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Accueil du site > Actualités > Environnement > Transition écologique : mission impossible ?

Transition écologique : mission impossible ?

Est-il possible de mobiliser les citoyens pour une transition pas forcément douce ? 

Avec leur solide expérience en Région Centre-Val de Loire, voici le second volet de l'entretien avec Benoit Thevard et Charles Fournier. 

Charles Fournier est vice-président de la Région Centre-Val de Loire, en charge de la transition écologique et citoyenne, de l’économie circulaire et de la coopération. Praticien de la formation professionnelle, chef d’entreprise, il est engagé depuis plus de 20 ans en politique du côté de l’écologie.

Benoît Thévard est conseiller au cabinet du président de la Région Centre-Val de Loire. Membre de l’Institut Momentum, conférencier, c’est un spécialiste reconnu des questions de résilience.

Ces deux praticiens de la transition écologique, avec un angle différent, nous apportent un regard lucide sur les possibilités et les limites des actions de transition à l’échelon local ou régional.

Au menu :

  • Quelles sont les leçons à tirer de la crise du coronavirus, et aussi de la dynamique qui a été à l’œuvre pendant les derniers mois ?
  • La transition écologique est-elle autre chose qu’une version politiquement correcte d’une nouvelle forme de prédation ? 
  • Que retenez-vous, sur le fond et sur la forme de la convention citoyenne sur le climat ?
  • Comment mettre les citoyens en mouvement face à un choc écologique prévisible ?

Tags : Ecologie Energie Citoyenneté Energies renouvelables




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13 réactions à cet article    


  • vote
    Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 13 juillet 16:07

    Si vous appréciez la chaîne, pensez à vous abonner, cela nous amènera à continuer à vous proposer de beaux entretiens !


    • vote
      JL 14 juillet 10:36

      Écologie : faut-il cesser de parler de « transition » ?

       

      « Dans Écologie sans transition, un ouvrage collectif récemment paru aux éditions Divergences, le collectif propose au contraire l’interruption dès maintenant de l’œuvre destructrice de l’économie, en annonçant « ne pas vouloir d’une écologie qui serre la main à tout le monde »....

      Une position radicale qui a aussi ses partisans au sein de la famille politique écologiste. Elle est aujourd’hui défendue par une élue comme Delphine Batho, pour qui continuer à parler de transition revient à maintenir l’illusion que l’écologie est soluble dans une économie mondialisée et sert de « prétexte à l’inaction présente. Même son de cloche du côté de l’ancien candidat écolo à la présidentielle Noël Mamère, qui juge lui aussi le terme de transition inadapté aux impératifs actuels dans la mesure où « il peut donner le sentiment que tout va se passer en douceur ». L’ancien maire de Bègles lui préfère le terme de « reconstruction », formulé notamment par l’économiste Gaël Giraud.

       

      "Transition écologique" ? Transition vers quoi ? Cette expression est insensée.

       

      Transition écologique = trahison écologique ? 

       

       Mal nommer les choses c’est ajouter aux malheurs du monde.


      • 2 votes
        Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 14 juillet 14:05

        @JL
        Je suis plutôt d’accord avec vous. Le développement durable est en soi une forme d’oxymore. Quand on écrit "transition écologique", l’expression étant devenu courante, on pense que l’on se fera comprendre.
        Mais vous avez raison, certains mots servent à endormir plus qu’à agir.
        Et je note attentivement votre suggestion. 


      • 1 vote
        Alain Melon Alain Melon 14 juillet 15:28

        Ecoutez Jancovici de carbon4 et shift project , quand il n’y aura plus d’énergie fossile on retournera ramasser les patates , les moyens de transport seront les animaux de trait .

        Pas de transition écologique possible smiley


        • vote
          Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 14 juillet 18:28

          @Alain Melon
          C’est bien possible. C’est pour cela que j’ai demandé ses conseils de survie à Piero San Giorgio smiley
          Vous pouvez accéder à l’entretien ici : https://youtu.be/BbVamy5Oo10


        • 2 votes
          yoananda2 14 juillet 19:23

          très bon entretien.

          j’ai envie de dire "enfin" les vrais questions qui sont posées. Pour l’instant je crois que personne n’a les réponses, mais déjà, poser les bonnes questions, c’est un grand pas.

          On n’est plus dans le discour politique positiviste mais dans la recherche réaliste de solution face aux contraintes du réel.

          Ca change.

          Je crois en effet qu’on ne va pas couper au changement culturel, au retour des contraintes naturelles, comme on faisait avant : le moulin ne tourne que s’il y a du vent. Point. L’objectif, selon moi, c’est de préserver autant que faire se peu des avancées technologiques telles que l’électricité (qui est l’énergie avec le plus de néguentropie).


          • 1 vote
            Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 14 juillet 23:14

            @yoananda2
            Merci pour ce commentaire très motivant !
            Vous résumez bien l’enjeu. Préserver l’essentiel. Vraiment l’essentiel.


          • 1 vote
            HELIOS HELIOS 14 juillet 23:52

            .... Désolé, l’écologie n’existe pas, parce que l’écologie c’est l’integration d’une vie biologique dans un milieu sauvage.
            La premiere chose que toute biologie fait, c’est d’adapter ce milieu sauvage a son interet pour faciliter sa vie et son developpement.

            Il ne peut y avoir ecologie car cette "ecologie" irait a l’encontre du developpement de la vie biologique qui assure son expansion.

            Pour ce faire, l’homme est passé du stade chasseur-cueilleur non sedentaire qui epuisait l’environnement immediat avant de passer ailleurs. La nature etait suffisament vaste pour le permettre.

            L’etape suivante fut la sedentarisation et l’amenagement effectif de l’environnement, à l’agriculture, puis au commerce supporté par les voies de communication et la monnaie.

            Plus la peine d’aller plus loin, nous sommes au bout et maintenant nous n’avons fait que rajouter l’energie dans la besace du developpement depuis l’homo sapiens et notre croissance nous a permis d’occuper tout notre espace.

            Alors l’ecologie n’existe pas et n’existera pas tout simplement parce que l’etape suivante, si ce n’est de s’etendre ailleurs que sur terre, c’est de gerer l’espace que nous occupons ici et nous n’avons pas le choix, à defaut de decroissance de la population humaine, c’est l’amelioration de la productivité par tous les moyens possibles. 

            Evidement cela se traduit par une domestication accrue de la nature... physique comme biologique.

             physique en aménageant tout ce qui est possible

             biologique en domestiquant, élevant et modifiant ce qui existe a notre avantage, nous y compris. Regardez l’usage de la génétique.

            Alors l’ecologie dans tout cela ? c’est simple, ce n’est pas de l’ecologie, c’est de la simple politique qui est a des années lumières du consensus et que ne pourra jamais etre partagé car il suppose, par sa nature même, une limitation, une contrainte dans le developpement de l’homme. 

            Aujourd’hui, les ecologistes se cachent derriere un bon sens qui n’existe pas, ils devraient etre les régulateurs du plan de croissance alors qu’ils ne sont que les censeurs du futur de l’homme. Il ne se rendent pas compte qu’il ne pourrons jamais arreter le "progrés" ou ce qui semble l’etre, il ne peuvent que le dénaturer provisoirement et en ralentir la mise en oeuvre au detriment des ameliorations , des évolutions et au final de ce qui est le meilleurs de l’homme.

            En ce sens cette politique n’est qu’une politique de contrainte, de renoncement et de sanction sur la vie de l’homme elle-même... une sorte de dictature de la pensée (comme pour le rechauffement climatique) dont les pire instincts se font jour a chaque investissement humain.

            Oui, il faut une régulation, mais cette régulation ne doit s’exercer sur l’homogeneité du developpement de l’homme et non pas sur la sequestration de domaines qui sont necessaire a l’harmonie de l’intelligence collective.

            Quand j’entends ceux qui veulent interdire le petrole, je pretends que ces gens là n’ont rien compris, ils ne devraient pas beneficier de ce que cette energie nous a apporté, il faudrait (c’est une image...). les mettre dans une reserve pour qu’ils verifient ce que la frugalité écologique veut dire. ce seront les premiers a venir pleurer lorsqu’un de leurs enfants aura besoin d’un medicament construit par la chimie et tout l’echaffaudage des connaissances que la société a atteint.

            Bref, les ecolos, espece de parti politique incorrect, ne sont que des barbares qu’il faut eliminer au plus vite car, si aujourd’hui cela ne se voit pas encore, sont les acteurs d’une regression humaine majeure à coté de laquelle le rechauffement climatique et son CO2, comme l’extinction des especes ne sont que des amuse-gueules pour la planete.

            Si l’homme arrive a s’affranchir de ce courant nefaste qu’est l’écologie d’aujourd’hui, il pourra probablement s’en sortir, sinon, ... il n’y aura pas de siecle, de millenaire des lumières humain, juste une catastrophe de la connaissance, de la spiritualite qui est l’etape suivante du developpement de l’homme.


            • 4 votes
              zygzornifle zygzornifle 15 juillet 09:59

              C’est au moment de faire ses achats qu’il faut avoir le réflexe écologique et non devant les messages distillés par les médias ,l’écologie c’est le bien vivre , le bien etre et non la con sommation effrénée voulu par l’état ...


              • 2 votes
                Jean-Pascal SCHAEFER Jean-Pascal SCHAEFER 15 juillet 12:13

                @zygzornifle
                Pas mal con sommation en 2 mots ! smiley


              • 1 vote
                redtgv 16 juillet 14:13

                J’ai été bien intéressé par l’ensemble, interpellé par la question sur l’électricité et la résilience correspondante ! : Doit on aussi encourager l’autoconsommation et donc la production décentralisée ? 


                • 1 vote
                  Quasimodo 16 juillet 17:11

                  La France comptait 42 millions d’habitants en 1952 et en 2020 on se retrouve avec 67 millions d’habitants , si l’on tient compte de la mégalomanie des maires des grandes villes qui se transforment en mégapoles productivistes , l’écologie risque de devenir un doux rêve . 


                  • 1 vote
                    attilax2 attilax2 19 juillet 18:32

                    La ’transition écologique’ n’a aucun sens dans un système de croissance permanente. C’est de l’embrouille pour nous vendre de nouvelles merdes toutes aussi polluantes mais dans d’autres domaines que le co2.

                    Aucune solution pérenne là dedans, juste un transport de pollution, toujours plus d’énergie nécessaire, et la perspective d’un (dernier ?) marché juteux...



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