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Thinkerview : Philippe Bihouix, le mensonge de la croissance verte ?

Interview de Philippe Bihouix, ingénieur centralien, membre de l’Institut Momentum et auteur de l’ "L’Âge des low tech : vers une civilisation techniquement soutenable" en direct à 19h00 le 11/01/2018.

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Tags : Economie Energie Croissance Industrie




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105 réactions à cet article    


  • 2 votes
    jjwaDal 13 janvier 12:18

    Entretien très dense qui aborde beaucoup d’aspects relatifs aux supports de notre croissance économique, ses limites et les limites de son évolution "verte".
    Enormément de choses très pertinentes, même s’il commet des erreurs/oublis qui biaisent la réflexion. La première est de dire qu’il y a un problème "surfacique" au sens où le solaire par ex est une énergie diluée qui demande une surface considérable en capteurs pour être significatif à échelle. C’est oublier qu’énormément de surface sont déjà artificialisées et devront être modifiées en capteurs solaires. Déjà nos toitures, mais aussi par ex. nos surfaces de parking "toiturées" à la fois pour collecter soleil et eau.
    C’est aussi oublier des projets style "Desertec" qui utilisent des déserts, plutôt que de la terre agricole.
    La seconde est de rester prisonnier de l’âge des métaux, dont nous allons progressivement sortir en fabriquant des composés organiques ayant les mêmes propriétés voire de meilleures que les éléments du tableau. Par ex des recherches sont faites pour fabriquer des batteries réseau à l’aide d’éléments très commun dans la nature et peu coûteux. Il oublie le gros potentiel de méthanisation de la matière organique, majoré si au lieu de nourrir du bétail, on nourrit les gens et donc dispose de plus de surfaces pour la biomasse.
    Globalement dans le vrai sur le fait que du "low tech" intelligent pour rendre des services quasi identiques en étant bien moins énergivore et gourmand en ressources non renouvelables.


    • vote
      matthius matthius 13 janvier 14:10

      @jjwaDal
      On peut aussi créer des jardins sur les toits.


    • vote
      jjwaDal 13 janvier 20:24

      @matthius
      Pas sur la plupart des toitures qui soit auraient du mal à tenir la charge, soit ont des pentes excluant le jardinage. Pour les grands ensembles, toit plat en béton, pourquoi pas.


    • 1 vote
      psychorigide psychorigide 13 janvier 12:58

      Interview un peu brouillonne, mais vidéo passionnante.... 

      Oui en régime capitaliste, l’écologie est une escroquerie !

      • vote
        louis 13 janvier 18:21

        @psychorigide
        il est vrai que pour les capitalistes , l’écologie , tout au moins celle qu’ils veulent mettre en place ( pas tout bien sur ) , c’est du pain béni pour engranger encore plus et comme se sont eux qui sont sont aux manettes .......


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        Belenos Belenos 15 janvier 19:45

        Ce mec est intelligent. 


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          maQiavel maQiavel 15 janvier 23:37

          Très intéressant mais malheureusement, comme d’habitude j’ai un problème avec les interviews de thinkerview lorsqu’est abordé un sujet que je suis loin de maitriser, c’est tellement chaotique que je ne retiens pratiquement rien. L’invité essaie de développer des sujets de façon structurée mais il ne termine presque jamais ses raisonnement parce qu’il est interrompu et invité à sauter du coq à l’âne, c’est frustrant. Bien sur, c’est beaucoup plus facile à suivre lorsqu’est abordé un sujet sur lequel j’ai déjà des connaissances mais là ce n’est pas du tout le cas et j’ai très vite été largué tellement ça va dans tous les sens …

          Une remarque : Philippe Bihouix explique que les technologies de pointe réclament une organisation sociétale complexe et que c’est cela qui explique que l’émergence d’une humanité à deux vitesses façon Elysium avec d’un coté une hyper classe concentrant les moyens technologiques qui se coupe du monde et de l’autre un précariat vivant dans la misère n’est pas possible puisque selon lui , pour être riche dans un monde hyper-technologique , il faut des couches sociales intermédiaire entre les deux.

          Il s’appuie sur l’exemple de l’ultra riche qui possède son hélicoptère high tech privé qui a besoin d’un ingénieur pour le concevoir, d’un technicien pour l’entretenir etc , soit toute une catégorie de salariés qui ne seront pas assimilable au précariat et qui constitueront des couches intermédiaires tampons entre l’hyperclasse et le précariat. Mais est ce que les potentialités offertes par l’IA ne sont pas précisément de la rendre capable de remplacer ces fonctions salariales intermédiaires ? Si l’ultra riche n’a plus besoin d’ingénieurs ou de techniciens pour concevoir et entretenir son hélico privé, la couche intermédiaire disparait dans la pyramide sociale et le monde à deux classes sociales devient une possibilité, non ? Certes, ce n’est pas pour tout de suite mais ça reste un horizon possible il me semble …

           


          • vote
            Belenos Belenos 16 janvier 08:47

            @maQiavel
            "Si l’ultra riche n’a plus besoin d’ingénieurs ou de techniciens pour concevoir et entretenir son hélico privé"

            Je ferai 3 remarques à ce sujet :

            - L’ingénieur reste nécessaire pour concevoir, adapter, réparer, entretenir les machines même douées d’IE (qui n’a d’ailleurs jamais été une "intelligence" et qui reste toujours une machine à calculer malgré sa rapidité et sa puissance). On va me répondre que les machines vont s’entretenir et s’améliorer elle-même : je ris à cette blague. 

            - L’ultra-riche apprécie de pouvoir se sentir plus riche que les personnes simplement aisées, il ne voudrait pas d’un monde dans lequel il ne pourrait pas se sentir supérieur à un informaticien très qualifié et où il devrait juste se sentir supérieur... à un robot (c’est moins valorisant).  smiley

            - Il a, de plus, besoin d’un psychanalyste ruineux, d’un avocat roublard, d’un secrétaire discret, d’un majordome stylé, d’un coach musclé pour le golf, etc. Ces gens ne peuvent pas être juste des prolos crasseux et des pue-la-sueur, ça ferait tache au bord de la piscine.  smiley

            - En revanche, l’ouvrier du XXe siècle qui vendait seulement sa force musculaire, lui, va disparaître. On n’a déjà plus besoin de gens pour mettre à la main le dentifrice dans les tubes, pour plier les trombones de bureaux ou pour faire les trous dans les coquillettes. 


          • vote
            maQiavel maQiavel 16 janvier 10:20

            @Belenos

            Vous avez mit le droit exactement sur les points sur lesquels je m’interrogeais.

            Vous dites que l’ingénieur reste nécessaire pour concevoir, adapter, réparer, entretenir les machines. Aujourd’hui c’est inconstestable. Mais en 2154 (c’est la date à laquelle se déroule la fiction Elysium ) ? Autrement dit, qu’est ce qui vous fait croire qu’à long terme , l’IA ne sera pas capables de concevoir , adapter , réparer et entretenir les machines ? Pourquoi vous riez lorsqu’on vous dit que les machines vont s’entretenir et s’améliorer d’elles-mêmes ?

            -Sur le besoin de différentiation sociale des classes supérieures, j’y avais songé. On peut même dire que ce principe de distinction est un élément structurant de la civilisation , à un tel point que je ne crois pas en l’hypothèse d’une hyperclasse qui déciderait de se débarrasser du reste de l’humanité , même dans le cas ou cette part d’humanité n’aurait plus aucun rôle à jouer dans l’appareil de production. Par contre, cette hyperlasse peut aller dans le sens d’une diminution drastique de la population, parce que le risque de révolution n’est jamais nul et que le cout et l’énergie qu’il faut déployer pour tenir les grandes masses de population n’est pas négligeable. Par contre, en maintenant en vie des précarisés, le principe de distinction serait respecté, je ne pense pas qu’il faille à l’hyper riche un informaticien qualifié pour se sentir supérieur.

            -La fonction d’avocat, de majordome et de coach sportif pourrait etre joué par la robotique. Reste le psychanalyste. Mais peut être émergera-t-il un nouveau type de spiritualité rendant cette fonction désuète ?

            De mon point de vue, dans cette hypothèse ou la robotique remplacerait intégralement l’ humain dans le système de production, soit on se dirige vers ce type de société ultra- inégalitaire, soit on va vers le communisme réel ( et contrairement au XX ème siècle , les potentialités technologiques rendent cet horizon possible , ce ne serait plus une utopie puisque la division sociale du travail aurait disparue). 


          • vote
            Belenos Belenos 16 janvier 13:34

            @maQiavel
            "Autrement dit, qu’est ce qui vous fait croire qu’à long terme , l’IA ne sera pas capables de concevoir , adapter , réparer et entretenir les machines ? 

            Le fait que l’IE n’existe pas. L’ordinateur le plus perfectionné n’est pas plus "intelligent" qu’une calculette, il est juste plus rapide et plus gros (ou plus miniaturisé, ce qui revient au même). Qu’est-ce qui me fait croire que les éléphants de mer ne vont pas un jour constituer une association mondiale de défense des éléphants avec les éléphants d’Afrique ? Juste le fait que nous avons seulement relié ces deux sortes animaux par un mot. Nous avons lié l’homme et l’ordinateur par le mot "intelligence", mais c’est une plaisanterie sémantique qui a mal tourné. Nous nous sommes pris au piège d’une métaphore. Une machine à calculer ne peut pas "concevoir", elle peut juste calculer. La vitesse et la précision du calcul peut être fabuleuse, ce sera toujours de la quantité, pas de la qualité. La machine ne peut pas comprendre ce qu’est la qualité, elle appartient au monde de la quantité. Les algorithmes des moteurs de recherche ne connaissent pas la qualité des sites qu’ils mettent en avant, ils calculent des quantités de ceci et de cela selon leur programmation. 

            Pourquoi vous riez lorsqu’on vous dit que les machines vont s’entretenir et s’améliorer d’elles-mêmes ?"

            Je ne conteste pas que les machines puissent le faire, elles le font déjà en partie et le feront de mieux en mieux. On peut imaginer une ville entièrement contrôlée par des ordinateurs et des machines autonomes, fonctionnant avec sa propre énergie, OK. C’est juste une très grosse machine qui tourne en rond sur elle-même et pourrait le faire pendant des milliers d’années. Ce qui me fait rire, c’est quand on pense que cette autonomie circulaire signifie que l’ingénieur ne sera plus nécessaire. Parce que sans l’ingénieur pour l’adapter et la reconfigurer constamment aux changements humains, la machine pourrait bien évoluer au hasard d’un accident (une souris qui entre dans le processeur géant) mais pas du tout dans le sens qui conviendrait aux habitants.


          • 1 vote
            Belenos Belenos 16 janvier 13:40

            @maQiavel
            "Par contre, cette hyperclasse peut aller dans le sens d’une diminution drastique de la population, parce que le risque de révolution n’est jamais nul et que le cout et l’énergie qu’il faut déployer pour tenir les grandes masses de population n’est pas négligeable."

            Il serait sage d’inviter les humains à moins se reproduire, surtout les pauvres. Bien sûr, tout dépend des moyens employés...


          • vote
            Belenos Belenos 16 janvier 13:49

            @maQiavel

            "De mon point de vue, dans cette hypothèse ou la robotique remplacerait intégralement l’ humain dans le système de production, soit on se dirige vers ce type de société ultra- inégalitaire, soit on va vers le communisme réel ( et contrairement au XX ème siècle , les potentialités technologiques rendent cet horizon possible , ce ne serait plus une utopie puisque la divivion sociale du travail aurait disparue)."

            Une autre chose à laquelle on pense rarement, c’est l’apparition chez l’être humain, du fait de l’évolution de l’espèce, de nouvelles facultés psychiques (voir des dimensions qu’on ne voit pas actuellement, par exemple) ce qui impliquerait la construction d’une réalité totalement différente, avec des enjeux et des rivalités impossibles à concevoir à partir d’aujourd’hui. 


          • vote
            Zatara Zatara 16 janvier 14:22

            @Belenos
            D’accord avec vos posts... juste 2 remarques :

            - le danger avec l’IA est de faire d’une super calculette avec sa "magie" technologique, une sorte de Dieu. Car sa capacité à "voir" dans l’invisible (cad, par exemple, d’obtenir des résultats valide à partir de big data sans la moindre recherche de type empirique, simplement par les statistiques -je peux éventuellement épiloguer la dessus) peut nous être vendu avec un paradigme politique, voir religieux (cf Apple ou secte techno futuriste), en tous cas propre à redéfinir au seul profits de certains, la valeur de la vie humaine en générale.

            - Une autre chose à laquelle on pense rarement, c’est l’apparition chez l’être humain, du fait de l’évolution de l’espèce, de nouvelles facultés psychiques

            en quelques mots, qu’est ce qui vous amène à penser cela ?


          • vote
            Belenos Belenos 16 janvier 14:46

            @Zatara
            "en quelques mots, qu’est ce qui vous amène à penser cela ?"

            Le fait que l’espèce humaine n’est pas figée pour l’éternité dans sa forme et ses dispositions actuelles. Il y a 100 000 ans, "nous" étions différents. Dans 100 000 (et probablement moins) "nous" serons très différents aussi. 


          • 1 vote
            Belenos Belenos 16 janvier 14:47

            Et puis j’ai vu toute la série des films Xmen, qu’est-ce que vous croyez ! 

             smiley

          • vote
            maQiavel maQiavel 16 janvier 14:50

            @Belenos

            Si j’ai bien compris votre principale réfutation tient au fait que vous déniez à l’IA des capacités créatrices. Je suis très loin d’être un connaisseur mais j’ai lu quelques avis différents du votre. Merci pour votre réponse, à suivre …

            Sinon, sur les évolutions technologiques et leurs adaptations à la population, il semble que ce soit l’inverse qui se passe à savoir que ce sont les populations qui s’adaptent aux évolutions technologiques. Un texte que je recommande : « la civilisation industrielle ou l’asservissement collectif au développement technologique  ».

             


          • vote
            Zatara Zatara 16 janvier 15:42

            @Belenos
            Il y a 100 000 ans, "nous" étions différents. Dans 100 000 (et probablement moins) "nous" serons très différents aussi.

            oui, sauf qu’on a pas plus de pouvoir psychique qu’il y a 100 000 ans....

            Et puis j’ai vu toute la série des films Xmen, qu’est-ce que vous croyez !

            argument d’autorité, je m’incline


          • vote
            Belenos Belenos 16 janvier 15:55

            @maQiavel
            "Je suis très loin d’être un connaisseur mais j’ai lu quelques avis différents du votre."

            Vous êtes capable de comprendre par vous-même qu’une machine ne peut pas "créer", par définition. La création est intentionnelle et pour avoir une intention il faut d’abord être. Un microbe est. Une machine n’a pas "l’être" quand bien même serait-elle emballée dans une peau, avec des yeux paraissant vrais, une voie humaine, etc. Evidemment, si on entend par "création" ce qui n’est pas intentionnelle, le mot se vide de son sens et on pourra dire que l’humidité est créatrice parce qu’elle fait apparaître des formes et des paysages sur les murs. 

            "Sinon, sur les évolutions technologiques et leurs adaptations à la population, il semble que ce soit l’inverse qui se passe à savoir que ce sont les populations qui s’adaptent aux évolutions technologiques."

            Mais les évolutions technologiques, elles n’évoluent pas toutes seules. 

             smiley

          • vote
            Belenos Belenos 16 janvier 15:57

            Et bien entendu, être est loin d’être suffisant pour être créateur. 


          • 1 vote
            Belenos Belenos 16 janvier 15:58

            @Zatara
            "oui, sauf qu’on a pas plus de pouvoir psychique qu’il y a 100 000 ans..."

            Nous en avons moins. 




          • vote
            Belenos Belenos 16 janvier 16:11

            "L’ordinateur ne fait (...) que prolonger ou amplifier quantitativement - mais non qualitativement - l’intelligence humaine ; il n’invente rien. Il est passif, ne crée rien. Il est seulement doté d’une colossale puissance de calcul qui lui permet de réaliser un nombre astronomique d’instructions par nanoseconde ; mais ces instructions ne sont que des produits directs ou dérivés de la seule intelligence humaine." Marc Halevy


          • vote
            Zatara Zatara 16 janvier 16:13

            @Belenos
            ""Si l’on programme, en sus, un générateur aléatoire de mots, de rimes, de nombre de pieds, ces poèmes pourront contenir d’hallucinantes images poétiques, d’hilarants jeux de mot, de fantastiques suggestions mystiques.

            Mais il faut être clair, l’ordinateur qui pondra de tels poèmes, n’en comprendra jamais le sens.""

            d’où l’effet hallucinatoire de la chose... Nous risquons de devenir des papillons de nuit autour d’un lampadaire.....(peut être n’avons nous jamais été autre chose au final....)


          • vote
            maQiavel maQiavel 17 janvier 11:09

            @Belenos

            J’ai lu vos articles.

            Ce que vous dires me fait penser au concept de « travail mort ». Marx expliquait que les machines ne travaillent pas, c’est l’homme qui travaille en créant la machine et la machine ne fait que transmettre le travail humain aux objets qui sont fabriqués, ce travail humain transmit est ce qu’il a nommé le « travail mort », c’est en quelque sorte le travail humain qui s’est cristallisé dans la machine.

            Pour revenir sur l’IA. Considérons que « l’intelligence » artificielle n’existe pas et que les machines ne puissent pas « créer ».  On précise dans vos articles qu’un  ordinateur n’invente que ce qu’on lui dit d’inventer et comment on lui dit d’inventer. Que s’il est doté des méta-programmes adéquats, un ordinateur pourra intervenir sur ses propres programmes pour les corriger et/ou les améliorer. Qu’il peut donc devenir auto-apprenant selon des principes, des logiques et des programmes dûment conçus et encodés par un concepteur humain , qu’ il est seulement doté d’une colossale puissance de calcul qui lui permet de réaliser un nombre astronomique d’instructions mais ces instructions ne sont que des produits directs ou dérivés de la seule intelligence humaine , qu’il peut simuler une forme d’autonomie, mais il faut qu’il ait été programmé pour cela. Pas de problème.

            La question qui se pose ici, c’est de savoir si l’humain pourrait créer un ordinateur suffisamment performant pour être autonome sur le long terme et programmer d’autres machines selon les instructions qu’il aura reçu initialement, à un tel point que l’humain n’ait plus sa place dans l’appareil productif. Puisque les termes « créer » ou « intelligence » peuvent poser problème, on pourrait dire que ce n’est pas la machine qui crée mais les derniers concepteurs qui l’auront programmé à calculer sur le long terme et ce ne serait pas la machine qui serait intelligente mais ses concepteurs. Elle ne serait qu’un dérivé d’une intelligence humaine mais datant de 50 , 100 voir 500 ans , et dotée de programmes de conceptions (qu’elle corrigerait et améliorerait en permanence ) et d’entretien qu’aucun ingénieur qui lui serait contemporain ne pourrait égaler ... 

            Au-delà des mots, ça reviendrait au même : l’humain disparaitrait de la production. 


          • vote
            maQiavel maQiavel 17 janvier 11:17

            C’est-à-dire qu’à partir du moment où l’on arriverait à concevoir une machine suffisamment puissante pour programmer de façon autonome d’autres machines mieux que ne le ferait les humains (comme on arrive à concevoir des machines qui jouent mieux au go que les humains), les jeux seront fait pour les concepteurs, quand bien même ces nouvelles machines ne seraient que l’émanation d’une intelligence humaine située en amont. 


          • vote
            Belenos Belenos 17 janvier 14:55

            @maQiavel

            "on pourrait dire que ce n’est pas la machine qui crée mais les derniers concepteurs qui l’auront programmé à calculer sur le long terme et ce ne serait pas la machine qui serait intelligente mais ses concepteurs. Elle ne serait qu’un dérivé d’une intelligence humaine mais datant de 50 , 100 voir 500 ans , et dotée de programmes de conceptions (qu’elle corrigerait et améliorerait en permanence ) et d’entretien qu’aucun ingénieur qui lui serait contemporain ne pourrait égaler ... 

            Au-delà des mots, ça reviendrait au même : l’humain disparaitrait de la production."


            "Qui l’auront programmé à calculer sur le long terme" est précisément la partie de votre raisonnement qui pose problème. Car le changement, surtout sur le long terme, ne se calcule pas : ni l’humanité ni la nature ne sont prévisible. Par exemple, un genre de maladie échappant totalement aux paradigmes actuels pourrait surgir, ou bien une religion impliquant des comportements impossibles à imaginer actuellement, ou des évènements telluriques ou climatiques imprévus, ou encore le contact avec une vie extra-terrestre, etc. Par conséquent la machine qui aura été déterminée selon des données dépassées devra toujours être reprogrammée. ou même complètement reconfigurée. Ou bien elle continuera sur sa logique mais elle sera beaucoup moins agréable à l’homme ! Il suffit de considérer comment les hommes du passé voyaient l’avenir pour comprendre que ce n’est pas exactement notre présent (c’est d’ailleurs amusant). Les hommes du passé imaginaient par exemple une meilleure organisation des écuries publiques pour faciliter les déplacements ou des chevaux courant plus vite pour le courrier. Sauf dans les pays où le cheval n’avait même pas encore été domestiqué ni même n’était connu, bien sûr. Le futur n’est le prolongement du passé que du point de vue mécanique, mais la vie n’est pas une machinerie. 


          • vote
            Belenos Belenos 17 janvier 15:11

            @maQiavel
            Vous étudiez assez l’histoire pour comprendre que ce n’est pas une discipline qui permet de faire des prédictions. Ce qui nous apparaît comme une logique historique implacable ne nous apparaît ainsi qu’a posteriori. Une machine ne peut pas prévoir ce qui échappe à la mécanique. Or, le devenir n’est pas simplement le déroulement d’un programme existant depuis la nuit des temps, il implique aussi des surgissements. Ce que vous dites pourrait très bien fonctionner... à condition que l’humanité, la nature et la vie soit-elle même une machine, dont nous connaîtrions de plus tous les rouages. Mais dans ce cas, votre super-machine n’aurait pas besoin d’être inventée, elle existerait déjà : ce serait l’univers.  smiley

            Cependant, ce qui est dangereux, c’est qu’on pourrait croire possible ce que vous décrivez et le mettre en oeuvre. Bien entendu, la machine ne s’adapterait pas mais continuerait sur sa programmation initiale et à un moment ce serait machine (système puissant mais clos) contre humanité (système faible mais ouvert). C’est un thème de SF : Terminator, Matrix, etc. 


          • vote
            Zatara Zatara 17 janvier 15:21

            @maQiavel

            le problème n’est même pas tant de fabriquer une machine (ou un système) autonome, que de la faire passer pour ce qu’elle n’est pas.....


          • vote
            maQiavel maQiavel 17 janvier 16:00

            @Zatara

            Ah mais tout à fait, je suis totalement d’accord avec ça, le vrai problème est là …

             @Belenos

            Je suis totalement d’accord avec le fait que le long terme ne se calcule pas et que l’histoire de l’humanité est en grande partie imprévisible. Nous sommes d’accord sur le fait que la machine devra toujours être reprogrammée et reconfigurée pour être adaptée aux changements.

            Mais on peut imaginer que ces reprogrammations , ces reconfigurations et ces adaptations aux changements se fassent de façon autonome et de façon tellement performante qu’aucun ingénieur ne pourrait les égaler.

            Ce sera principalement le fait de l’intelligence du concepteur ( tout comme les machines qui gagnent aux jeux de stratégie comme les échecs ou le go ne gagent pas par leur propre intelligence mais grâce à celle de leur programmateur ) qui sait pertinemment qu’il ne peut pas prévoir l’avenir et que son niveau actuel de connaissance sera vite périmé mais qui néanmoins aura eu l’habilité de concevoir des programmes capables de s’améliorer , de se reconfigurer , de s’adapter de façon autonome.

            Cela suppose évidemment que la machine soit en interaction avec son environnement et puisse le décoder grâce à des capteurs récoltant les données nécessaires à son actualisation. On aurait alors les éléments de base nécessaire à une évolution « ouverte ».

            Et oui, si cela est possible, il se pourrait qu’à un moment donné, ça devienne dangereux pour la survie des humains. smiley


          • vote
            maQiavel maQiavel 17 janvier 16:13

            En fait, le point clé pour la réalisation de ce scénario, c’est réussir à concevoir une machine qui serait meilleure dans le domaine de la programmation que les humains. 

            Si on arrive à la concevoir disons à tout hasard en 2060, plus aucun ingénieur humain , même des siècles plus tard ne pourra plus l’égaler. 


          • vote
            Zatara Zatara 17 janvier 16:15

            @maQiavel
            Mais on peut imaginer que ces reprogrammations , ces reconfigurations et ces adaptations aux changements se fassent de façon autonome et de façon tellement performante qu’aucun ingénieur ne pourrait les égaler.

            à l’échelle algorithmique, c’est déjà le cas...

            http://sciencepost.fr/2017/12/lintelligence-artificielle-de-google-a-cree-propre-i-a-celle-surpasse-celle-de-lhomme/

            mais "autonome" ne veut rien dire en l’état.....


          • vote
            maQiavel maQiavel 17 janvier 16:18

            @Zatara
            "Autonome" dans ce cas ci voudrait dire " sans intervention humaine en aval de la conception". 

            Merci pour l’article , je vais mater ça. 


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            Zatara Zatara 17 janvier 16:26

            @maQiavel
            autre chose : quelque part, on est déjà dans Elysium , c’est juste que la couche intermédiaire va se contracter parce que devenu progressivement inutile....


          • vote
            maQiavel maQiavel 17 janvier 16:31

            @Zatara

             J’ai lu l’article et c’est flippant. smiley

            Bon, on en est encore aux balbutiements, les IA crées n’effectuent pas encore des taches complexes. Sinon, ce qui me sidère dans ce genre d’article, ce sont les mots utilisés. Le vocabulaire tente de nous faire passer ces machines pour ce qu’elles ne sont pas comme tu disais. Et sur ce point, je suis totalement d’accord avec Belenos, on devrait arrêter de parler « d’intelligence » parce qu’on mélange tout.

            Quand dans ton article, on parle d’apprentissage, ça me fait doucement rigoler. Une machine n’apprends pas , elle ne comprends pas et elle ne perçoit pas , elle décode tout simplement grâce à des capteurs et des algo.

            C’est-à-dire qu’il y’a un double mouvement : d’un coté on essaie de nous faire croire que les machines sont des êtres et de l’autre que les êtres sont des machines (cfr paradigme cybernétique en biologie). 


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            Zatara Zatara 17 janvier 16:55

            @maQiavel
            ... oui. y’a aussi le barratin vendu depuis quelques années à peine sur le "droit" des machines et des robots.. avec en France quelqu’un comme Alain Bensoussan, avocat, fondateur de l’association du droit des robots

            https://www.dailymotion.com/video/x3xxebf à 2:35

            https://www.youtube.com/watch?v=rasEKH2B9jw&feature=youtu.be&t=16

            https://www.youtube.com/watch?v=3qkjEeV3Sno


          • vote
            maQiavel maQiavel 17 janvier 17:07

            @Zatara
            J’ai arreté au "robot qui a de l’empathie" ... smiley smiley 

            Non mais il est complètement cinglé le Bensoussan ... smiley


          • vote
            Zatara Zatara 17 janvier 17:19

            @maQiavel
            Non mais il est complètement cinglé le Bensoussan ...

            détrompes toi, il fait le sillon....


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            maQiavel maQiavel 17 janvier 17:34

            @Zatara
            Ouais il fait peut etre le sillon mais ça n’empeche qu’il soit complètement taré. S’il croit vraiment en ce qu’il dit bien sur mais jusqu’à preuve du contraire , je vais prendre acte de ses paroles. 

            Comment on peut s’imaginer sans s’esclaffer qu’un robot puisse avoir de l’empathie ? Est ce que ça a un sens ? Il confond ce que mes neveux de 16 piges sont capables de distinguer , à savoir le fait pour une conscience de reconnaitre et ressentir les émotions d’autrui et le traitement d’images d’une figure humaine par un robot ( du genre yeux grand ouvert = homme étonné , larme qui coule des yeux = homme triste en pleure etc.). Pour faire ce genre de confusion , il faut etre taré , je suis désolé ... 


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            Zatara Zatara 17 janvier 17:42

            @maQiavel
            ce type est un avocat, pas un philosophe... Strictement aucun intérêt de porter la question sur le fait qu’il soit sain ou non, c’est son discours qui doit être déconstruit.... Dire qu’il est taré ne changera absolument rien au phénomène de fond ... Je ne continuerai pas sur ce plan là



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