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Le Burkina Faso bannit les OGM et Monsanto

Au Burkina Faso, Monsanto se retire enfin du pays. L’introduction de son coton OGM en 2009 ne s’y est pas vraiment passée comme prévu : présentée comme une solution miracle aux attaques de ravageurs, la nouvelle variété a surtout fini par ravager la qualité et la réputation du coton burkinabè.

Un paysan de Dédougou, qui souhaite rester anonyme, dit : « J’achète un sac de semences OGM à la Sofitex. Une fois les cultures prêtes, l’entreprise vient chercher mon coton et récupère jusqu’à 15 fois le nombre de graines que j’ai semées ! Il est faux de dire que la plupart des semences partent à l’huilerie après la deuxième multiplication. Je connais des gens à l’usine. Ils m’ont dit que les graines sont simplement revendues. » Les paysans se retrouvent obligés de racheter leurs propres semences à des prix excessifs !

Tags : Afrique OGM Monsanto




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13 réactions à cet article    


  • 1 vote
    Qiroreur Qiroreur 16 octobre 18:15

    Est-ce à dire qu’ils font de nouveau 6 pulvérisations d’insecticides pour obtenir leur récolte ?


    • 2 votes
      DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 16 octobre 21:23

      @Qiroreur : Je crains que tu ais raison.

      Tous ceux qui sont en monoculture se font forcément attaquer par des ravageurs et quand il y a une maladie, elle se propage plus vite que l’éclair ... Au Burkina Faso, le coton représente 4% du PNB, donc difficile de leur dire leur dire s’intercaler une ligne de coton avec une ligne de potager ... Cultiver autant de coton est aussi stupide que cultiver des cacahuètes, çà ne nourrit personne, sauf les propriétaire terriens et les négociants qui gravitent autour du coton ...


    • 1 vote
      Qiroreur Qiroreur 17 octobre 10:12

      @DJL 93VIDEO
      Merci pour ton explication. A côté de cela on a là une situation africaine assez caractéristique : pop multipliée par 4 en 50 ans, très jeune (45% ont moins de 14 ans), près de 6 enfants/femme encore actuellement, un gros 1/3 de la pop qui vit dans les pays voisins et ramène l’argent nécessaire à la survie des autres... Dans ce contexte la monoculture qui appauvrit les sols ne fera qu’accélérer les difficultés d’un pays qui a déjà des pbs à nourrir sa pop sur un territoire qui en plus a des réserves en eau très faibles. Effectivement cette monoculture est stupide et va, avec le changement climatique en marche, entraîner tôt ou tard de graves conséquences : appauvrissement des sols, désertification, et puis famines, épidémies, conflits, migrations de masse... toujours la même histoire.


    • 2 votes
      DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 17 octobre 19:08

      @Qiroreur
      La situation démographique et économique que tu décris est aussi exacte qu’effrayante ... L’avenir des africains m’inquiète car ils ont "choisit" un modèle de développement occidental, et répètent les mêmes erreurs que l’occident ... L’agriculteur africain prends pour modèle l’agriculteur occidental qui plante dans son champs des hybrides ou des OGM avec l’aide son gros tracteur à 1000 Chevaux ... De l’autre coté, les africains qui ont vécus longtemps en occident, lorsqu’ils rentrent au pays, apportent dans leurs valises les business-models occidentaux.

      Après réflexion, je pense que le mieux que l’on puisse faire c’est de ne pas aider l’africain. Car à chaque fois que nous les aidons, c’est une catastrophe. Je m’explique : Je ne crois pas qu’on aide les africains avec nos programmes de vaccination, je crois qu’on aide surtout Big Pharma et l’émergence de nouveaux virus ... En brousse africaine, je ne crois pas que l’on aide un village en lui apportant de l’électricité, çà va pas les aider d’avoir une radio, une télévision et des ampoules allumées toute la nuit. On va surtout les aider à quitter leur campagne pour aller se perdre en ville ...


    • 1 vote
      Qiroreur Qiroreur 17 octobre 20:48

      @DJL 93VIDEO
      Je me surprends à admettre ta lucidité... c’est très intéressant, ça m’interpelle moi-même d’ailleurs. Si on peut discuter, et si je puis me permettre, à mon avis tu commets une erreur. Mes arrière-grands parents (berrichons) copulaient exactement comme les Africains. J’ai fait mon arbre généalogique... en gros ils faisaient entre 5 et 9 gosses par femme. La différence ? Ils évoluaient, fin 19 début 20ième sur una aire géographique taillée pour accueillir ces enfants (mortalité incluse), à savoir ressources en eau, climat tempéré, ingénierie agricole, conservation des aliments (saucissons, salage, et autres techniques). Tu comprends ce que je veux dire ? A l’époque, nous (Français de souche) étions peu, largement et de manière homogènes répartis sur un territoire propice au dév humain et civilisationnel. L’Afrique, à mon sens, souffre de l’exact inverse. Qu’en penses-tu ?


    • 1 vote
      DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 18 octobre 01:33

      @Qiroreur
      Je pense que la France du XIXéme siécle, la France de tes ancêtres partageaient un point commun avec les Africains d’aujourd’hui : La famille était centrale et très importante pour le Français. C’est à dire qu’une personne pouvait toujours compter sur sa famille au cas où il tombe de sa chaise. En extrême-orient, du coté de l’Inde, eux aussi partage ce lien familiale, il y a souvent plusieurs générations d’enfants qui vivent sur le terrain familiale. Quand on a 1 hectare de terrain familiale et qu’on doit nourrir 20 personnes au total, on cultive bien son potager et pas qu’un peu ^_^ ... En France c’était la même chose, le même monde traditionnel était la norme avant que les traites coupent la tête au dernier Roi de France, Louis XVI.
       
      Les révolutionnaires franc-maçons de 1789 et leurs héritiers n’ont eu de cesse de détruire le socle familiale du peuple et d’éloigner le Christ du coeur des Français. Regarde où çà mène aujourd’hui, il parait qu’il y a des enfants qui attaquent leur parents en justice pour leur gratter une pension alimentaire ... Et il est en train d’arriver la même chose aux Africains, ils s’éloignent de la religion, ils quittent la terre de leurs ancêtres, pour aller se perdre en ville et se concentrer dans des mégalopoles géantes, aussi froide que dangereuses ...
       
      En France, après le seconde guerre mondiale et le plan Marshall américain, a poussé le paysan Français à adopter les techniques américaines pour cultiver son champs. Regarde le résultat aujourd’hui !
       

      ^_^


    • 2 votes
      Joe Chip Joe Chip 18 octobre 08:55

      @DJL 93VIDEO

      La société française rurale du XIXème siècle n’avait pas grand-chose à voir avec l’Afrique d’aujourd’hui, pour deux raisons : l’individualisme, qui était déjà une caractéristique bien ancrée au sein de la population, et les conditions climatiques, qui changent la donne. Si un africain peut se contenter d’une agriculture de subsistance, pour un paysan français du XIXème, c’est le plus souvent impossible, il doit faire de bonnes récoltes pour mettre sa famille à l’abri du besoin durant l’hiver et produire un surplus pour vendre ses produits. Par ailleurs, il existe déjà à cette époque un prolétariat agricole constitué de manœuvres et de journaliers qui travaillent dans des conditions très difficiles.

      Le monde rural de cette période était âprement compétitif et sans pitié, et malheur aux faibles. Car c’est à cette époque que se constituent les parcelles sur lesquelles le découpage actuel du territoire est encore basé. Les héritages, legs, ventes, baux et remembrements donnent lieu à de véritables guerres juridiques et héréditaires (partage des terres) autour du seul enjeu qui compte : l’hectare. Et tout cela existe encore en grande partie aujourd’hui. Va faire un tour chez un notaire ou un juriste spécialisé sur le monde agricole, tu verras smiley

      Il suffit de lire les grands romans réalistes sur le monde rural pour s’en rendre compte, ça n’avait rien à voir de près ou de loin avec une sorte de communisme rural primitif. 

      Sinon assez d’accord sur la fin, sinon que ce ne sont pas les Américains qui ont poussé cette évolution. C’est surtout De Gaulle qui a accéléré la conversion du monde agricole à la mécanisation et à l’agriculture intensive dans le but d’assurer l’indépendance alimentaire du pays. Cette modernisation accélérée s’est traduite par la disparition de plusieurs millions d’emplois agricoles et d’exploitations familiales.


    • vote
      Qiroreur Qiroreur 18 octobre 11:38

      @DJL 93VIDEO&Joe Chip

      On ne peut pas comparer des époques et des continents très différents. En effet, comme je le précisais plus haut, mes ancêtres qui étaient des ruraux comme pour l’écrasante majorité des Français du Moyen-Age à l’exode rural récent, étaient obligés de développer des techniques de conservation des aliments car encore aujourd’hui par chez nous, l’hivers permet de cultiver qq légumes mais globalement à partir d’en ce moment même (perso j’ai mes dernières tomates et les haricots c’est fini depuis qq jours...) jusqu’en juin, on aura plus grand chose. Dés lors il convient de se préparer à cette longue période pour anticiper le manque (ce n’est plus le cas aujourd’hui car il y a les supermarchés, etc), faire des bocaux, saler ou fumer pour assurer la conservation, entreposer ce qui se conserve (patates, pommes...), entasser le bois (pour ceux qui se chauffent ainsi). De même il faut faire des réserves de gibier. Tout cela, nos ancêtres le font depuis des siècles, millénaires même. Cela demande bcp d’effort et pas mal d’ingénierie. Et il et évident que ce mode de vie lié à la géographie, aux cycle des saisons, etc. tout cela façonne les individus les rendant assez durs (mais aussi solidaires entre eux) et méfiants voire hostiles à l’étranger, considéré comme un envahisseur dont on doit se méfier, voire combattre. Et quand je dis "l’étranger" c’est simplement le gars qui vient du bourg d’à côté. Dans mon village, il y a toujours une grande famille qui possède la moitié des 6000 ha que fait le bled. Il y a toujours beaucoup de rivalités entre les communes mais également à l’intérieur même du village. Une partie des gens du village travaillent encore pour la famille dominante (dont l’ancêtre est un ancien gueux anobli au 17e siècle) et les rapports sont clairement établis ainsi. Il n’y a pas comme en Afrique de "conseils des anciens" qui se réunissent dans une case pour régler les différents. Non, ici, ça a toujours été à l’ancienne, à savoir le plus fort, le plus puissant qui a raison. Pour compenser cela on a crée un droit très complexe qui puise ses sources dans un passé parfois très lointain mais les rapports humains sont en définitive régis par la domination mais aussi par la légitimité : le noble en question, ses ancêtres plutôt ont du payer l’impôt du sang : leurs fils faisaient la guerre pour protéger leurs sujets des envahisseurs. C’est de là qu’ils tirent leur légitimité.

      Sur des continents où tout pousse (ce n’est pas vrai pour toutes les régions bien sûr), où on peut faire deux récoltes par an, il n’y a pas besoin de déployer tous ces efforts. Cela change radicalement les rapports entre les gens. Certes, en France, les familles étaient plus unies au 19e et avant mais comme le dit Joe Chip il y avait déjà les germes de l’individualisme. Les histoires de familles qui se déchirent pour les héritages, on en a toujours connu et effectivement on a un droit très complexe qui reflète cela. Encore aujourd’hui à la campagne, il y a des querelles tenaces entre familles. Tout cela est profondément lié à la nature. Contrairement aux écolos modernistes pour qui elle est sensée "appartenir" à tout le monde et qui veulent donc en jouir dans une sorte d’égalitarisme qui n’a en réalité aucun sens, le campagnard sait que ce sont certains hommes qui l’ont façonné et l’entretiennent au prix de leur sueur, et ce, depuis des siècles. Par exemple chez moi, au Moyen-Age c’était des marais insalubres. Il a fallu les assécher, creuser des étangs, planter des forêts, couper le bois de manière réfléchie, développer la pisciculture, traiter le pb des espèces nuisibles... en réalité, toute la nature que l’on a ici est à 100% artificielle. Un de mes grand-père qui était garde forestier se battait régulièrement avec des gens venus ramasser les champignons sur le domaine qu’il entretenait. Il les forçait même à écraser leur marchandise eux-mêmes. Evidemment il y avait des représailles (des feux qui se déclenchaient) mais pour lui qui s’occupait de tout, et qui tirait un revenu substantiel du ramassage de champignons, c’était du vol et ça méritait une sanction sévère. Bref, rien à voir avec la forêt vierge luxuriante où l’on prélève ce que l’on veut de manière anarchique. N’ayant plus de prédateurs depuis la disparition du loup, les cervidés et autres sangliers doivent être chassés pour éviter la surpopulation qui génère des dégâts considérables sur les cultures. Et encore aujourd’hui celui qui a le talent, celui qui tue le gibier, aura à la fin de la journée, la plus belle pièce (un des deux gigots). On ne cuit pas la viande en commun, et tout le village prend le repas ensemble et se sert comme si cela allait de soi. Non, on mange ensemble le midi, mais le soir, chacun ramène chez soi une partie du fruit de la chasse et seulement ensuite, on s’invite entre amis, et on est pas amis avec tout le village au seul prétexte qu’on habite au même endroit. Bref les rapports humains sont plus complexes, plus durs mais aussi plus francs et c’est effectivement l’inverse du communisme


    • vote
      Joe Chip Joe Chip 18 octobre 12:13

      @Qiroreur

      Il n’y a pas comme en Afrique de "conseils des anciens" qui se réunissent dans une case pour régler les différents. Non, ici, ça a toujours été à l’ancienne, à savoir le plus fort, le plus puissant qui a raison.

      Oui, et je crois que c’est encore pire dans les petits villages. 

      Je n’aime pas trop avoir recours à des histoires personnelles mais ma famille possédait beaucoup de terres il y a quelques décennies et était relativement aisée. Mon grand-père n’a jamais vraiment eu la fibre paysanne, et étant trop gentil, il s’est fait dépouillé sans merci par les propriétaires et cul-terreux du coin.

      J’ai vu des paysans sortir des liasses de billet chez ma grand-mère, et encore récemment la famille a été poursuivie par un agriculteur pour des histoires de fumelage dans le but de s’accaparer à prix modique des terres qu’il louait... il faut savoir que la législation est assez avantageuse pour les paysans, et qu’ils connaissent toutes les ficelles administratives et juridiques et n’hésitent pas à s’en servir. Et aujourd’hui nous avons des problèmes au sein de la famille liées à des querelles d’héritage... c’est quasiment inévitable.

      La terre, c’est de l’or, surtout en France. C’était d’ailleurs une des bases de la théorie économique des physiocrates ("gouvernement par la nature").

      Et je passe sur les histoires sordides (alcoolisme, etc.).

      C’est un milieu de chiens, malheureusement DJL et beaucoup d’autres subissent un double bourrage de crâne de ceux qui leur vendent une image bucolique de la campagne renvoyant à un communisme primitif qui ne peut exister que localement et ponctuellement (il suffit de prélever librement les fruits de la nature et les répartir équitablement entre les hommes) et de ceux qui leur expliquent qu’avant 1789 les campagnes françaises étaient un petit paradis où des paysans égaux partageaient le pain fourni par le bon Roi. Double utopie écologiste et politique. 

      J’ai connu un médecin spécialiste retraité qui a acheté une ferme pour se reconvertir dans l’agriculture. Rien que pour être pris au sérieux par les paysans du coin il a repassé un bac pro agricole à 60 piges, sans quoi il aurait été traité au mieux comme un arriviste arrogant au pire comme un imbécile.


    • vote
      yoananda yoananda 18 octobre 12:30

      @Qiroreur
      espèce de sociobiologue !

      tu devrais savoir que l’homme est égal ... (enfin sauf l’homme blanc qui est le mal bien sûr, parce qu’il accumule pour passer l’hiver, et donc, c’est un capitaliste)

      Bien sûr, j’abonde dans ton sens : africain tribal, européen individualiste, asiatique collectiviste pour les grands traits (ce sont des tendances et pas des déterminismes).

      Nos mentalités ont été forgées par des 10aines de milliers d’années. Elles ne se changent pas "comme ça", surtout qu’elles définissent qui nous sommes et qu’en général on y tient un peu à ce qu’on est.


    • vote
      Qiroreur Qiroreur 18 octobre 13:57

      @yoananda

      Il y a un truc qui me frappe tous les jours à la ville (le bourg du coin qui est un sas entre l’urbanité et la ruralité), c’est globalement la gentillesse des gens, leur amabilité, leur sens de la courtoisie. N’importe qui pénétrant dans un commerce va saluer tout le monde, à voix haute et distincte, et les gens lui répondent, y compris depuis l’arrière-salle du bistrot. Idem quand on sort du commerce. Les gens sont bienveillants, affables et toujours ouverts au dialogue.

      Par contre dans le village de campagne, c’est un autre monde. Là les regards sont plus suspicieux, les vieux te toisent sans complexe. Ils n’arrêtent de le faire qu’une fois qu’ils ont vu ta tronche plusieurs fois (mais certains continuent). La glace est plus dure à briser mais là encore, quand on est poli, humble, et surtout pas intrusif, ça se passe bien. Mais globalement ils restent sur leurs gardes assez longtemps, sans doute le temps d’évaluer le degré de menace que tu représentes. Par contre une fois que la confiance est établie, ils ouvrent leurs portes et sont dans une confiance totale, se livrant même à des confidences surprenantes. On passe du 0 à 1. C’est assez surprenant quand on est habitué aux rapports tièdes du monde (péri-)urbain. Cela vient du fait que le voisin est là parfois depuis des générations. Dans le village certaines familles sont là depuis au moins depuis la Renaissance et il y a des traces jusqu’au bas M-A (probablement que leur présence est bien antérieure mais il n’y a pas les archives pour le confirmer... 5e ou 6e siècle à mon avis) et là c’est encore autre chose. Tu ne feras jamais partie de leur monde. Avoir ses grands-parents enterrés au village ne peut suffire. Le gendre qui épouse une fille (ou la bru qui épouse le fils) du coin n’entre jamais réellement dans la famille. En revanche l’enfant qui naîtra sera considéré comme un héritier. Et celui qui s’adapte, fait siennes les us et coutumes, sera intégré avec le temps. Cette mentalité repose sur l’intériorisation de la fragilité des équilibres, leur côté provisoire, l’effort qu’il faut consentir pour le peu de sérénité qu’il confère en regard des douleurs qu’il suppose. C’est surprenant mais assez logique. On est dans un monde de jugements, d’apriori, de préjugés. A celui qui en l’objet de démontrer que ceux-ci sont faux. Et gare à lui s’il échoue. 

      Il y a une polémique qui agite mon patelin. Une fille du village souhaite rapatrier la dépouille de sa mère récemment décédée, ainsi - accroches-toi Raymond - ainsi, disais-je, que celle... des trois maris qu’elle a eu dans sa vie, afin que tous soient "réunis". Evidemment l’affaire fait scandale et a déjà été tranchée. Mais je trouve que cela illustre assez bien le choc de civilisation qui se produit : une godiche individualiste qui est prête à violer les règles les plus élémentaires, celle du respect des morts, pour satisfaire une sorte de fantasme personnel d’une partouze dans l’au-delà. 

      Il y a qq mois, on a eu droit à un autre scandale dans un village à côté. Un couple d’homos s’est marié à la mairie. Jusque là, rien de vraiment scandaleux (les campagnes évoluent elles-aussi et ce n’est pas aussi impensable qu’il y a 30 ans), c’est la loi. Sauf qu’ils ont voulu célébrer leur union... à l’église en plus. Le Maire du village, qui dispose des clés de l’église, a consenti à cette lubie, sans l’autorisation de l’évêché ou du diocèse. L’église, comme une bonne partie de la population, a exprimé son vif émoi face à cette annexion fut-elle temporaire. Là encore, on a eu droit à l’expression d’un caprice individualiste, validé par un maire faussement progressiste. 

      Finalement on se marre bien à la cambrousse smiley


    • vote
      DJL 93VIDEO DJL 93VIDEO 19 octobre 18:55

      @Qiroreur et
      @Joe Ship :

      Merci pour vos précisions les gars ^_^


    • 3 votes
      Pyrathome Pyrathome 17 octobre 13:38

      "Mon sang tôt" sont des criminels et des escrocs de la pire espèce......

      On devrait immerger toutes ces ordures dans une piscine de roundup, une petite piscine en plastique suffirait pour y mettre tout le conseil d’administration...


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