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Accueil du site > Actualités > Economie > La crise (de panique) du coronavirus

La crise (de panique) du coronavirus

Le coronavirus est arrivé en France et les médias ont fait leur œuvre en déclenchant un phénomène de panique à plusieurs niveaux. Les médias ont tous pour but d’être vendus ou de généré du clic sur internet pour gagner du fric via les pubs. Il faut donc toujours plus de sensationnel et la peur du coronavirus est excellente pour leurs affaires. Même si le coronavirus est dangereux et tue des personnes fragiles un peu partout dans le monde, déclencher une panique est complètement irresponsable et donne des conséquences extrêmement graves que ce soit d’un point de vue sanitaire, social ou même économique. Pour l’économie, on va voir que le coronavirus va servir d’excuse pour le gouvernement, pour piquer dans la caisse des retraites et faire des cadeaux aux actionnaires.

Tags : Economie Politique Santé Libéralisme Coronavirus




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46 réactions à cet article    


  • 1 vote
    Julot_Fr 11 mars 10:28

    La question est qui profite ? Ce ne sont pas les peuple des pays fachisants ou se developpe l’epidemie. Par contre les banques centrales ont trouve un bouc emissaire pour leur mismanagement de l’economie globale, les gouvernement fachisant ont maintenant une excuse pour enfermer qui il souhaite et le big Pharma attend en embuche avec ses vaccins qui tuent et incapacitent plus de patient que les maladies traitees


    • vote
      Parrhesia 11 mars 10:37

      >>> coronavirus va servir d’excuse pour le gouvernement, pour piquer dans la caisse des retraites <<<

      Il est clair que l’action décisive du coronavirus sur les personnes âgées, donc vulnérables, tombe à point pour compléter de manière efficace l’action de détournement entreprise par m. Macron et les siens sur les retraites.

      Pour le reste, la clarté et la pertinence des propos ici tenus justifieraient amplement que cette vidéo serve de thème d’étude à toutes écoles touchant aux domaines de l’Économie-Politique et soit analysée par les étudiants.

      Un seul regret : les origines de cette pandémie et les énorme curiosités relatives à sa propagation sont absentes.

      Néanmoins, un grand bravo à l’auteur pour la forme et pour le fond de sa vidéo !!!


      • vote
        azyx 11 mars 10:39

        @Parrhesia
        merci beaucoup.
        Avant d’en arriver là, vous pouvez toujours la partager autour de vous ;)


      • vote
        Parrhesia 11 mars 11:28

        @azyx

        Pour en revenir-là, l’importance de votre vidéo ne doit en aucun cas être sous-estimée.
        L’importance exacte tenue par la vie ou la mort de nos compatriotes dans la supposée "conscience" de nos dirigeants réels y est évoquée.
        l’importance et les méthodes de nos dirigeants réels pour la rapine sur les revenus de la population y sont évoquées.
        L’importance de la manipulation institutionalisée et civiquement mortifère des foules par des media de plus en moralement et civiquement contestables y est évoquée.

        Je sais aussi bien que quiconque que jamais cette vidéo ne passera la rampe de l’audience d’Agora Vox et qu’a fortiori, elle serait tournée en dérision si d’aventure elle franchissait le seuil de n’importe quelle grande école !

        Il n’empêche que si le cumul des trois thèmes objets de la démonstration ci-dessus n’est pas réellement digne, dans le contexte actuel, de susciter l’intérêt et de justifier des dissertations des étudiants, alors, autant se cantonner dans la pratique des mots fléchés.


      • vote
        Conférençovore Conférençovore 11 mars 12:38

        Pour le point 1, il y a une faille dans le raisonnement. Tu dis que ce sont les médias qui créent la panique et t’appuies sur un exemple d’info relayée ayant entraîné une pénurie d’essence et la même, pas relayée, non. Donc les MSM sont coupables de créer artificiellement une panique. Et là ce serait pareil.

        Bon d’abord, la comparaison ne tient pas parce que, pour les gens, la santé, la leur, celle de leurs proches, passe avant tout le reste. Il existe une hiérarchie. Être privé d’essence est chiant mais avoir un parent qui risque d’y passer, c’est autre chose.

        Deuxièmement, on a des pays entiers qui sont en quarantaine et pas les moindres : la Chine, usine du monde (apparemment la situation se résorbe) mais surtout l’Italie qui est un voisin et un partenaire éco important et où les autorités semblent dépassées avec une explosion du nombre de cas ces derniers jours. Autrement dit, médias ou pas, les risques chez nous sont importants.

        L’autre aspect est que si le nombre de cas explosent chez nous, avec des millions de gens qui ont déjà pour réflexe de se rendre aux urgences (parce que c’est "gratuit") au moindre bobo, on aura une crise sanitaire majeure avec multiplication des cas, et ce, dans un contexte d’une AP/HP déjà en grande difficulté.

        Ensuite ton propos est très déresponsabilisant : la pénurie d’essence n’est la faute des MSM mais des gens qui sont des moutons ou plutôt des sardines (le mouton n’est pas aussi grégaire que cela). De plus nous avons un rapport ambivalent avec les MSM : s’ils n’informent pas, les gens râlent, s’ils le font, ils deviennent carrément les responsables de ce qu’ils relaient. Ce n’est pas pour les défendre mais parler de ce virus est capital pour des me allions de gens à la santé fragile, ne serait-ce que pour faire de la prévention (gestes à éviter, conseils d’hygiène, conduite à tenir pour ne pas créer justement une crise sanitaire, etc.).

        Enfin, le fait que des enflures en profitent pour spéculer sur des produits recherchés à un instant T est la loi du marché et n’a R en d’étonnant. Ça existe depuis la nuit des temps...

        Je pense que tu prends le problème à l’envers : le système de santé français est l’un des meilleur au monde mais malgré cela, en temps normal déjà, il vacille (avec tout un tas de difficultés internes, de gestion, de moyens alloués mais aussi d’abus très importants de la part d’une partie de la pop...). Dans ce contexte, plus le fait qu’une partie de la pop est complètement abrutie, les capacités d’accueil pourraient très vite être totalement dépassées aggravant d’autant plus la situation et le bilan humain : tu l’as dit toi-même, les gens sur-sollicitent déjà le 15... et c’est pareil chez les pompiers EN TEMPS NORMAL, sollicités souvent pour simplement faire le taxi ou aller chercher minou coincé dans un arbre... alors le gouv sait parfaitement (même si on a des tanches au pouvoir... il y a qd même Fès conseillers qui maitrisent un peu ces dossiers de gestion de risque et santé pub...) qu’il vaut mieux en faire trop que pas assez.

        Pour le volet éco, globalement d’accord : l’ultralibéralisme est réservé aux péquenots, et je dirais même tout particulièrement au pecquenot autochtone (d’autres sont bénéficiaires très largement des transferts sociaux...) mais pas du tout aux grandes entreprises. Le point que tu omets en revanche, c’est que nous sommes dans une éco globalisée. Donc en gros, on a des concurrents qui ne respectent aucune de nos normes sociales ou environnementales dans tous les secteurs et face à cela, les gouv successifs doivent bien trouver des moyens de défendre un peu les mastodontes. Je ne dis pas que c’est bien mais, la Fr est déjà un enfer fiscal... et nous sommes le pays où la redistribution sociale est la plus importante au monde...


        • 1 vote
          azyx 11 mars 12:45

          @Conférençovore
          je suis d’accord avec les nuances que vous apportez, mais vous ne contredisez pas mes arguments il me semble.

          C’est bien la trouille de la maladie qui va engendrer un afflux vers l’hôpital au moindre bobo. Il y a une trouille entretenue par les médias aujourd’hui. Même si la situation était catastrophique, il ne feraient que l’aggraver.

          Le système de soins français est l’un des meilleurs au monde pour les riches : on a une médecine de pointe pour soigner un peu n’importe quoi.
          Par contre on a rogné sur le nombre et on n’est pas capable de soigner tout le monde. Donc notre système de santé, sera peut-être moins bon qu’ailleurs pour cette crise précisément qui va toucher trop de monde d’un coup. Seul l’avenir nous le dira.


        • 1 vote
          pegase pegase 11 mars 13:03

          @azyx
          -
          Il y a un risque réel de pandémie avec pas mal de morts à la clé ...

          Autour de moi tout le monde prend ça à la rigolade ou autres histoires de complots des médias, industrie pharma etc .. Personnellement je ne suis pas si optimiste, on ne sait pas comment cela peut finir, la pandémie ne fait que commencer smiley

          Depuis, je n’ai jamais eu autant de visites chez moi, je suis à la limite de laisser ma porte fermée, ils sont tous inconscients, il faut absolument limiter toutes formes de contacts avec notre entourage ... 

          Il n’y a que cette solution là qui peut tordre le cou à un virus !


        • 2 votes
          Joe Chip Joe Chip 11 mars 13:19

          @Conférençovore

          Ce n’est pas lui l’auteur de la vidéo.

          Malheureusement on a beaucoup de neuneus persuadés que le gouvernement français instrumentalise cette crise pour mettre fin au "mouvement social" ou au minimum a des arrière-pensées politiques. Si c’est le cas, les maigres avantages politiques tirés de la crise seront de toute façon balayés par les conséquences sanitaires et économiques de l’épidémie, conséquences que les autorités ne pourront pas maîtriser sur l’intégralité du territoire, donc il est complètement absurde de croire que le gouvernement prendrait le risque d’être décrédibilisé sur du régalien et d’offrir l’image de son impuissance à l’opinion, dans un contexte d’élections, dans le seul but de nuire aux gilets jaunes ou de passer la réforme des retraites. 

          Mais bon cette façon de voir les choses renseigne bien sur la mentalité moutonnière des Français et la relation paradoxale à un Etat honni dont on attend pourtant tout ou en tout cas bien plus qu’ailleurs (à part des dictatures). En fait les Français veulent un Etat aussi présent que l’Etat chinois mais sans l’infrastructure liberticide et le contrôle social qui en est la conséquence logique et nécessaire, d’où cette incompréhension réciproque entre le peuple et les "élites" françaises qui se débattent d’ailleurs dans le même genre de contradiction vis-à-vis de la nation. 

          C’est pour ça que les "complotistes" se taisent et hésitent encore à choisir un scénario de crise car de leur point de vue l’Etat en fait à la fois trop (pour manipuler l’opinion en exagérant la gravité du virus) et pas assez (pour traiter les malades qui se présentent dans les services d’urgences saturées). 


        • vote
          yoananda2 11 mars 13:19

          @Conférençovore
          yep
          même avec 3.5% de mortalité un gouvernement ne peut pas "rien faire" et laisser 10% des vieux crever.
          Le système médical, comme tout le reste est un flux tendu même si on a quelques réserves pour les crises.
          Le reste n’a rien à voir avec les médias.
          Le tourisme dans les pays touchés va s’arrêter 1 ou 2 mois.
          L’économie va fortement ralentir.
          Et vu l’état des finances mondiales, il y a un risque qu’il y ait des répercussion ou que ça soit la goutte d’eau finale. Allez savoir.
          Après c’est de la gestion de foule. Une bonne partie minimise l’impact parce que bon, c’est juste une grippe de merde, et le jour ou ils se retrouvent confiné ils se précipitent au supermarché tous en même temps au lieu d’avoir prévu un peu le truc en amont.
          Donc faut les informer, mais pas les affoler ... lol
          Ca a l’air super simple vu de son petit clavier, mais quand on est au responsabilité avec les masses parfois un peu neuneu en face ça doit pas être si évident que ça.


        • vote
          azyx 11 mars 13:48

          @pegase
          Il y aura en effet pas mal de morts. Comme la grippe tue 10 000 personnes chaque année, notamment parce que nous n’appliquons pas quelques principes de précautions pendant l’hiver. Encore une fois, difficile de limiter les contacts dans les hôpitaux et les EPAHDs surchargés. C’est ça qui fait le nombre.


        • vote
          azyx 11 mars 13:50

          @yoananda2
          Non, en effet.
          Je pense vraiment que la pression médiatique rend tout cela très compliqué quand on est au pouvoir.


        • 1 vote
          pegase pegase 11 mars 14:19

          @azyx
          -
          Il faut consommer de l’ail cru en salade .. l’allicine contenu dans l’ail, se subdivise en une multitude de molécules organo soufrées et ressortent par les bronches (c’est ça qui pue), et zappe au passage pas mal d’agents infectieux, même la grippe ... l’allicine agit comme un antibio à large spectre ...

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Allicine


        • 3 votes
          Conférençovore Conférençovore 11 mars 14:46

          @azyx "Le système de soins français est l’un des meilleurs au monde pour les riches"

          Non. Va aux EUA et tu comprendras ce qu’est une médecine concue comme un produit accessible en fonction de tes revenus. Un cas extrême ? Oui mais le modèle en général, dans le monde, est très loin d’être celui de la Fr. En Af, en Asie, si t’as pas d’argent, bonne chance pour être pris en charge. Les Fr sont des enfants gâtés et notre système est malade entre autres parce que ce "tout gratuit" (en fait c’est une minorité de la pop qui paye, ceux qui cotisent, payent des impôts mais le Fr préfère dire "c’est l’Etat"... comme ça c’est personne) est considéré comme un du. Il n’y a qu’en Fr où un clandestin bénéficie d’une meilleure couverture qu’un type qui travaille ou un étranger en situation régulière. Il n’y a qu’en France où l’on te fait acheter une plaquette de 24 gélules alors que t’en a besoin de 6. Ce système est malade de ses dizaines de milliards d’euros escroqués chaque année par tout un tas de gens qui profitent de notre générosité niaise, de nos dysfonctionnements, de notre bureaucratie incapable de gérer correctement ce secteur et de politicards largement compromis avec le lobby pharma.

          "C’est bien la trouille de la maladie qui va engendrer un afflux vers l’hôpital au moindre bobo."

          Non, comme je le disais les gens (de plus en plus) vont déjà à l’hosto au moindre bobo parce qu’ils considèrent que c’est un service qui leur est du. Ça n’a aucun rapport avec les médias. C’est l’erreur (selon moi) de ton analyse et de tout ce discours déresponsabilisant auquel tu participes.

          "Il y a une trouille entretenue par les médias aujourd’hui. Même si la situation était catastrophique, il ne feraient que l’aggraver."

          Donc ils n’en sont pas les responsables premiers, contrairement à l’argument de ta vidéo "c’est la faute des médias", c’est bien ce que je dis...


        • 2 votes
          Conférençovore Conférençovore 11 mars 14:58

          @Joe Chip "Ce n’est pas lui l’auteur de la vidéo."

          Apparemment si vu qu’il dit "mes arguments" mais bon, peu importe, je repondais à la vidéo comme au texte qui l’accompagne.

          "C’est pour ça que les "complotistes" se taisent et hésitent encore à choisir un scénario de crise car de leur point de vue l’Etat en fait à la fois trop (pour manipuler l’opinion en exagérant la gravité du virus) et pas assez (pour traiter les malades qui se présentent dans les services d’urgences saturées)."

          Je te suggère dnecouer Piero San Giorgio : lui il parle carrément de 1% de la pop occidentale tuée. Là, très récemment, il a évoqué le nombre de 50 à 80 millions de mort. Évidemment le mec est en oromo pour la réédition de son livre consacré aux risques bactériologiques, chimiques, nucléaires, etc. Complètement délirant...

          Mais sinon, oui, ce rapport malsain et ambivalent du Fr à son État est celui d’un Tanguy, d’un sujet de la servitude volontaire. Ça m’a toujours agacé aussi... Ça créé une population d’attentistes sans cesse en train de se plaindre, mais aussi de... (bon... je m’auto-censure...) fragiles qui, au moindre petit couac, paniquent.


        • vote
          azyx 11 mars 15:01

          @Conférençovore
          Ok aux EUA c’est pire. Mais c’est exactement la direction qu’on prend.
          Par contre pour le "tout gratuit", c’est faux.
          En France, vous dénoncez le "tout remboursé" et c’est très différent.
          SI c’était gratuit, on aurait un pôle national du médicament qui ne s’amuserait pas à donner 24 gélules quand on en a besoin de 6.

          Je ne vais pas vous contredire sur le fait d’accepter tout le monde, il va se passer des choses intéressantes quand il va falloir faire des choix dans les hôpitaux si on manque de place.

          Vous dites "les gens". Assumez de qui vous parlez, ce n’est pas clair.

          Vous avez le droit d’avoir ce regard sur la responsabilité individuelle. Je constate juste que les médias mettent de l’huile sur le feu et induisent des comportements. Il me semble qu’il est plus efficace de mettre en place une stratégie collective que de compter sur une somme de comportement individuels.

          J’aurai pu faire le parallèle avec les crises financières qui sont un exemple parfait de somme de mauvais comportements individuels.


        • vote
          Conférençovore Conférençovore 11 mars 15:15

          @yoananda2 "Ca a l’air super simple vu de son petit clavier, mais quand on est au responsabilité avec les masses parfois un peu neuneu en face ça doit pas être si évident que ça."

          C’est aussi ce que je pense. Il y a aussi des phénomènes nouveaux qu’on ne peut comprendre que si l’on a bossé ou fréquente l’HP régulièrement. Des comportements complètement inédits y sont apparus ces deux dernières décennies. Aux urgences, j’y ai vu des familles de 10-15 personnes qui débarquaient parce qu’un des gosses avait un bronchite avec des types qui menaçaient parce qu’on avait des cas plus urgents à traiter. Les mecs voyaient arriver une personne après eux et ne pigeaient même pas qu’il soit tout de suite prise en charge parce que sa situation était très sérieuse. Ils se croyaient au rayon boucherie du supermarché (ou de la caf), là où tu as ton petit ticket.

          Il y a aussi tous ces gens qui veulent consulter 4 médecins et font chié parce qu’ils ont lu un truc sur Doctissimo et s’estiment aussi compétents qu’un type qui a 8-10 ans d’étude et des milliers de patients au compteur.

          Le personnel de l’HP qui, en 2020, continue de supporter ces conditions de travail, est juste héroïque.


        • vote
          gaijin gaijin 11 mars 15:30

          @yoananda2
          " mais quand on est au responsabilité avec les masses parfois un peu neuneu en face ça doit pas être si évident que ça."
          c’est clair sauf que quand on est aux responsabilités on est responsable du fait que les masses soient neuneus
          on va pas se priver de tirer sur l’ambulance non plus ... smiley


        • vote
          gaijin gaijin 11 mars 15:34

          @Conférençovore
          "est juste héroïque."
          oui les soldats qui se sacrifient au front sont des héros
          ça ne doit pas empêcher de dire que les généraux sont des incompétents
          les politiciens des vendus
          et les financeurs qui vont tirer profit de la guerre des salauds


        • vote
          Conférençovore Conférençovore 11 mars 15:46

          @azyx "En France, vous dénoncez le "tout remboursé" et c’est très différent."

          Non. Je suis favorable à l’idée d’une santé soludaire parce qu’avec la sécurité, la justice et l’instruction, on a là les pilliers d’une société moderne qui laisse sa chance à tous (c’est mon côté authentiquement de gauche). D’ailleurs tout n’est pas remboursé, très loin de là. Tout l’est pour certains et pas d’autres. Et ce système s’écroule lentement pour toutes les raisons que j’ai évoqué et d’autres.

          ". Il me semble qu’il est plus efficace de mettre en place une stratégie collective que de compter sur une somme de comportement individuels."

          Dans l’absolu oui m, mais la réalité est que nous formons de moins en moins une société mais plutôt un agrégat d’hyper-individualités avec en plus des processus de communautarisations qui rendent toute stratégie collective très compliquée à mettre en oeuvre.

          Aparté : Je peux te demander quelle est ton positionnement politique ? Ce n’est pas une question piège : j’aimerais juste connaitre l’idéologie dans laquelle tu te reconnais et qu’est-ce qui te motive à faire ces vidéos. Quelle stratégie collective proposerais-tu si tu disposais des manettes ?


        • vote
          azyx 11 mars 16:04

          @Conférençovore

          Difficile pour moi de répondre à ta question sur un site public.

          Je peux te dire qu’il n’existe aucun "parti" ou "mouvement" qui retransmette exactement mes idées. Mais je pense que c’est le cas pour tout le monde. Tout est une affaire de choix. Cela ne m’empêche pas de discuter et de soutenir des hommes et des femmes politiques qui mouillent le maillot.

          La Stratégie collective à mettre en oeuvre passe à mon sens par une République et une Nation forte. On va dire que je considère cela comme être

          la base.


        • vote
          yoananda2 11 mars 16:09

          @azyx

          La Stratégie collective à mettre en oeuvre passe à mon sens par une République et une Nation forte

          Tu peux expliciter ? forte dans quel domaine ? et de quelle manière tu penses qu’on peut mettre en oeuvre cette les conditions pour obtenir cette "force" ?


        • vote
          Conférençovore Conférençovore 11 mars 17:09

          @azyx "Difficile pour moi de répondre à ta question sur un site public."

          Pas de soucis.

          "Je peux te dire qu’il n’existe aucun "parti" ou "mouvement" qui retransmette exactement mes idées. Mais je pense que c’est le cas pour tout le monde."

          "Tout le monde", je ne suis pas certain (il existe des militants très convaincus dans tous les courants) mais pour la grande majorité des gens, très certainement. La politique est aussi le choix du moins pire.


        • 3 votes
          Norman Bates Norman Bates 11 mars 20:53

          @pegaz hilarant

          "Depuis, je n’ai jamais eu autant de visites chez moi, je suis à la limite de laisser ma porte fermée, ils sont tous inconscients, il faut absolument limiter toutes formes de contacts avec notre entourage ... 

          Il n’y a que cette solution là qui peut tordre le cou à un virus !"


          Il paraît qu’à partir d’un kilomètre de profondeur le risque d’attraper le virus est à zéro...

          Alors prend ta pelle et creuse, gros nigaud... smiley

          (n’oublie pas d’emmener ta réserve de PQ...)


        • vote
          pegase pegase 11 mars 22:34

          @Norman Bates le chimique,
          -
          Vous c’est le connarovirus smiley

          je ne vous ouvrirai pas la porte, je suis déjà assez con comme ça smiley




        • 1 vote
          Laconicus Laconicus 11 mars 23:11

          @pegase
          "Il faut consommer de l’ail cru en salade .. l’allicine contenu dans l’ail, se subdivise en une multitude de molécules organo soufrées et ressortent par les bronches (c’est ça qui pue), et zappe au passage pas mal d’agents infectieux."

          Et puis une haleine à l’ail peut dissuader les humains qui veulent s’approcher trop près, en particulier ceux qui ont la déplaisante habitude de vous parler à 10 cm du visage en vous crachant des postillons dans les yeux (excepté si ces emmerdeurs sont eux-mêmes de gros mangeurs d’ail, et alors dans ce cas il ne reste plus que le coup de genoux dans les burnes). 


        • vote
          pegase pegase 11 mars 15:58

          Et l’armée dans tout ça ? 

          Ils disposent d’un stock important de tenues NBC avec masques pour aller faire ses courses smiley

          , et sans doutes d’un gros stock de remèdes de cheval smiley

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Arme_nucl%C3%A9aire,_radiologique,_biologique_et_chimique




          • 1 vote
            Vraidrapo 11 mars 18:03

            Quel triomphe pour µicron lorsque les dégâts s’avèreront beaucoup moins graves qu’annoncés : un vrai dieu de l’Olympe !



              • vote
                thierry3468 12 mars 11:18

                Suis-je le seul à avoir survécu à l’épidémie deH1N1 que Bachelot avait géré avec la maestria qu’on lui connait ?Tout a débuté de la même façon (ouverture d’un labo par la France au Mexique contre un labo en Chine). Très vite ,mème traitement de l’épidémie avec un ton destiné à créer un sentiment de panique :"des gens vont mourir"(avec la mine de circonstance,Bachelot nous annonçait l’apocalypse) .Pour H1N1,abracadabra ,les labos sortent à la vitesse de l’éclair un vaccin miracle.Ce qui est étonnant est la disparition soudaine du virus alors que peu furent vaccinés.Il ne serait donc pas étonnant que dans les prochaines semaines,un labo nous sorte un tout aussi miraculeux vaccin .Avec le H1N1,la panique n’avait pas bien fonctionné mais cette fois,les médias ont largement contribué à amplifier la peur dans le monde entier.Certains pays prennent des décisions drastiques pour donner encore plus de gravité à la situation.Tout est en place pour nous ressortir le coup du vaccin miraculeux que les gogos s’empresseront de faire pour sauver leur petite vie.Finalement,ne soyons pas impatients:le vaccin arrive....Et l’épidémie s’arrêtera comme par magie.Il sera alors judicieux de savoir si ce vaccin a vraiment terrassé la bête immonde et si cette crise sanitaire n’a pas profité à certains.L’épidémie existe mais son traitement médiatique et politique pose question car il cherche plus à paniquer les populations qu’à les rassurer.


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                  Joe Chip Joe Chip 12 mars 11:58

                  Je reproduis des passages d’une excellente interview de Coralie Delaume publiée sur le site du figaro :


                  https://www.lefigaro.fr/vox/politique/coralie-delaume-un-choc-externe-pourrait-provoquer-l-eclatement-de-l-union-europeenne-20200311


                  Ce qui se joue avec l’épidémie de coronavirus est décisif. Ce pourrait être « l’accident industriel » qui révèle l’incurie du système, un peu comme Tchernobyl a révélé celle du soviétisme. Elle pourrait invalider les présupposés du néolibéralisme et de l’européisme, l’Union européenne n’étant que la mise en œuvre la plus poussée, à l’échelle continentale, de l’idéologie néolibérale. Comme le dit le philosophe italien Diego Fusaro  : « on nous a dit que les frontières devaient être abattues. Que le privé était meilleur que le public. Que l’État était le mal. Que les hôpitaux devaient être fermés pour des raisons économiques (…) il aura suffi d’un virus pour montrer la fausseté du néolibéralisme ».

                  De fait, les effets de l’austérité néolibérale n’ont pas tardé à se faire sentir en Italie. Un article de La Croix qui a beaucoup ému, rapporte les paroles terribles de médecins italiens. Ils expliquent que faute de moyens suffisants, ils doivent choisir de soigner en priorité les patients susceptibles de survivre, quitte à sacrifier les autres. Un rapport de la fondazione Gimbe de décembre 2019 indique qu’en dix ans, l’Italie a réduit ses dépenses hospitalières de 37 milliards et fermé 70 000 lits. Les hôpitaux manquent de bras, au point que le gouvernement du pays a publié un décret visant à permettre l’embauche en urgence de 20 000 soignants. C’est énorme, ce qui laisse penser que le déficit en personnel du système de soins l’est aussi. Mais que dire de notre propre situation ? L’interminable grève des urgences et les témoignages de médecins sur leurs conditions de travail nous ont appris qu’en France, l’hôpital public est à bout...


                  Il faut savoir que cette pénurie au niveau de l’offre médicale n’est pas du tout le fruit des circonstances ni même d’une mauvaise gestion mais bien le produit de l’application concertée de l’idéologie néolibérale dans les services publics, selon laquelle une "offre" médicale trop importance - définie comme égale ou supérieure aux besoins théoriques  contribuerait à ancrer des "mauvais réflexes" chez le consommateur de services médicaux en alimentant une demande de soins jugés "artificielle", exponentielle et non-nécessaire. En clair, d’un point de vue néolibéral, c’est le fait de mettre à la disposition de la population générale des services de santé adéquats qui est en soi générateur de déficits. Il faut donc substituer à cette culture de la demande une culture de l’offre comme on l’a fait de manière plus générale dans l’économie, et instituer une culture de la bonne gestion ("bonnes pratiques") consistant à réduire l’offre médicale (par des coupes budgétaires, matériel non remplacé, diminution de personnels, etc.) afin d’initier un "cercle vertueux" qui fera diminuer la demande par effet rétroactif, permettant ainsi de justifier le postulat initial (offre médicale trop importante par rapport à un niveau supposé optimal).


                  C’est cette même idéologie de la pénurie planifiée qui a permis depuis 30 ans de justifier la destruction des services publics, grâce au découplage de l’offre et de la demande de soins, et la baisse des financements (la fameuse "rationalisation") en réponse à des dysfonctionnements induits par un modèle théorique erroné. 

                  Cette crise est une des premières qui permet de révéler sans aucune ambiguïté les effets sociaux désastreux produits par cette idéologie néolibérale qui fonctionne en vase clos pour valider ses propres présupposés théoriques, et qui propose ensuite ses "solutions" pour résoudre les dysfonctionnements qu’elle a elle-même contribué à engendrer.


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                    yoananda2 12 mars 12:27

                    @Joe Chip
                    oui, je dirais pour ma part en synthèse : le néolibéralisme c’est l’efficacité au prix de l’anti-fragilité.
                    On sera fixé dans une poignée de semaine : est-ce que les gens vont ouvrir les yeux ou replonger dans leur hypnose le plus vite possible.


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                    Joe Chip Joe Chip 12 mars 13:45

                    @yoananda2

                    oui, je dirais pour ma part en synthèse : le néolibéralisme c’est l’efficacité au prix de l’anti-fragilité.

                    Encore une fois tu détournes un discours pour amener tes "synthèses" qui n’ont aucun rapport avec le sujet. "L’anti-fragilité" ? Qu’est-ce que c’est que ça ? Je parle sérieusement là, pas la peine de la ramener avec ces concepts de droitards du web et d’ados attardés du 18-25. 

                    Non, c’est le contraire, c’est un culte de l’efficience qui débouche sur de l’inefficacité pratique et des surcoûts liés au fait que l’Etat doit régulièrement mettre la main à la poche pour compenser les déséquilibres engendrés par ce système, comme on l’a vu en 2008 et comme on va le voir à l’occasion de cette crise. Nul doute que les néolibéraux dogmatiques viendront encore une fois expliquer que c’est la faute des Etats, du capitalisme dévoyé et autres billevesées pour détourner l’attention des autorités et du public et tendre leur sébile à la collectivité.

                    Il y a un truc qui m’étonne toujours chez les personnes comme toi (pas toi en particulier, les gens qui estiment que tout système de santé collectivisé ne peut qu’entretenir des "fragiles") c’est votre inculture historique par rapport à la création et à la raison d’être de la sécurité sociale.

                    Le système de soin universel et gratuit n’a pas été mis en place par de généreux collectivistes mais par des bourgeois qui s’alarmaient de la santé déplorable de la population en générale et en particulier des classes prolétaires, craignant des paralysies du système productif et même des révolutions politiques. 

                    Il y avait en gros deux camps, ceux qui préconisaient, dans la la droite lignée des idées social-darwinistes qui avaient le vent en poupe à cette époque, de laisser-faire les choses et la "nature" telle qu’ils se la représentaient, c’est à dire un couperet permettant de trier le bon grain de l’ivraie, de séparer les sains et les débiles, les forts et les faibles. Les plus extrémistes d’entre eux proposaient même de réserver les soins aux gens qui étaient naturellement les plus forts et les plus résistants, et d’éliminer les "dégénérés" (il faut comprendre ici ce mot au sens large : les faibles sur le plan physique, intellectuel ou économique).
                    Face à eux s’est structuré un camp réunissant la bourgeoisie "éclairée" et les socialistes qui avaient tourné le dos aux idées révolutionnaires et accepter de jouer le jeu de la démocratie libérale : en résumé, l’embryon de ce qu’on appelle aujourd’hui la sociale-démocratie. De leur point de vue, l’hygiène public était un sujet fondamental. Loin d’avoir pour objectif d’entretenir des débiles biologiques et des "dégénérés", ils voulaient mettre en place une offre de soin universelle pour diffuser l’hygiène au sein des classes populaires, réguler les épidémies et "améliorer la race" comme on disait à l’époque (la "race" désignant ici la population d’un pays au sens large et non-sociologique). 
                    Les aristocraties décadentes et oisives du XIXème siècle ne géraient pas des usines, par conséquent ils pouvaient adhérer sans réserve au social-darwinisme qui leur permettait de s’abandonner à leurs rêveries eugénistes de fin de race, mais les bourgeois, eux, n’avaient pas ce luxe ; ils devaient impérativement générer du profit avec leurs usines et leurs affaires. Par conséquent ils avaient besoin que la main d’oeuvre soit en bonne santé, et que les ouvriers soient eux-même en mesure de nourrir correctement leur famille, de pouvoir soigner leurs enfants et leur donner une éducation minimale afin qu’ils arrivent bien dressé à l’usine et répondent "Merci Monsieur" et inclinent respectueusement la tête lors d’une visite du patron.
                     Ce sont ces bourgeois qui ont inventé la sécurité sociale universelle et gratuite, et ils ne l’ont pas fait pour le confort de la population mais pour leur intérêt bien compris. Leur but aussi, moins avoué, était de mettre fin à la charité chrétienne qui pesait souvent sur la bourgeoisie (bonnes oeuvres, dames patronnesses, financement de cantines et soupes populaires pour donner une bonne image, etc.) en déplaçant cette charge vers l’Etat et la société dans son ensemble alors qu’on mettait parallèlement en place les premiers système d’imposition universelle (tout est lié).
                    Et tout cela, précision importante, ne se déroule pas dans la France républicaine où règne alors sans partage le "marche ou crève" généralisé dans les usines et les campagnes, mais dans les pays scandinaves et germaniques.

                    Les premières politiques eugénistes ont d’ailleurs été mises en place dans le cadre de ce système de soin collectif, et ont perduré dans les sociales-démocraties protestantes jusque dans les années 70 :

                    https://www.liberation.fr/planete/1997/08/26/suede-l-eugenisme-des-sociaux-democrates_212470

                    Malheureusement, les néolibéraux et les conservateurs américains ont réussi à implanter une représentation fausse, à savoir que la sécurité sociale serait essentiellement une invention "sociale" mise en place par des communistes doctrinaires qui ont conduit les sociétés européennes à la banque-route généralisée. Or, rien n’est plus faux. Lénine était vent debout contre la sécurité sociale telle qu’elle était pratiquée dans les démocraties occidentales, il considérait cette assistance publique comme une forme particulièrement perverse de charité bourgeoise sécularisée visant à maintenir le prolétariat sous la dépendance des capitalistes et des propriétaires, ce en quoi il n’avait pas tout à fait tort, puisqu’il y avait bien une intention utilitariste comme je viens de le rappeler.
                    Historiquement, les régimes communistes ont toujours été très rétifs à déployer un système de sécurité sociale universel. A la place, ils ont développé un système de soin classiste qui ressemble étrangement aux systèmes hybrides public/privé mis en place par le néolibéralisme triomphant :
                     pour les pauvres, un système universel et gratuit fournissant l’accès à un système de soin de base, limité et inefficace
                    — pour les cadres intermédiaires du régime et la petite bourgeoisie, un système semi-universel et en fait semi-privatisé fournissant une offre plus étoffée en échange de bakchich et de corruption
                    — pour les hauts-fonctionnaires du régime et la bourgeoisie en contact avec l’étranger, un système de soin gratuit et discrétionnaire, donnant accès au meilleur matériel (importé des pays occidentaux) et aux meilleurs spécialistes.

                    Donc en gros c’est une erreur conceptuelle de penser que la sécu universelle et gratuite est le produit d’une mentalité collectiviste et communiste, c’est au contraire une invention de la sociale-démocratie européenne et du vrai libéralisme.
                    Au contraire, le système de soin hybride mêlant pseudo-gratuité et caisse privée se rapproche dans les faits du système de soin tel qu’il existait dans l’URSS et les républiques soviétiques.


                  • vote
                    yoananda2 12 mars 14:30

                    @Joe Chip
                    pardon de t’avoir agressé la parole.


                  • vote
                    Joe Chip Joe Chip 12 mars 15:17

                    @yoananda2

                    Non c’était idiot de ma part de répondre par un pavé à un propos sans objet. Je suis tombé dans le panneau et je perds mon temps. 


                  • 1 vote
                    yoananda2 12 mars 17:00

                    @Joe Chip

                    Je suis tombé dans le panneau

                    ouai ! comme si je t’avais tendu un piège hein ... on sait jamais avec les droitardés !

                    Au vu de tes réactions épidermiques, j’en suis à ME demander si le simple fait que je te réponde "oui / d’accord" n’est pas suffisant pour que tu aies très envie de te démarquer de ce que tu considère comme un détournement.


                  • vote
                    Joe Chip Joe Chip 12 mars 19:03

                    @yoananda2

                    C’est gentil de t’inquiéter à ce point des réactions de mon épiderme mais je t’assure qu’il reste en toute circonstance uniforme et de type impeccablement caucasien smiley

                    Sinon j’aime bien le mot "droitardé" je n’y avais pas pensé c’est une bonne combinaison (droitard + attardé) que je réutiliserai smiley


                  • vote
                    yoananda2 12 mars 19:09

                    @Joe Chip
                    a ton service !


                  • vote
                    Laconicus Laconicus 12 mars 23:36

                    @yoananda2
                    "oui, je dirais pour ma part en synthèse : le néolibéralisme c’est l’efficacité au prix de l’anti-fragilité."

                    Je n’ai pas compris non plus le sens de cette phrase, par rapport à l’article. Le néolibéralisme conduit plutôt à une fragilité collective, si les services de santé publiques et la recherche médicale sont sacrifiés pour l’enrichissement extrême de quelques-uns, non ?


                  • vote
                    yoananda2 13 mars 00:04

                    @Laconicus
                    le néolibéralisme fonctionne en flux tendu, on un peu de mou, mais c’est taillé pour être minimal (plus de mou couterait forcément "un pognon de dingue"), je parle de façon systémique (et pas pour un secteur en particulier). Du coup, la contre partie, c’est qu’on sacrifie l’anti-fragilité (je fais référence aux travaux de Nassim Nicholas Taleb (NNT), j’ai son bouquin à la maison). On est moins robuste face aux crises. En 2008 quand la dilution du risque et l’euphorie de la bulle du net et aux taux bas ont explosé en crise des subprime, on a eu une première convulsion liée à la fragilité de notre système "sur-efficace"en temps normal. Efficace pour remplir les super-marchés, pour innover, pour rebondir, pour tout marchandiser, pour créer de la richesse (quelle soit mal distribuée c’est un autre problème, les marchés se moquent de la pauvreté ou des inégalités, eux, ils sont la pour créer de la richesse, point). Du coup pour sauver le système il a fallu prendre des mesures d’urgences. (Et la, c’est partie en couille mais c’est une autre histoire).

                    Mais... si mon hypothèse est juste on n’es plus adapté aux "chocs" exogène, comme ce petit virus merdique, ou bien le pic pétrolier conventionnel de 2005 (à l’origine de la crise des subprimes par le biais de l’augmentation du prix du pétrole qui a foutu en l’air la mécanique des subprimes qui donnait accès à la propriété aux pauvres ça fonctionnait), on n’a pas de mou, pas de réserve, les hôpitaux sont très vite débordés parce qu’ils sont prévu pour être efficace aux max (d’ou que le personnel est pressé comme des citrons, qu’on rabote tout ce qu’on peut). On n’a pas de stock pour gérer les cas exceptionnels, les cygnes noir (terme de NNT) qui arrivent forcément un jour ou l’autre, d’autant plus que paradoxalement la sur-efficacité du néolibéralisme fabrique ces signes noir (créer de la richesse produit de plus en plus des déchets, et ces déchets contaminent forcément les circuits de circulation des marchés, si on fait une analogie biologique). Question d’entropie et de structure dissipative.
                    J’espère avoir répondu a ta question.
                    Je RE précise que j’adopte une vision systémique. Dans cette vision, fabriquer des bulles pour exploiter les biais cognitif des gens EST efficace : pas du point de vue humain bien sûr, mais du point de vue du système, oui ! Ce changement de perspective pose problème à un certain nombre de personnes qui ne savent pas le faire (et qui du coup ne peuvent rien comprendre à ce que je dis ce qui ne signifie pas que j’ai raison mais que certains ne vont pas comprendre et donc répondre à coté).


                  • vote
                    Laconicus Laconicus 13 mars 01:02

                    @yoananda2

                    "Du coup, la contre partie, c’est qu’on sacrifie l’anti-fragilité."

                    OK, là je comprends. Mais la phrase écrite plus haut "le néolibéralisme c’est l’efficacité au prix de l’anti-fragilité." a un sens inverse à cause d’une négation de trop. La bonne formule aurait été "le néolibéralisme c’est l’efficacité au prix de la fragilité ("au prix de" = "ce qu’il faut supporter en échange", comme "réussir un examen au prix d’importants efforts", "atteindre le sommet de la montagne au prix de pénibles courbatures et de quelques ampoules aux pieds", etc.)  

                    On pourrait aussi dire, à la fois plus simplement et plus précisément : Le néolibéralisme est une idéologie prônant l’enrichissement personnel au détriment de la robustesse collective. 



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