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Notre poison quotidien : produits chimiques dans nos aliments

notre poison quotidien

Source : Notre poison quotidien : produits chimiques dans nos aliments

 

Après « Le monde selon Monsanto », la journaliste Marie-Monique Robin présente un film sur les produits chimiques présents dans nos aliments... Elle n’hésite pas à utiliser le mot « poison » pour désigner les multiples conservateurs, colorants, anti-oxydants, résidus de pesticides et autres produits chimiques qui traînent dans nos assiettes. Le nouveau reportage de Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice en 2008 du documentaire Le monde selon Monsanto, sera diffusé sur Arte le 15 mars. Pour Notre poison quotidien, elle a enquêté sur les substances chimiques présentes dans l’alimentation. Sont-elles responsables des maladies qui frappent les pays développés (cancers, diabète, obésité, maladies neuro-dégénératives,…) ? La réglementation protège-t-elle efficacement les consommateurs ?

 

Des effets collatéraux au nom du progrès


De la Mutualité sociale agricole (MSA) à l’OMS (Organisation mondiale de la santé), Marie-Monique Robin a recueilli les témoignages de tous les experts impliqués dans le système de règlementation, la recherche ou l’utilisation des produits chimiques. Et les a mis face à leurs contradictions : les décisions de l’OMS basées sur des études confidentielles fournies par les industriels, l’Efsa (Autorité européenne de sécurité des aliments) qui emploie des experts également salariés dans des entreprises utilisant des produits chimiques, les listes de produits cancérigènes du Circ (Centre international de recherche sur le cancer) qui ne correspondent pas aux conclusions de certains de leurs rapports…

 

« La littérature scientifique est polluée par des études faites sur mesure pour l’industrie », dénonce Marie-Monique Robin. Et lorsque les autorités, Efsa ou OMS, tentent de fixer des limites de consommation des produits chimiques, « doses journalières admissibles » ou « limites maximales de résidus », la complexité de la tâche les transforme en « acrobates des limites » : « Nous sommes dans une société du risque où nous acceptons des effets collatéraux au nom du progrès », analyse Marie-Monique Robin.

 

Un effet cocktail encore mal connu Si « la dose fait le poison », il semble qu’aujourd’hui nous ne sachions même plus quelle dose nous ingérons réellement. Les réglementateurs « font de leur mieux », comme l’avoue une experte de la FAO (organisation pour l’agriculture et l’alimentation des Nations unies) mais les controverses autour du Bisphénol A ou de l’aspartame prouvent que leurs effets sur la santé humaine sont encore mal connus ou minimisés. L’« effet cocktail » des centaines de substances mélangées dans l’alimentation est encore plus flou.

 

Alors que l’OMS a qualifié d’« épidémie » l’augmentation du nombre de cancers dans les pays développés depuis une trentaine d’années, Marie-Monique Robin veut démontrer qu’il n’est plus possible aujourd’hui de dire que les produits chimiques présents dans l’alimentation n’y sont pas liés. En prenant notamment pour preuve les agriculteurs, victimes « à la source » des produits phytosanitaires, qui sont de plus en plus nombreux à affirmer que les cancers ou les maladies neuro-dégénératives dont ils sont victimes sont causées par les pesticides.

 

Notre poison quotidien : produits chimiques dans nos aliments

 

 

Voir Aussi : Nos enfants nous accuseront (Jean Paul Jaud – 2008)
France 3 : Pr Seralini du CRIIGEN sur les lobbies et la pollution
Toxic : La nourriture industrielle de nos jours
Documentaires en Streaming

Tags : Santé Catastrophe Santé menacée Agro-alimentaire Mondialisation Lobby




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12 réactions à cet article    


  • 3 votes
    soulmanfred 5 mars 2011 13:59

    J’ai eu l’occasion de visionner ce docu , ça coupe l’apétit ...


    • vote
      arthur 5 mars 2011 14:30
      Bouquaire-Bouquil
      J’avais un champ de mil
      Que le bouc mangeait.
       Le bouc au mil
       - Bouquaire-Bouquil ,
      tu ne mangeras pas mon mil.

      Après vint le loup
      qui voulait manger le bouc
       Le loup au bouc,
       Le bouc au mil,

       - Bouquaire-Bouquil ,

      tu ne mangeras pas mon mil.

      Après vient le chien
      Qui voulait chasser le loup.
       Le chien au loup,
       Le loup au bouc

       Le bouc au mil

       - Bouquaire-Bouquil ,

      tu ne mangeras pas mon mil.

      Après vint le bâton
      pour frapper le chien.
       Le bâton au chien,
       Le chien au loup,

       Le loup au bouc

       Le bouc au mil

       - Bouquaire-Bouquil ,

      tu ne mangeras pas mon mil.

      Après vient le feu
      Pour bruler le bâton.
       Le bâton au chien,

       Le chien au loup,

       Le loup au bouc

       Le bouc au mil

       - Bouquaire-Bouquil ,

      tu ne mangeras pas mon mil.

      Après vient l’eau
      pour éteindre le feu.
       L’eau au feu,
       Le bâton au chien,

       Le chien au loup,

       Le loup au bouc

       Le bouc au mil

       - Bouquaire-Bouquil ,

      tu ne mangeras pas mon mil.

      Après vient le bœuf
      Pour boire l’eau.
       Le bœuf à l’eau,
       L’eau au feu,

       Le bâton au chien,

       Le chien au loup,

       Le loup au bouc

       Le bouc au mil

       - Bouquaire-Bouquil ,

      tu ne mangeras pas mon mil.

      Après vinrent les liens
      pour attacher le bœuf.
       Les lies au Bœuf,
       Le bœuf à l’eau,

       L’eau au feu,

       Le bâton au chien,

       Le chien au loup,

       Le loup au bouc

       Le bouc au mil

       - Bouquaire-Bouquil ,

      tu ne mangeras pas mon mil.

      Arès vint le rat
      Pour ronger les liens.
       Le Rat au liens,
       Les lies au Bœuf,

       Le bœuf à l’eau,

       L’eau au feu,

       Le bâton au chien,

       Le chien au loup,

       Le loup au bouc

       Le bouc au mil

       - Bouquaire-Bouquil ,

      tu ne mangeras pas mon mil.

      Arès vient le chat
      Pour manger le rat.
       Le chat attrape le rat,
       le rat ronge les liens, 
       Le bœuf boit l’eau,
       L’eau éteint le feu,
       Le bâton frappe le chien,
       Le chien chasse le loup,
       Le loup se jette sur le bouc,
       Et le bouc sort enfin
        de mon champ de mil.


      • 7 votes
        Hijack ... Hijack 5 mars 2011 16:56

        On se demande même si l’Aspartame ne ser pas l’amiante de demain ... vu l’utilisation qui en est faite. Il faut alerter au maximum ...

        Pour les malades, ceux au régime qui ne peuvent consumer du sucre courant, il y a la Stévia, à présent en vente en France, mais surtout sur internet ... bien plus sucrant que le sucre et que l’Aspartame.
        Le goût est pas mal, mais faut s’y habituer ... j’ai mangé des gâteaux avec de la Stévia ... c’est vraiment bon ... surtout il en faut très peu.


        • 1 vote
          Duke77 Duke77 6 mars 2011 11:51

          Ma tante diaétique m’a dit que la stevia ne se cuisine pas hélas... Pas moyen de carameliser comme le sucre et impossible de faire la plupart des gateaux. La stevia est donc hélas très limitée pour cuisiner, on ne peux qu’en rajouter à la fin un peu comme du sucre glace.


        • vote
          gazatouslesetages 6 mars 2011 03:34

          ouais enfin, méfiance du ’tout naturel sans chimie’ quand même...
           

          parce que la nature, c’est bien beau, mais dans l’alimentation ( les fruits , les légume), elle apporte beaucoup de poisons aussi...
           
          révéler qu’il y a certaines saloperies dans l’alimentation moderne, très bien, de là à tourner le reportage dans la dichotomie et tomber dans le panneau qui consiste à la remise en cause de l’ensemble des progrès de la chimie agroalimentaire et de la médecine occidentale, c’est quand même très léger et moyen..
           
          c’est très en vogue de prendre l’exemple des pays du sud soi-disant "épargnés", mais faudrait peut-être aussi fournir d’autres données, comme l’espérance de vie dans ceux-ci...
           
          Je n’ai aucune confiance dans les journalistes, encore moins dans les journalistes télé, pour traiter de choses sérieuses..
           


          • 2 votes
            News 6 mars 2011 09:26

            Faites confiance à nos politiques véreux de mèche avec les lobbies de l’industrie chimique pour qui la position est facile et confortable pour se représenter sur les listes des partis au pouvoir.
            Voilà, ne faites surtout pas confiance aux lanceurs d’alerte qui s’exposent aux menaces,intimidations, poursuites abusives.....
            Le gouvernement va légiférer pour créer un statut spécial aux lanceurs d’alerte. Pourquoi donc alors au pays des "bisounours" ?

            "Au pays de Jeanne d’Arc et de Thierry la Fronde, où les "indignés" ont aujourd’hui si bonne presse, briser la doctrine officielle n’a rien d’une sinécure. Or, du sang contaminé au Mediator, nombre de scandales auraient pu être évités si des empêcheurs de penser en rond avaient été plus souvent écoutés. Xavier Bertrand, revenu aux commandes du ministère de la Santé, en est désormais convaincu. Si fermement qu’il cherche le moyen de protéger juridiquement ces "lanceurs d’alerte". Promise "avant l’été", sa réforme pourrait s’inspirer directement du système américain. "
            http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/il-faut-proteger-les-lanceurs-d-alerte_955703.html
             


          • 1 vote
            Lorelei trinity 6 mars 2011 22:11

            bravo à votre article j’ apprecie que l’on parle de monsanto qui vient de s’allier avec gates 


            • vote
              jluc 9 mars 2011 15:12

              Nous pourrons voir le reportage "Notre poison quotidien" le 15 mars à 20h40sur Arte le reportage de Marie-Monique Robin ". En attendant : 4 extraits


              Entretien avec Marie-Monique Robin


              et l’article Marie-Monique Robin, de la ferme familiale au film anti-pesticides



              • 1 vote
                Yoann Yoann 9 mars 2011 15:26

                Suivre la source amène parfois des surprises smiley


              • vote
                jluc 9 mars 2011 15:35

                hello Yoan smiley
                je voulais mettre ces vidéos sur AV, et je tombe sur votre article... vous m’avez devancé ! smiley


              • 1 vote
                Yoann Yoann 9 mars 2011 15:40

                Héhé, pour une fois que je suis devant smiley

                allez lire l’article sur mon blog, il y a un bonus ...


                • vote
                  aubarecy 27 mars 2011 10:32
                   
                   



                  Pesticides : les victimes réunies en association Une association nationale regroupant les professionnels (paysans, horticulteurs, employés municipaux) malades à la suite de l’usage de pesticide est née hier en Charente.
                  Me Lafforgue (à dr.), qui a défendu des victimes de l’amiante, est intervenu hier à Ruffec. i. louvier

                  Ils sont venus de toute la France à Ruffec. Malgré la maladie qui les mine (différents types de cancers, Parkinson…), parfois au nom de proches décédés ou dans la souffrance. Une quarantaine d’agriculteurs étaient réunis hier au centre culturel La Canopée pour la naissance de Phyto-victimes, association nationale destinée aux professionnels victimes de pesticides et à leur famille.

                  Outre les paysans, à qui on pense tout de suite - notamment après avoir vu le documentaire de Marie-Monique Robin diffusé sur Arte mardi (1) - tous ceux qui ont utilisé des pesticides dans leur métier et qui en subissent les conséquences sur leur santé sont concernés par l’association : c’est le cas des horticulteurs, par exemple, ou des employés municipaux chargés des espaces verts.

                  Le but de l’association est « de soutenir moralement les victimes, mais aussi de les soutenir dans leurs démarches. Il faut commencer par appeler les bonnes personnes au bon endroit », indique Paul François, l’agriculteur charentais de la région de Ruffec connu pour avoir « osé » intenter un procès à Monsanto, après une grave intoxication liée à l’usage d’un herbicide.

                  Son avocat (parisien), Me François Lafforgue, était présent hier pour expliquer à l’assistance les différentes procédures qui s’ouvrent devant une victime afin de faire reconnaître sa maladie comme maladie professionnelle, et de faire valoir ses droits et obtenir des compensations.

                  « Défendez-vous, ne vous laissez pas bouffer. Et pensez à vos familles derrière » a jeté comme un cri la veuve de Yannick Chenet, viticulteur charentais-maritime, décédé en janvier d’une leucémie reconnue comme maladie professionnelle. En début de matinée, Paul François avait indiqué que la journée serait dédiée à Yannick Chenet.

                  Paul François espère que l’existence de l’association « accélérera le recensement des victimes, le processus de prise de conscience et bouscultera un peu les politiques », qui ont tendance à écouter les propos rassurants des fabricants de pesticides.

                  Il souhaite aussi, que grâce à Phyto-victimes (2), les agriculteurs « arrêtent de culpabiliser. Ils n’ont fait qu’employer des produits homologués. Mais jamais les firmes n’ont testé les produits mélangés. Or dans une carrière, un agriculteur peut utiliser 500 molécules différentes… »

                  Les paysans sont des gens responsables, insiste Paul François, ils ont changé leurs pratiques. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut laisser tomber les malades.

                  Molécules des années 70/ 80

                  Hier à Ruffec, le parallèle avec l’amiante est revenu souvent. Ainsi, ce n’est pas parce que l’amiante est interdit aujourd’hui qu’il faut laisser les malades à leur sort et cacher le lien entre leur mal et leur ancien métier.

                  « Pensez amiante ! », a lâché Annette Le Toux, médecin du travail agricole, qui est intervenue la première dans la matinée. Employée par la MSA, cette femme qui fait honneur à son métier, a insisté sur les délais qu’il peut y avoir entre l’usage des molécules (celles des années 70 et 80, désormais interdites) et l’apparition d’une maladie.

                  Elle a aussi mis en avant l’importance pour les malades de se signaler auprès du réseau Phyt’attitude. Les tableaux officiels de maladies professionnelles intègrent peu de produits utilisés par les agriculteurs. Il y a toute une jurisprudence à établir. Il faut aussi aider les médecins et chercheurs qui travaillent sur le sujet a établir les liens de cause à effets.

                  Plusieurs des paysans qui étaient hier aux côtés de Paul François ont vu leur maladie déclarée comme professionnelle. Ils ont pleinement conscience d’avoir, par leur combat, ouvert la voie.

                  (1) La réalisatrice était vendredi à Salles-de-Villefagnan (16). (2) contact : victimes.pesticides@ gmail.com et bientôt un site internet : www.phyto-victimes.fr



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