On se souvient du coup d’éclat de Vincent Peillon, décidant de boycotter le débat sur l’identité nationale organisé par Arlette Chabot le 14 janvier. Les deux protagonistes s’accusent depuis mutuellement de mensonge : Chabot assure que Peillon connaissait le plateau de l’émission - avec Marine Le Pen et Eric Besson - depuis le premier jour et l’a approuvé (avant de se désister lâchement). Peillon, quant à lui, assure que Chabot l’a piégé et qu’il ne connaissait pas le nom des autres invités (et le projet de monter une affiche Besson-Le Pen) lorsqu’il a donné son accord de principe. Une vidéo vient d’être exhumée, qui montre la réaction de Peillon, le 17 décembre dernier, lorsqu’il apprend par voie de presse (via Le Parisien) le nom des autres invités de l’émission, qu’il ne connaissait donc pas lorsqu’il a donné son accord à Arlette Chabot. Il est dans le TGV entre Paris et Strasbourg, en compagnie de Marielle de Sarnez, 1ère Vice Présidente du Modem et conseillère de Paris. Cette vidéo semblerait indiquer que c’est Arlette Chabot qui ment lorsqu’elle affirme que Peillon avait été informé dès le début par France 2 de la manière dont le débat allait être organisé.
La vidéo est extraite de l’émission La blonde et moi qui sera diffusée dimanche 24 janvier à 12h45 sur Paris Première.
Regardez la vidéo ci-dessous, à partir de 4 min 30, pour avoir la version de Chabot :
Au final, la version la plus vraisemblable, c’est que Peillon a donné son accord de principe pour un débat sur l’identité nationale, mi-décembre, sans en connaître les conditions. C’est en lisant la presse qu’il apprend que Besson et Le Pen font partie du débat. Début janvier, Peillon renoue contact avec France 2, il hésite, n’aime pas la mise en scène proposée, le show Le Pen-Besson, dans lequel il ne se sent être qu’un faire-valoir, cette émission dont Besson sera le centre, mais se tait et accepte, ou fait mine d’accepter. Tergiversant jusqu’au bout (une semaine avant le débat il dit encore son hésitation à Marielle de Sarnez), il prend sa décision 48h avant l’émission et prévient Martine Aubry, qui l’approuve. Son coup d’éclat, qu’il dit mûrement réfléchi, lui sert alors à dénoncer une certaine manière d’organiser les débats politiques, qu’il juge indigne et manipulatoire, au point de réclamer la tête d’Arlette Chabot, la papesse du débat politique en France. |
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28 ans de Paris. Je m’amuse avec la musique électro et la photographie digitale.
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