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Accueil du site > Actualités > Société > Clémence Bodoc : Faire le deuil de son travail idéal
#51 des Tendances

Clémence Bodoc : Faire le deuil de son travail idéal

Est-ce que vous aussi, vous vous surprenez parfois à rêver à votre travail idéal ? Peut-être est-ce ce job qui vous permet de partir tous les jours à 17h ? Ou bien ce poste qui vous apporte un certain confort économique ? Très probablement, votre travail idéal combinerait les deux.

Dans ses différents travaux, la sociologue Dominique Méda explique que les attentes qui sont placées sur le travail sont immenses, et qu’elles s’intensifient pour les jeunes générations. On attend de son travail non seulement un salaire, mais aussi un statut, des droits sociaux, du sens, une utilité, la possibilité d’exprimer sa créativité, de s’épanouir.

Dans Travail (en cours), nous allons explorer les bouleversements du travail et sa place dans nos vies. Avant de vous apporter des éclairages et explications d’expert.e.s, de scientifiques, de sociologues, on vous propose dans ce premier épisode une histoire. Celle de Clémence Bodoc, l’ancienne rédactrice en chef de Madmoizelle.com, un magazine féminin en ligne. Au micro de Judith Chetrit, elle raconte toute la difficulté de trouver un travail qui nous convienne, qui réponde à tous nos critères.

Clémence Bodoc a exploré les contrastes. Elle a démarré sa carrière dans un travail très stable et bien rémunéré dans le BTP, mais qu’elle quitte finalement après un burn-out. Par la suite elle est embauchée à Madmoizelle.com, un travail précaire mais qui la passionnait. Clémence Bodoc raconte aussi comment ses attentes se sont fracassées contre la violence du monde du travail, et les enseignements qu’elle en tire.

Travail (en cours) est un podcast de Louie Media présenté par Marie Semelin, et réalisé par Cyril Marchan. La prise de son a été faite par Bernard Natier, le mix par Tristan Mazire et la musique est de Jean Thevenin. À la production de cet épisode : Louise Hemmerlé, avec Maureen Wilson, et Charlotte Pudlowski.

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Quelques jours après la diffusion de ce podcast, Clémence Bodoc a publié cette vidéo :

A l'époque où elle travaillait encore pour Madmoizelle.com, avant son licenciement retentissant, elle avait créé une émission d'entretiens avec des femmes : "Sois gentille, dis merci, fais un bisou", dont voici quelques épisodes :

Pénélope Bagieu : « L’envie est un très bon remède au syndrome de l’imposteur »

Eléonore Costes : « prenez le temps de chercher qui vous êtes ! »

Cécile Duflot : « C’est pas grave si tout le monde ne t’aime pas »

Margaux Collet : Beyoncé est-elle féministe ?

Florence Porcel rêvait d'explorer tous les mondes de l'Univers à 6 ans et aujourd'hui, elle donne à plein de gens l'occasion d'en rêver avec elle.

Clémence Boyer, rédactrice en chef de Rockie

Rebecca Amsellem, fondatrice des Glorieuses : « Racontez vos histoires ! »

Tags : Emploi Femmes Travail Féminisme




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17 réactions à cet article    


  • 1 vote
    armand griffard de la sourdière armand griffard de la sourdière 25 juillet 19:11

    @Céline

     On voit que vous travaillez dans la mode , votre masque Covid est top !

     C’est vous qui l’avez tricoté ?


    • 1 vote
      Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 25 juillet 22:05

      Encore une vidéo complètement saccadée avec une personne qui parle trop vite. Insupportable ! Apprenez à faire des vidéos audibles et visibles avant d’essayer de suivre des modes débiles pour faire "style" (réaliser des vidéos est un beau métier... à condition d’en connaître les bases). 


      • 2 votes
        perlseb 25 juillet 22:40

        Pour accepter (voire aimer) son travail, le mieux est de n’avoir aucune logique. Par exemple, si je m’intéresse à l’écologie et au développement durable, alors je ne vois aucun problème à travailler dans la mode, qui consiste à rendre obsolète des choses qui pourraient servir plus longtemps.

        Un peu comme un agriculteur qui empoisonne ses clients avec les pesticides, ou un prof qui enseigne à des futurs chômeurs. Bref, moins on réalise l’absurdité de ce que l’on fait, plus on peut être heureux au travail.

        La morale : on peut diriger un camp de concentration et être heureux.


        • vote
          Guit’z 27 juillet 16:52

          @perlseb
          Votre commentaire désespérant me paraît très bien vu !


        • 1 vote
          Djam Djam 26 juillet 11:12

          Cette jeune femme n’a pas compris un truc... il n’y a quasiment plus de métiers mais presque exclusivement des fonctions confiées à des individus qui font tourner un énorme dispositif (qu’on appelle à tort "entreprise") dont l’objectif n’est pas de donner du sens aux fonctionnaires (stricto sensu) qui le font tourner mais de rapporter des marges de profits importantes à des mecs qui, eux, ne bossent jamais.

          Quand on a pigé ça on comprend sans difficulté pourquoi la perte de sens de ce qu’on fait pousse à la longue à de l’ennui voire du cramage complet pour ceux qui se donnent sans compter.

          Les authentiques métiers résiduels sont pratiqués par des personnes qui ont appris à la façon des Compagnons du Devoir (limogiers, horlogers, savetiers, ébénistes, créateurs d’objets uniques, tisseurs, tôliers, etc...). Le métier développe et élève progressivement l’âme du pratiquant au prorata du temps et de l’amour du travail bien fait, accompli.

          Plus rien à voir avec les fonctions inventées par la modernité industrielle qui a arraché tous les hommes de métier à leur savoir-faire pour les embrigader dans les premières usines où ils allaient tous être dépossédés d’eux-mêmes. La révolte des luddites au 19ème siècle avait parfaitement compris la destruction de la qualité d’homme opérée par l’industrialisation totale du monde.

          Aujourd’hui, la "crise" économique globale est une lutte à mort entre l’économie spéculative parfaitement virtuelle et l’économie réelle productive. La première est en train d’achever la seconde et entend bien gagner la partie. Ceux qui se réjouissent d’être rentrés chez eux pour faire du "télé travail" ne comprennent pas qu’ils sont dans une situation encore pire : isolé, distant de tous leurs collègues, ne sachant plus gérer leur temps de travail ils pousseront malgré eux vers toujours plus d’heures non payées car non démontrables, absorbés dans des écrans qui transforment progressivement leur vision du monde, esclaves consentis.

          Le génie maléfique du système économique et politique est d’avoir réussi à transformer la majorité des humains en des entités vides, soumises, fragilisées par la séparation. Leurs progénitures ira encore plus loin.


          • vote
            pegase pegase 26 juillet 21:52

            @Djam
            rapporter des marges de profits importantes à des mecs qui, eux, ne bossent jamais.

            Alors vous pouvez supprimer "marges importantes" et "mecs qui ne bossent jamais", ça n’existe pas, ou alors seulement dans les fantasmes des plus irréductibles gauchistes, en France à part peut être une poignée de privilégiés, tout les patrons d’entreprises bossent comme des malades 60 à 80 h par semaine smiley




          • vote
            Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 26 juillet 22:09

            @pegase

            Djam a précisé qu’elle parlait de "l’économie spéculative parfaitement virtuelle", pas des patrons d’entreprise de l’économie réelle qui produit réellement des biens et des services utiles. Il y a effectivement des gens qui touchent beaucoup pour le seul fait d’avoir une fonction, parfaitement inutile, par exemple de "membre du conseil d’administration" dans 4 ou 5 structures dans lesquelles ils ne font rien. 


          • vote
            Djam Djam 27 juillet 10:17

            @pegase

            Tout juste... j’évoquais ceux qui ne bossent vraiment pas, c.à.d. ceux qui se lèvent très tôt, certes, mais pour mater les courbes de leurs énormes placements financiers sur des marchés à valeurs artificielles ! Ceux se lèvent tôt pour faire des réunions entre eux, en consommant des thés haut de gamme agrémentés de viennoiseries raffinées, juste pour papoter sur le maintien de leurs placements à haut rendement. Je n’appelle pas ça "travailler".

            Ceux dont vous parlez sont les derniers authentiques Capitaines d’Industries et en effet, eux bossent comme des dingues smiley


          • 1 vote
            pegase pegase 27 juillet 13:58

            @Qaspard Delanuit
            -
            C’est pourquoi les entreprises doivent autant que possible s’auto-financer, sans faire appel à la finance spéculative, à l’endettement auprès des banques etc .....

            Sinon vous bossez pour nourrir des parasites ...


          • vote
            Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 27 juillet 20:45

            @pegase

            En effet. 


          • vote
            pegase pegase 28 juillet 09:53

            @Djam
            -
            Ben SAF vient d’être racheté par Lincoln USA ...

            Voilà voilà, les revendeurs traditionnels ne revendent déjà plus du SAF, mais exclusivement du matériel Lincoln smiley

            Il faut vite se dépêcher d’acquérir un poste tig SAF, avant qu’il n’y en ai plus ... hop hop hop smiley

            https://www.soudage-outillage.fr/saf-fro-lincoln-electric/poste-a-souder-tig-saf-fro-prestotig-160-pfc-kyw000278053-7.html

            Déjà que Facom a été racheté par Fiskars et Stanley .... pfff


          • 3 votes
            albert123 26 juillet 11:55

            « Bla bla bla bla »

            Les bourges et leur vacuité me gonflent


            • 1 vote
              Guit’z 27 juillet 17:19

              @albert123
              Bien de votre avis. Comment dire... j’écoute cette jeune femme assez sympathique, et je suis saisi par un sentiment de vacuité, d’inconscience totale ; ce dont me paraît témoigner son allégeance à peu près spontanée à tous les faux concepts, les mots-clés creux, les gimmicks que charrie l’époque, par fournées sidérantes, et dont son langage est émaillé.
              Je suis allé consulter sa page LinkedIn... en anglais bien sûr, pour faire "in". Ce qui est dingue, c’est que la fille parle cinq langues, est surdiplômée... pourtant, pas un atome d’intelligence n’émane de son discours. C’est vraiment une caricature de cette figure apocalyptique : le "bon pro".
              "L’entreprise est violente", observe-t-elle : mais à aucun moment l’idée du combat politique ne lui traverse l’esprit (elle parle à un moment de "réflexion collective" pour élaborer des "garde-fous"... mais c’est du vent !).
              En fait, ce témoignage est insupportable : elle ne nous parle que de sa petite pomme et son effort d’universalité n’excède pas la cause, non des femmes, mais de l’arrivisme social de quelques unes.
              Bref, nul !


            • 1 vote
              armand griffard de la sourdière armand griffard de la sourdière 27 juillet 18:41

              @Guit’z

              " Cette fille parle cinq langues "
               Ok ! mais ça sert à quoi si c’est juste pour coller des timbres sur des enveloppes ?


            • vote
              Guit’z 27 juillet 20:06

              @armand griffard de la sourdière

              En l’occurrence ce n’est pas son cas. Je voulais simplement dire qu’elle est au moins curieuse, opiniâtre et a priori pas trop bête. Maintenant c’est vrai, les caniches savants ça existe et les journalistes ou les gens de la com’ (je sais de quoi je parle pour avoir été les deux !) sont plutôt des teckels en meute et même en essaim. Elle a pour sa part un côté chien de salon.

               smiley


            • 1 vote
              pegase pegase 28 juillet 09:44

              @Guit’z
              -
              Elle manque seulement de pratique, les études c’est bien, mais la pratique c’est mieux ...

              Et puis on sent une sorte de désintérêt global pour le monde du travail. Pour aimer ce qu’on fait, il faut déjà être passionné, pour être passionné il faut être cultivé, ou côtoyer des gens cultivés qui vous aiguillent vers une passion ; après seulement on met son cerveau au service de cette passion, et là des miracles peuvent s’accomplir smiley


            • vote
              Nainconnu 30 juillet 20:58

              "ce job qui vous permet de partir tous les jours à 17h"

              Encore une connasse de bobo qui n’a jamais du beaucoup aller au turbin ... Le boulot rêvé , c’est de pas en avoir justement !



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