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David Graeber : "35 % des gens dans les bureaux pensent que leur travail est inutile"

Son article sur les « bullshit jobs » a fait l’effet d’une bombe en 2013. A l’occasion de la sortie de l’édition française de son livre éponyme, l’anthropologue David Graeber est l’invité de La Grande Table sur France Culture pour parler des « jobs à la con », ces emplois rémunérés inutiles, superflus et néfastes au point que même les salariés qui les occupent ne parviennent pas à en justifier l’existence.

Tags : Emploi Travail




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39 réactions à cet article    


  • 6 votes
    gaijin gaijin 25 septembre 16:36
    c’est évident
    la bureaucratie inutile a envahit toutes les activités et se nourrissant d’elle même prolifère comme un cancer ....rien de neuf depuis kafka ......

    • vote
      Zatara Zatara 25 septembre 23:40

      @gaijin
      pas seulement la bureaucratie....


    • 3 votes
      Belenos Belenos 26 septembre 00:07

      @Zatara
      Oui mais surtout la bureaucratie. Parce qu’elle peut proliférer en s’autojustifiant à l’infini, comme un cancer ainsi que le dit justement Gaijin. Le travail à la ferme ou sur un chantier, par exemple, trouve toujours, si pénible soit-il, une limite réelle. La bureaucratie ne se donne pas de limite à elle-même, c’est une maladie expansive et immortelle par définition et qui n’est anéantie que par la mort de l’hôte dont elle a épuisé les forces vitales. L’administration est utile mais la bureaucratie existe dans son propre monde, pour elle-même et contre tout le reste, comme un moyen qui est devenu une fin, un serviteur dément qui a pris le pouvoir dans la maison et maintient son emprise sur les habitants. La bureaucratie est une invasion extra-terrestre, la plus terrible, la plus invisible et peut-être la seule que nous avons réellement à craindre et qu’il faut combattre chaque jour. Résistez. 


    • 1 vote
      Zatara Zatara 26 septembre 00:09

      @Belenos
      ce que vous venez d’écrire s’applique parfaitement à la finance


    • 1 vote
      Belenos Belenos 26 septembre 00:38

      @Zatara
      La "finance" est la bureaucratie de l’économie, non ?


    • 2 votes
      Belenos Belenos 26 septembre 00:40

      Donc le contraire de l’économie réelle. 

      https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_r%C3%A9elle


    • vote
      Zatara Zatara 26 septembre 10:16

      @Belenos
      La "finance" est la bureaucratie de l’économie, non ?

      Je ne vois pas la bureaucratie recouvrir la réalité financière...pour moi, c’est autre chose... mais pourquoi pas.


    • vote
      mat-hac matthius 26 septembre 14:21

      Sa source c’est l’intuition ? En fait c’est Henry Charles Carey qui dit que l’on crée des emplois qui nuisent à la production.


    • 1 vote
      V_Parlier V_Parlier 26 septembre 16:25

      @matthius
      Il est clair qu’après avoir délocalisé les emplois de l’économie réelle il ne reste plus qu’une solution pour cacher la misère : En créer en partie pour l’économie spéculative, mais surtout pour la bureaucratie "pure" (aussi bien dans le privé que dans le public) pour se donner l’impression que nous sommes encore des pays prospères, des "leaders" où la rigueur et le "process" règnent. (Et puis il faut encore quelques coordinateurs pour un temps afin de gérer les ressources délocalisées).


    • 1 vote
      Belenos Belenos 26 septembre 23:26

      @Zatara
      "Je ne vois pas la bureaucratie recouvrir la réalité financière...pour moi, c’est autre chose... mais pourquoi pas.".

      Cela peut en effet se discuter. Le concept de bureaucratie est encore assez jeune et sa définition n’est pas totalement fixée. "Hannah Arendt conçoit la bureaucratie comme le pouvoir « d’un système complexe de bureaux où ni un seul, ni les meilleurs, ni le petit nombre, ni la majorité, personne ne peut être tenu pour responsable, et que l’on peut justement qualifier de règne de l’Anonyme ». Dans ce cadre, la bureaucratie ne permet pas de contrôle et met en place une « conspiration involontaire » qui peut exécuter des actes qu’aucun individu n’appuierait, mais dans lesquels tous sont finalement complices : « dans une bureaucratie pleinement développée, il ne reste plus personne avec qui l’on puisse discuter, à qui l’on puisse présenter des griefs, sur qui les pressions du pouvoir pourraient être exercées »" (Wiki) Cette définition cadre assez bien avec le monde de la finance. 


    • 1 vote
      Zatara Zatara 27 septembre 00:46

      @Belenos

      Le terme de buraucratie me parait recouvrir une forme de syndicalisme hors norme et indétrônable qui auto organise son irresponsabilité (et son inculpabilité) en utilisant les outils et sa fonction originelle, en les faisant évoluer pour son propre intérêt... oui, il y a un parallèle au niveau d’une systémique de l’irresponsabilité


    • 2 votes
      Zatara Zatara 27 septembre 00:57

      @Belenos
      et ça me fait aussi penser à des formes de management visant à dissocier les tâches pour ne pas que la personne ne puisse émettre le moindre jugement de valeur sur l’ensemble.. C’est donc aussi une forme de fractionnement pour éviter des prises de conscience et des positionnements d’ordre politique qui casserait cette "si belle machine"... une forme d’illusion, d’abrutissement et de verrouillage du cerveau, en tant que sa tâche se doit d’être la plus mécanique, la plus automatique possible...


    • 1 vote
      Belenos Belenos 27 septembre 03:59

      @Zatara
      Oui et il y a aussi la notion d’abstraction qui est essentielle dans le "bureaucratisme". Parce que lorsque le travail est concret, on peut toujours se référer à une certaine réalité pour valider ou invalider un geste, une méthode, un effort. Et alors la réalité est supérieure à tout, c’est elle qui sanctionne, c’est le critère de référence (un moteur démarre ou ne démarre pas, par exemple). En l’absence de cette réalité concrète, un "petit chef" peut vous tyranniser infiniment en vous ordonnant de refaire ce que vous pensez avoir déjà bien fait, et sans vous donner le critère du "bien fait", ou en vous donnant des informations contradictoires qui changeront de semaines en semaines. 

      J’ai deux copains d’enfance qui sont passés par une école (pour adultes) où certains prof se comportaient ainsi de manière systématique avec les étudiants. Les exercices étaient toujours critiqués d’une manière vague et fumeuse mais aucune véritable correction n’était apportée, de sorte que les étudiants étaient constamment humiliés et frustrés sans pouvoir progresser ni même savoir ce qui leur était demandé. Au bout d’un moment, mes amis sont partis, en fait dès qu’ils se sont rendu compte que ces profs étaient eux-mêmes incapables de faire quoi que ce soit de concret dans la discipline qu’ils prétendaient enseigner. Les mauvais profs utilisaient du blabla pour cacher leur nullité et comme ils étaient mal à l’aise (ayant peur d’être démasqués) ils tentaient de se créer une aura mystérieuse et une sorte d’inaccessibilité en étant abscons et sadiques. Ca marchait avec les plus faibles, certains développant même une sorte de consentement masochiste à l’humiliation permanente au contact de ces tyrans capricieux. Ce sont d’ailleurs ces faibles qui ont eu leur diplôme, en apprenant sans le savoir à devenir eux-mêmes des pervers manipulateurs et des tarés nuisibles, tout en restant fondamentalement incompétents professionnellement, bien entendu. Mes amis ont quant à eux accompli leurs projets par d’autres voies et sont aujourd’hui reconnus pour leurs compétences pratiques.  




    • vote
      Zatara Zatara 27 septembre 12:57

      @Belenos
      Parce que lorsque le travail est concret, on peut toujours se référer à une certaine réalité pour valider ou invalider un geste, une méthode, un effort. Et alors la réalité est supérieure à tout, c’est elle qui sanctionne, c’est le critère de référence (un moteur démarre ou ne démarre pas, par exemple).

      Absolument.

      En l’absence de cette réalité concrète, un "petit chef" peut vous tyranniser infiniment en vous ordonnant de refaire ce que vous pensez avoir déjà bien fait, et sans vous donner le critère du "bien fait", ou en vous donnant des informations contradictoires qui changeront de semaines en semaines.

      Justement... dans ce cas, ne peut-on pas avancer qu’il s’agit d’une antichambre du pouvoir, un bac de croissance, une simulation (voir qui passe par la fonction administrative, les profils...), dont l’efficacité (sa mission originelle) est totalement secondaire par rapport à ce que la bureaucratie est vraiment : un monde parallèle, hors sol, faisant éclore des profils qui ont su le mieux en retirer un profit individuel, dans une course à la promotion en pervertissant la mission, la fonction et les moyens originelles....

      La bureaucratie serait alors un symptôme tardif, qui gonflerait de manière Kafkaïenne que parce qu’il subsisterait les cicatrices de ces "manœuvres" individuels, s’entassant les unes après les autres, sans que personne ne vienne y remettre de l’ordre...


    • 1 vote
      Belenos Belenos 27 septembre 13:01

      @Zatara

      "https://www.youtube.com/watch?v=jf9j3iMmn54"

      Voilà, une bureaucratie capitaliste, dont l’administration bancaire est un des pires exemples. Alors qu’au début, le terme désignait un appareil administratif lié à l’Etat Chinois et à l’URSS, on trouve aujourd’hui de nombreux exemples de ce totalitarisme absurde dans le privé. C’est là aussi qu’on voit à nouveau combien la dualité droite-gauche est une diversion dans les débats et à quel point elle passe à côté de l’essentiel. 


    • 1 vote
      Belenos Belenos 27 septembre 13:14

      @Zatara
      "La bureaucratie serait alors un symptôme tardif, qui gonflerait de manière Kafkaïenne que parce qu’il subsisterait les cicatrices de ces "manœuvres" individuels, s’entassant les unes après les autres, sans que personne ne vienne y remettre de l’ordre..." 

      Il y a sans doute de ça. Et en même temps, comme c’est souvent le cas dans les processus morbides, il est difficile de trouver une unique cause première (la "source du mal"). La bureaucratie produit de l’abstraction, de la tyrannie, de l’irresponsabilité et de la frustration. Qui à leur tour reproduisent évidemment de la bureaucratie. Mais comment savoir qui a été le premier bureaucrate de l’humanité ? Le plus important est de savoir comment on en sort. Par l’action concrète, libre, responsable et enthousiaste


    • vote
      Zatara Zatara 27 septembre 13:25

      @Belenos
      C’est là aussi qu’on voit à nouveau combien la dualité droite-gauche est une diversion dans les débats et à quel point elle passe à côté de l’essentiel.

      https://www.hooktube.com/watch?v=jf9j3iMmn54&feature=youtu.be&t=67


    • vote
      Zatara Zatara 27 septembre 13:29

      @Belenos
      Bercy en verlan, c’est cyber....

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique


    • vote
      Zatara Zatara 27 septembre 13:37

      @Belenos
      Le plus important est de savoir comment on en sort. Par l’action concrète, libre, responsable et enthousiaste.

      ce qui est totalement antagonique dans une société qui légifère sur tout (produisant en conséquence la bureaucratie qui va avec)... Dernièrement, j’ai eu l’impression que c’était la disparition des moeurs qui incite à légiférer pour pallier à des comportements...Je vois donc le législatif comme la source de la bureaucratie. Êtes vous d’accord ? En voyez vous d’autre ?


    • vote
      Zatara Zatara 27 septembre 13:39

      @erratum
      pour pallier à des comportements

      pour pallier à des comportements d’incivilité...



    • vote
      Zatara Zatara 27 septembre 15:52

      @Belenos
      merci... mais vous n’avez pas répondu... Voyez vous d’autres sources de développement de la bureaucratie, en dehors d’une forme de législation totalitaire, ou d’une forme de racket de caste ou d’individus en tant que moyen de promotion ?


    • 1 vote
      Belenos Belenos 28 septembre 00:31

      @Zatara
      "Dernièrement, j’ai eu l’impression que c’était la disparition des moeurs qui incite à légiférer pour pallier à des comportements...Je vois donc le législatif comme la source de la bureaucratie. Êtes vous d’accord ? En voyez vous d’autre ?"

      La mondialisation implique un mélange de moeurs incompatibles et donc un besoin législatif accru là où les habitudes et les conventions étaient suffisantes et ne nécessitaient aucune administration normative. Il faudra peut-être bientôt une Administration Centrale des Tenues de Plages (ACTP) pour éviter la guerre civile entre les pro-burkinis et les naturistes. Je pense aussi que la "filletisation" participe de la même tendance à vouloir tout codifier à l’avance au nom du "droit de n’être pas choqué".  


    • vote
      Belenos Belenos 28 septembre 03:48

      plutôt : la "filletisation" contribue à la même tendance à vouloir tout codifier à l’avance au nom du "droit de n’être pas choqué". 


    • vote
      Zatara Zatara 28 septembre 08:55

      @Belenos
      La mondialisation implique un mélange de moeurs incompatibles et donc un besoin législatif accru là où les habitudes et les conventions étaient suffisantes et ne nécessitaient aucune administration normative.

      C’est vrai. Dans ce cas précis, il y a clairement un besoin de redéfinir plus en profondeur ce qui fait société (ou plutôt ce qui fait la paix sociale si l’on peut dire, vu le penchant communautaire...), DONC mauvaise pioche avec ma remarque...

      ....puisque la bureaucratie se développe sur les champs de l’inutile.


    • vote
      Zatara Zatara 28 septembre 09:46

      @Belenos
      p.tain de vogon...

      https://www.youtube.com/watch?v=fgPopho3iOU


    • 1 vote
      Belenos Belenos 28 septembre 13:40

      @Zatara
      "DONC mauvaise pioche avec ma remarque..."

      Pas tant que ça, votre remarque reste vraie car il n’est pas réjouissant de devoir réglementer tout ce qui était auparavant tacitement convenu, ne serait-ce que pour harmoniser (comme ils disent) les pratiques des différents pays d’une "Union Européenne". Comme cette union n’est pas naturelle ni spontanée, il faut l’administrer et de l’administration artificielle à la bureaucratie, il n’y a qu’un couloir à traverser. Evidemment, avec le bordel migratoire, ça risque d’atteindre un niveau de folie jamais vu et qu’on justifiera (à tort ou à raison selon les cas) par le péril d’un chaos total né de la confrontation de moeurs incompatibles. Jusqu’à la manière de s’habiller pour aller à la piscine. 


    • vote
      A_Suivre A_Suivre 28 septembre 19:24

      Oui, Gaijin, « la bureaucratie inutile a envahit toutes les activités et se nourrissant d’elle même prolifère comme un cancer .... » J’ai un exemple concret où l’ État fait intervenir la Maison Départementale des Personnes Handicapées, la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées, le Conseil Général, la Caisse d’Allocations Familiales, les Impôts, Pôle Emploi pour en final rien. Enfin si, en réalité pour punir les personnes qui aident leur enfant handicapé. Pour ceux et celles que cela intéresse voir ce lien : http://mai68.org/spip2/IMG/pdf/Appel-du-6juin2018.pdf


    • 1 vote
      Le Celte Le Celte 26 septembre 08:40

      Je ne savais pas qu’un rosbif pouvait avoir un tel sursaut de lucidité ! 

      La technocratie, la bureaucratie, l’organisation comptable de la vie humaine semble vouloir nous transformer en fourmilière bien uniformisée et facile à dompter...je me demande bien pourquoi ? smiley

      • 1 vote
        Belenos Belenos 27 septembre 04:10

        @Le Celte
        Je crois que c’est encore plus grave que d’être transformé en fourmilière, parce que la fourmilière est une organisation très efficace (même si ce n’est guère un idéal humain) dans laquelle un bureaucrate servirait de repas aux ouvrières actives ou aux larves. Déjà dans une ferme ou un atelier de mécanique, que ferait-on d’un bureaucrate ? Alors dans une fourmilière !! A table, les soeurs, yabon la protéine !! Skronch, skronch...  smiley


      • vote
        Le Celte Le Celte 28 septembre 06:19

        @Belenos
        Bon appétit les filles ! aujourd’hui il y a des carottes ... râpées ! smiley

        Ô grand Belenos ! c’est quoi ces humains ? toujours obligés de s’organiser, ranger, classer, répertorier, ficher...écrire, pour aboutir en fin de compte à un si gros bordel social, certes très bien organisé ! smiley

        Pour preuve, j’ai dû vous ajouter au dictionnaire de correction pour éviter la surligne sous votre pseudo...pas de mémoire j’vous dis !


      • 2 votes
        pegase pegase 26 septembre 10:04
        Il suffit d’avoir à gérer une entreprise pour s’en rendre compte !

        Vous passez pratiquement 50% de votre temps à régler des paperasses administratives complètement inutiles (à part pour vous piquer du fric) ...

        Le summum en ce moment c’est EDF quand vous avez refusé le linky et que vous n’avez aucun moyen de pression sur eux ...

        Ma copine s’est vue coupé le courant pendant 1 mois, avocat, lettres d’huissiers, grosse bagarre à coups de lettre recommandées, ces salauds ont réussi quand même à lui inventer une fausse adresse (ah bon, vous n’avez pas reçu notre courrier ?), à lui inventer l’intervention de son père qui a bientôt 100 ans, complètement Alzheimerisé dans un home spécialisé, qui soi disant aurait téléphoné pour lui rompre son contrat, alors qu’elle a elle même sa tutelle, une histoire de fou smiley 

        Aujourd’hui elle est en mode réduit, elle ne peut allumer que les lampes (alors qu’elle a toujours payé rubis sur l’ongle toutes ses factures), et une nouvelle bataille juridique s’engage smiley

        Ils veulent absolument lui faire rompre son contrat d’avant 2014 ... Voilà leur but !

        En ce qui me concerne, je les ai envoyé ch**r en les menaçant de virer leur compteur de m**de, ainsi que le poteau sur la maison qui alimente aussi les voisins ; ce qui les obligerait à installer des poteaux extérieurs, pas de nouvelles depuis, je les attends de pied ferme, prêt à abattre le poteau sur le toit de la maison smiley




        • vote
          Le Celte Le Celte 28 septembre 06:34

          @pegase
          Vous vous emmerdez la vie pegase, faites gaffe au burn-out, je l’ai frôlé ! favorisez d’abord la gestion de votre propre existence/vie et vous anticiperez sereinement toutes ces pollutions cancérigènes....les indépendants sont des chasseurs-cueilleurs parqués dans un zoo ! smiley smiley


        • 4 votes
          Djam Djam 26 septembre 11:10
          Graeber a raison. Il faut lire son "Bureaucratie" (Ed. Babel poche). Eclairant.
          Le phénomène est global et particulièrement notoire côté occidental. Le développement tentaculaire de l’idéologie profit/rente/finance, phase finale du capitalisme qui ne veut pas rendre les armes, a volé tous les outils et ressources dont tout homme d’antan disposait. Certes, l’homme paysan bossait dur mais il y avait du sens dans son travail, du vivant, de la connaissance. Le "moderne" est devenu un simple outil d’ajustement et de pérennité du profit versé à une ultra minorité qui, elle, ne fout rien hormis mater ses écrans pour vérifier les courbes de ses rentes.

          Dans toutes les multinationales où turbinent des millions d’individus en costume synthétique "made in China", il n’y a plus de métier au sens noble et création d’œuvre, mais des fonctions inscrites dans un énorme dispositif d’exploitation et de rente privée. L’invention du "management", imposé ensuite dans toutes l’Europe, a mis l’ensemble de tous les gueux aliénés à la productivité privée au même niveau hiérarchique. Organisation matricielle qui dilue les pouvoirs et rend chaque employé responsable de l’augmentation constante d’un profit dont il ne profitera jamais.

          Déboulonnage de tous les petits avantages dont le salarié des "30 glorieuses" bénéficiait, au nom de "l’économie nécessaire" (au maintien de la rente d’une ultra minorité privée), l’employé d’aujourd’hui se contente de se faire appeler manager, chief machin, DRH ou marketer truc. Des termes bidons qui font office de médaille en chocolat et qui lui donnent l’impression d’une petite importance dans le dispositif.

          Aliéné également aux factures de consommation futiles en augmentation constante, aux remboursement de ses emprunts, à la "dette sociale" (cette arnaque d’économisme pervers), à l’élevage de sa progéniture qu’il rêve de pouvoir inscrite à Science-Pot ou Hachecé, cet employé est près à toutes les soumissions et duperies pour ne pas perdre le tout petit peu qu’il possède. Lui-même devenu un con-sommateur anxieux et compulsif, il n’espère qu’une chose : devenir Manager +++ et partir faire du tourisme bobo aux 4 coins d’un monde en dévastation.

          Oui, la plupart des travailleurs, fonctionnaires (stricto sensu) dans un gigantesque dispositif pervers et sans fond s’emmerdent mais... ils refusent d’arrêter. Changer suppose du courage et ils n’en ont plus.

          • vote
            hase hase 26 septembre 13:15

            Ils savent...et ne font rien, pour corriger l’inanité de leur existence. Ça a un nom ça,non ?


            • vote
              bafa@eos2mail.com 26 septembre 22:58

              oui c est ce que l on appelle le revenu uiversel encore faut il accepter de jouer le jeu, maintenant tous les jeux sont a somme nulle, exactement comme nous ,,, donc on paut tjrs inventer autre chose ca serait une preuve d intelligence, eventuellement jouer n est pas une fin en soi


              • vote
                bafa@eos2mail.com 26 septembre 23:04

                @bafa@eos2mail.com
                autrement dit notre cerveau est programme pour la survie, plus les conditions sont durs, plus notre cerveau se justifie, reste a trouve d autres raisons que la survie, dixit le Christ, un extra terrestre obviously car il n a pas ete enfante correct ?

                on peut creer car finalement on a pas demande a etre creer alors il faut tjrs renvoyer la balle a l envoyeur, si le monde nous convient pas, tout comme notre finitude, detricotons le et utlisons la laine pour nous faire un chandail, ds la froideur de cet univers cretin et non deterministe on pourra tjrs aspirer a plus de chaleur ... le bruit blanc de cet univers est obviously assourdissant



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