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Migration : des citoyens, les pieds noirs dans la suie de Lubrizol, ont dû quitter leur logement

Face au "bruit de fond" et à l'"odeur" de l'incendie de Lubrizol, à la "pollution visuelle" du nuage de fumée, et à la "suie noire et collante" des hydrocarbures déposée sur le sol, des citoyens ont préféré quitter temporairement leur logement après l'incendie de Lubrizol.

Bien que le nuage de fumée soit passé bien au-dessus des immeubles, une "odeur de gaz" s'est infiltrée dans les appartements, imprégnant les vêtements, intoxiquant les plantes vertes et s'infiltrant jusque dans la nourriture à l'intérieur des frigidaires.

Les journalistes de France 3 Normandie à proximité de l'usine ont été évacués, mais pas les nombreux habitants, non contactés.

Une semaine après l'incendie, les "odeurs" sont encore présentes par intermittence et les habitants sont inquiets à propos des conséquences à court, moyen et long terme de cette catastrophe industrielle.

La préfecture de Seine-Maritime, quant à elle, assure qu'il n'y a rien d'"inquiétant".

Tags : Catastrophe Pollution Communication Migrants Lubrizol




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5 réactions à cet article    


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    sls0 sls0 16 octobre 14:41

    Une horreur l’odeur après un incendie.

    Il y a 50 ans la maison voisine de ma soeur a brûlé.

    Il a fallu tout nettoyer les tissus, retapisser, nettoyer sols murs et plafonds. Ma soeur a même retrouvé de la suie dans la salière.

    Plus d’une semaine que ça a durée. L’odeur a franchement disparue quand les gravats surtout le bois brûlé de la maison voisine ont été évacués.

    En 2018 il y a eu 263000 incendies en France, ça doit en faire des gens incomodés.

    100 morts et 10000 blessés par an dans les incendies, ce n’est pas anodin.


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      abolab 16 octobre 16:14

      @sls0 Oui, mais, la maison de votre soeur n’avait pas une "odeur de gaz"...


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      sls0 sls0 16 octobre 16:43

      @abolab
      Il y a bien une bouteille de gaz qui avait explosé mais c’est l’odeur de bois brûlé humide qui sentait le plus.
      Dans le gaz pour lui donner une odeur entre 15mg par m3  de mercaptan suffisent.
      Du souffre qui brûle donne du SO2, suite à un combustion il y a toujours des acides qui se combineront avec le SO2 du donnera du H2S qui sent l’oeuf pourri et des mercaprans.
      Le bois donne des composés volatils organique style benzène, toluène, des xylènes dont l’odeur est moins déagréable mais peut être plus toxique.
      Ce n’est pas toujours celui qui put le plus qui est le plus toxique.
      Tant que tout les déchets d’incendie ne seront pas évacués ça sentira.
      Le nettoyage au bicarbonate de soude est efficace pour les odeurs.
      Pour ceux qui veulent à tout prix éviter les odeurs post incendie (il y en a 263000 par an en France) il vaut mieux construire dans un désert, le proche seveso il y a mieux.


    • 2 votes
      abolab 16 octobre 18:05

      @sls0 Il ne semble pas que les témoins dans cette vidéo parlent de Mercaptan, qui a une odeur très caractéristique d’oeufs pourris.

      Ils décrivent un composé invisible, qui a une "odeur de gaz", qui imprègne les vêtements, qui donne aux aliments un "goût de brûlé" et qui est toxique pour les plantes d’intérieur.

      S’il s’agit de SO2, son seuil de perception est, selon la fiche toxicologique de l’INERIS, de 2,60 mg/m3.

      Ce qui est incompréhensible est que l’INERIS, un institut soit-disant professionnel continue à donner des données surfaciques ou volumiques au lieu de doses massiques ingérées ou inhalées, pour évaluer la toxicité. Les doses surfaciques ou volumiques ne veulent rien dire, biologiquement.

      Etant donné que la plupart des habitants n’ont pas pu quitter leur appartement et qu’ils respirent approximativement 14m3 par jour, cela veut dire qu’ils ont absorbé au grand minimum 36,4mg par jour de cette substance toxique, ce qui est déjà beaucoup.

      En trop grande quantité, ces sulfites ne sont plus oxydés en sulfates par l’enzyme humaine de la sulfite oxydase, et ils commencent alors à s’accumuler et à devenir toxiques pour l’organisme.


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      sls0 sls0 17 octobre 07:01

      @abolab
      Le gaz naturel ou de ville n’a pas d’odeur. Du gaz sans odeur a fait plus de 100 morts en Angleterre en une fois car non détectable.
      Une odeur de gaz c’est l’odeur de l’additif qu’on y rajoute mercaptan ou THT.
      Lors de la fuite de Mercaptan de 2003 de Lubrizol, c’est GDF qui a été embêté, des appels pour un fuite de gaz.
      Enfin vous mettez votre nez dans une fiche toxico mais vous mélangez tout comme d’habitude.
      Vos 2,65mgr/m3 c’est le seuil qu’un groupe de volontaires à testé pour avoir une irritation après 40 minutes, ce n’est pas le seuil de détection, quand on sent une odeur d’allumette crâmée on est à 1,35mg/m3.
      La valeur toxicologique de référence c’est 0,03mgr/m3, il y a les asthmatiques qui y sont très sensibles. Au Canada c’est 22 fois plus. Airparif a enregistré des 0,2mg/m3.
      L’alarme pour Rouen c’est 0,35mgr/m3.
      La pollution est jeune, ça n’a pas eu le temps de pénétrer, on fait du volumique air et du surfacique, c’est normal. On ne va pas allez chercher de la pollution où il y en a pas ou c’est de la pollution ancienne. On recherche les plus toxiques, on regardera le H2S plutôt que le SO2. En aromatique on cherchera le benzène qui est 20 fois plus toxique que le toluène. Idem pour les dioxines, il y en a une de particulièrement vicieuse.
      Pour la dioxine comme sont intégration c’est l’alimentation, je regarderai le lait, le principal apport avec la viande de boeuf et le poisson.
      Si le SO2 vous fait si peur évitez les oignons et l’ail.
      La demi-vie du SO2 c’est 3-5h, on va le trouver dans le panache de fumée, en dessous de 120° avec l’eau il se transformera en acide. Les pluies acides d’avant les années 80.

      Vous devriez vous intéresser aux fabriques de pates à papiers, H2S, SO2, Cl2, dioxines et autres soupes infâmes ça dépôte. Elles sont parfois classées seveso niveau bas car elles emploient du chlore donc stockage. Le clore sert à faire la pâte à papier et à blanchir, ça produit des dioxines entre autres.



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