants de mécanismes contrôlés par une économie technico-libérale.


      • vote
        mmbbb 10 novembre 20:06

        @Jean-Luc Bargetzi les liberaux n ont rien invente Ils ne font que reprendre a des fins commerciale ce qu Honecker avait fait dans l ex RDA une police politique surveillant la population ( fiches micros espions et denonciations ) C ’est que fait la Chine avec cette nouvelle technologie , c est ce maillage de la vie privee qui sert les liberaux Tout avait ete decrit dans le film " la vie des autres " . La forme change , le fond demeure , les liberaux assoiront un nouveau pouvoir ; demain  iA forte le transhumanisme vers une tentation totalitaire


      • vote
        Jean-Luc Bargetzi 11 novembre 11:53

        @mmbbb

        L’émergence d’un nouveau totalitarisme

        Cela fait plusieurs années que l’envie d’écrire un livre sur une nouvelle forme de totalitarisme me titille. L’idée est celle de concevoir sa forme la plus contemporaine et aboutie. Et là, le scénario d’un monde où les individus se croient libres, capables de libre arbitre, motivés par la vertu et œuvrant pour leur développement personnel émerge. Ce monde, tel que je l’imagine serait soutenu par l’émergence de mécanismes qui relient et organisent les individus d’une manière de plus en plus subtile en les enserrant dans une sorte de gigantesque toile... Les fils de cette toile-matrice sont tissés de manière à ce que les masses ne puissent en percevoir la réalité globale et ne puissent envisager le moindre moyen de vivre en dehors de ce cocon. L’usage de la violence frontale propre aux totalitarismes tel qu’on les connait serait remplacée par ce maillage de plus en plus fin autour des individus en créant une dépendance de plus en plus globale… où la violence est toujours là, mais convertie en une autre forme.

        Je ne vais pas pour l’instant révéler la suite ni encore parler des "araignées" qui tissent cette toile car cela dépasse largement le cadre d’un commentaire.

        Il y a pourtant un souci qui me freine dans l’écriture de ce livre, c’est que plus je parviens à développer le thème choisi, et plus il devient banal et quotidien au point de n’intéresser plus personne car :

        • il suffit d’ouvrir la fenêtre pour le voir à l’œuvre,
        • d’examiner ce que personnellement on vit,
        • ou d’allumer la télé.

        C’est simplement ce que l’on vit...


        • vote
          joelim joelim 13 novembre 18:50

          L’IA est un mot-valise que des gens mal-intentionnés projettent d’utiliser pour s’affranchir de leurs responsabilités dans leurs malversations futures.

          Genre : "y a eu un meurtre ? C’est pas moi c’est l’intelligence artificielle. Y a eu un vol ? C’est pas moi c’est l’intelligence artificielle."

          L’intelligence étant l’art de l’adaptation aux situations nouvelles il n’y a pas de raison de croire qu’on puisse la programmer. Certes une légère adaptation par rapport à un champ d’application connu et bien délimité est facile, mais programmer l’adaptation à l’inconnu... il faudrait déjà que la machine interprète correctement les données de cet inconnu qui par définition n’a pas été prévu, c’est là où ça coince. Toute IA est limitée à l’intelligence de son concepteur/donneur d’ordre, qui est responsable des décisions prises par la machine.


          • 1 vote
            tobor tobor 13 novembre 22:17

            @joelim
            L’essentiel n’est pas dans les performances réelles de l’I.A mais dans la crédulité du publique en ses avantages fabuleux.
            Quand il (le public) est acquis à cette cause, il devient des plus aisés à mener par le bout du nez sans plus même comprendre ce qu’il avale, ce qu’il fait ni où il va...


          • vote
            llsalv 15 novembre 06:29

            Merci pour cet interview d’une lucidité exceptionnelle sur l’asservissement de l’humain par l’IA grâce à la propagande éhontée du techno-libéralisme.

            En toute honnêteté, j’applaudis rarement quand un philosophe prend la parole, mais là, chapeau : intelligence et bon sens abondent ! C’est un régal !

            Il y a même sur la fin un passage génialissime où il explique ce qu’il fait : porter attention aux signaux faibles, repérer les intentions et tenter d’organiser ça pour en faire sens (je redis en substance).

            Rien de plus sain et de plus logique car c’est tout simplement faire usage de sa raison et de son intelligence, mais c’est aussi précisément ce que fait tout bon complotiste (dont je suis) et c’est cela, justement, que l’on va chercher à nous interdire en premier dès que ces systèmes d’IA auront la puissance ou la juridiction nécessaire.

            Il n’est que de voir ceux qui, au Forum de la Paix, veulent développer des systèmes de traque de ceux qui ont des pensées "négatives". Effrayant !



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