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Accueil du site > Actualités > Société > Mona Chollet : Pourquoi la société a besoin de sorcières
#70 des Tendances

Mona Chollet : Pourquoi la société a besoin de sorcières

Dans ce tout premier épisode de la série « Sorcières » de La Poudre, Mona Chollet décrypte pourquoi la société a besoin de sorcières (03:29) et parle de son enfance en Suisse (06:20). Elle raconte aussi les modèles de sorcières contemporaines (11:03), le fait d’avoir “une vie à soi” (15:41), les fondements économiques de la chasse aux sorcières (22:20), la confiscation de la médecine (29:10), l’écoféminisme (37:02), l’héritage culturel de la féminité (40:50), la chasse aux sorcières, un crime de masse misogyne (46:14) ainsi que la radicalité féministe (50:35).

Mona Chollet est une journaliste et essayiste née en 1973 à Genève, en Suisse. Son dernier livre, « Sorcières : la puissance invaincue des femmes » publié en septembre 2018 aux éditions La Découverte, rencontre un grand succès en librairie. Après une licence en lettres à Genève, elle part étudier le journalisme au sein de l’École Supérieure de journalisme de Lille. Une fois diplômée, Mona Chollet devient pigiste pour le magazine Charlie Hebdo. Aujourd’hui journaliste et cheffe d’édition au Monde Diplomatique, elle est également l’autrice de cinq passionnants essais documentés avec minutie. Les trois derniers sont considérés comme de véritables bibles pour les militantes féministes : « Beauté fatale - Les nouveaux visages d’une aliénation féminine » (2012 - Zones éditions), « Chez soi, une odyssée de l’espace domestique » (2015 - Zones éditions) et « Sorcières, la puissance invaincue des femmes » (2018 - éditions La Découverte).

La Poudre est une production Nouvelles Écoutes
Réalisation et générique : Aurore Meyer-Mahieu
Coordination : Zisla Tortello
Mixage : Laurie Galligani

Tags : Femmes Féminisme




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4 réactions à cet article    


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    Étirév 13 octobre 12:03

    Hommage à la Sorcière...
    La sublime Prêtresse qui chantait le cantique de la Nature, l’inspiratrice des hommes, la grande consolatrice, Celle qui était la promesse et la miséricorde, Celle qui était la science et guérissait toutes les blessures, a été chassée du temple.
    L’ignorance a pris sa place et s’est faite orthodoxie. Alors, que va-t-elle devenir ?... Qu’elle le veuille ou non, la voilà destinée à l’oeuvre sourde des conspirations.
    « Humiliée dans les petites occupations, elle qui avait vu par-dessus nos fronts, dit Jules Bois, elle fut enfoncée dans les détails obscurs. La sibylle qu’elle porte en elle fait semblant de dormir, mais s’éveille parfois.
    « La femme est en tête de l’hérésie. Chassée du temple, elle devint la sorcière. Elle paya cette révolte du plus riche et du plus précieux de son sang. Les Albigeois et les Gnostiques la glorifièrent. La sainte Sophia était pour eux la Déesse invisible. C’est dans le massacre que fut noyée cette résurrection mystique de la femme. Plus tard, quand les Bohémiens arrivent à Paris, ils disent obéir à la sublime maîtresse du feu et du métal, prêtresse d’Isis, qui dans le dernier de leurs chariots penche un front couronné de sequins sur les livres antiques. Mais la pauvre sorcière du moyen âge est encore la plus dolente. On l’extermine par hécatombes.  »
    Mais il faut un prétexte pour l’exterminer.
    On l’accuse d’exercer un pouvoir magique, occulte et tout-puissant, pour nuire à l’homme.
    Le synode de Paderborn, en son 6ème Canon, confirmé par un édit de Charlemagne, reprit la question des masques anthropophages en ces termes : « Quiconque, aveuglé par le Diable, croit, à la manière des païens, qu’une femme est sorcière et dévore des hommes, et brûle pour cela cette femme et fait manger sa chair par d’autres, doit être puni.  »
    Donc, on mangeait des femmes !... et on accusait les païens de cette invention, pour les noircir !
    Et c’est parce qu’on mangeait des femmes qu’on accuse les sorcières de manger des hommes !...
    Le synode de Riesbach et Freisingen, en 799, dit dans son 5ème Canon que « les magiciens et magiciennes devront être emprisonnés, mais que, dans aucun cas, il ne pourra être attenté à leur vie  ».
    Voilà des documents qui nous font connaître les mœurs qui existaient en ces temps.
    La puissance donnée aux femmes sorcières était immense. Une d’elles, du pays de Constance, qui n’avait pas été invitée aux noces de son village, à cause de sa supériorité, se fit, dit-on, porter par le Diable sur une haute montagne, y creusa une fosse dans laquelle elle répandit sa sécrétion urinaire, puis prononça quelques mots magiques, et, aussitôt, un formidable orage éclata qui dispersa la noce, les ménétriers et les danseurs. Tout cela prouve que le mal qui arrivait lui était attribué : c’était sa vengeance qu’elle exerçait, l’ancienne vengeance divine à laquelle on croyait toujours, quoiqu’elle ne fût plus Déesse. Elle était devenue au moyen âge la Stryge, celle qui s’envolait par les cheminées, se précipitait du haut des montagnes, devenait une chatte, etc.
    Et cependant, malgré la persécution, elle travaille, elle écrit, son esprit toujours actif se manifeste sous l’impulsion de sa plus brillante faculté, l’intuition ; c’est ce qui fait dire à Jules Bois, dans Le Satanisme et la Magie (p. 43) : « Elle se relève la nuit, écrit d’étranges pages, qui semblent ne jaillir ni de ses souvenirs, ni de ses lectures, ni de ses conversations. D’où alors ? Autour d’elle, on s’inquiète : comment croire à des fraudes ? On se récrie, on résiste, puis d’épouvante on accepte tout. C’est que l’invisible devient visible de plus en plus, il commande, il conseille, il investit la maison de sa présence outrecuidante, utile cependant. Il gère les affaires, prophétise, allonge dans la famille moderne l’ombre des vieux Dieux.  »
    La Fée Mélusine, la femme savante et bonne, n’était-elle pas représentée dans un corps qui finit en serpent par le Catholique qui la maudit ?
    Après ce massacre de la Femme, qu’allait-il rester de la société humaine ?
    « La Femme universelle, toujours refoulée par l’Eglise, la Mère étouffée par la Vierge, la Femme vraie, sans fausse honte de sa nature et de ses dons » (Jules Bois). En effet, il restait la Nature avec ses éternelles lois. Il restait la Femme !.. Déesse sans autels, Reine sans royaume, qui n’ose avouer sa royauté,... mais la prend quand même !
    Mais toutes n’étaient pas des femmes fortes, des sorcières. Il y avait aussi les femmes faibles et amoureuses de l’homme perverti. Celles-là vont au prêtre, et ce sont les riches, les joyeuses, les heureuses, celles qui plaisent aux séducteurs par leurs complaisances ; elles lui apportent leurs amours et leur or. Qui oserait critiquer la sainteté de leurs intentions ? Aussi les maris se taisaient.
    Ces bons Pères ! on les comblait vraiment, on les traitait comme des dieux ; il n’y avait pas assez de belles dentelles pour leurs surplis, pas assez d’or pour leurs ornements, pas d’étoffe assez belle pour les vêtir,... les saints hommes !
    Des mains princières travaillaient pour eux, filaient le fin lin de leur robe... Et tout cela couvrait si bien leur boue, qu’on ne la voyait plus.
    Mais les femmes fortes allaient à l’homme maudit, à celui que, par un paradoxe fréquent, le prêtre appelait « Satan », c’est-à-dire à l’homme vrai, grand et droit. Elles allaient donc au diable, elles se donnaient au diable, modeste, pauvre, déshérité comme elles.
    Ce sont eux qu’on appelle les bons hommes, on les prend en pitié parce qu’ils n’ont pas l’astuce et l’hypocrisie des grands seigneurs de l’Église. Ces naïfs sont restés fidèles à l’antique loi morale ; aussi, comme ils sont ridiculisés, avilis, meurtris, les pauvres grands bons hommes, et hués par le peuple abruti ! Mais qu’importe à ces hommes ce qu’on dit d’eux ? il leur reste la vraie femme, la grande, c’est-à-dire tout, et c’est cela qui, finalement, les fera triompher.
    [...]
    Les grandes Femmes du XVIIIème siècle continuèrent l’œuvre des « sorcières », et jetèrent dans le cerveau des hommes toutes les idées qui firent éclore la Révolution.
    Les unes étaient érudites et lisaient le grec à livre ouvert, d’autres furent des savantes qui élargissaient le champ des connaissances humaines, il y eut des philosophes, et des psychologues, des physiciennes et des naturalistes, toutes étaient charmantes et, par le charme de leur conversation, stimulaient l’esprit masculin.
    La Révolution Française c’est la résurrection de...


    • 3 votes
      Le Celte Le Celte 13 octobre 21:49

      La société a besoin de sorcières au bûcher pour réchauffer son âme refroidie.


      • 1 vote
        V_Parlier V_Parlier 14 octobre 17:55
        Pigiste pour Charlie Hebdo, auteure de "bibles pour les militantes féministes", et "sorcière" (mpfffouarff...). Finalement, est-il utile d’ajouter quelque chose, sinon que chaque semaine apporte ses nouveautés en matière de petits délires.

        En lisant ce titre "Beauté fatale - Les nouveaux visages d’une aliénation féminine", je me demande si ça veut dire :
        - Qu’il vaut mieux être moche quand on est féministe, ou...
        - Que les femmes trop belles sont manipulatrices, ou...
        - Les deux ?
        Mais pourquoi a-t-on besoin d’elles, ça je ne sais pas. Que les "sorcières" fassent leur vie sans hommes et sans acheter des PMA avec nos impôts, et tout le monde ira bien.

        • 1 vote
          La mouche du coche La mouche du coche 15 octobre 09:26

          @V_Parlier
          Merci de nous souligner que la mise en avant des sorcière est réalisée par une nervi de l’oligarchie mondialiste (ou une aspirante). On voit bien que le caractère sataniste de ces gens n’est pas un délire complotiste de notre part mais la réalité.



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