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Accueil du site > Actualités > Société > Xavier Raufer : Le phénomène des bandes violentes des cités

Xavier Raufer : Le phénomène des bandes violentes des cités

Les rixes entre bandes rivales des cités deviennent le quotidien des faits divers, exaspérant les Français. La bande est considérée par les jeunes qui la composent comme leur deuxième famille. Ces bandes sont des groupes structurés, tournés principalement sur la délinquance et la commission de violences gratuites pouvant aller jusqu’à entrainer la mort. Xavier Raufer, criminologue, ainsi que Patrick Yvars, ancien patron de la 3ième DPJ, sont les invités de Maurice Signolet, commissaire divisionnaire honoraire pour traiter le phénomène des bandes violentes qui défraie la chronique par la commission d'agressions violentes et meurtrières.

Tags : Violence urbaine Banlieue Criminalité




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16 réactions à cet article    


  • 4 votes
    Conférençovore Conférençovore 6 mars 14:16

    J’ai vu ça hier. 4 éléments essentiels : 

    1/ Le phénomène n’a rien à voir avec celui des blousons noirs. C’est l’argument bidon que ressortent bcp de gens qui nous expliquent, qu’en réalité, ce phénomène a toujours existé, la preuve : les blousons noirs... Bah non. Comme l’explique Raufer, les blousons noirs étaient souvent des mecs lambdas qui bossaient la semaine et allaient se foutre sur la gueule le samedi soir. Il y avait bien des loubards qui trempaient dans des activités de délinquance ou de petite criminalité mais le milieu (le grand banditisme) n’a jamais été très fan de ces petites frappes instables. c’était deux mondes assez hermétiques. Le milieu veut du stable, de l’organisation, des activités durables (prostitution, jeux, came mais en gros, pas au détail, et pour qq équipes spécialisées, les bracos). Là, on a basculé dans autre chose : des pans de territoires tenus par des équipes qui recrutent très tôt. On a désormais des gamins qui dès 7-8 ans évoluent dans un environnement où la corrélation travail-salaire n’a plus de sens. Ils grandissent dans des environnements intégralement sous contrôle de.

    2/ Le lien évident entre immigration et le phénomène : Raufer dit, avec des chiffres, des expériences de terrain réelles, des analyses, ce que tout le monde constate. Ce phénomène de racaille, d’ultra-violence, de territoires gardés et défendus coûte que coûte, de guerres entre quartiers/villes/arrondissements n’existe QUE dans certains quartiers et QUE avec certaines pop. C’est une évidence empirique mais, en tant que criminologue, Raufer a toutes les données à disposition pour le dire de manière directe, factuelle et quasi impossible à démentir. Et il ne risque aucun procès. Je pense même que le système se garde bien de ne surtout pas entrer dans ce jeu sachant très exactement ce qu’il a à y perdre, à savoir se retrouver à admettre l’échec cuisant de 60 ans d’immigration de masse et de peuplement africaine. Raufer reste donc relativement invibilisé ou cantonné à des médias de niche (Sud Radio, Boulevard Voltaire, TVL...), précisément parce que ses analyses atomisent la culture de l’excuse, l’argument matérialiste toujours mis en avant (et qui est faux), la réalité sur le laxisme judiciaire, la complaisance de certains politiques et médias et enfin, ce "qui fait quoi" qui fait très mal.

    3/ La débilité : c’est clairement ce qu’il dit ici et il n’est pas le seul à l’avoir constaté. Même des petites gauchistes comme Tatiana Ventôse l’a expérimentée... On est très souvent en présence de "jeunes" cons, au sens premier du terme : émotionnellement instables (sujet que traite très bien le pédo-psychiatre et expert des déviances juvéniles Maurice Berger), dotés d’une faible intelligence, sans aucune barrières morales, avec nue maîtrise de la langue qui se résume à qq centaines de mots, sans culture. Ces jeunes, très souvent, ne pourraient probablement rien faire d’autre tant ils n’ont aucune constance et sont incapables de suivre des règles y compris les plus basiques, ce qui les rend inemployables et pénalise également les autres qui viennent des mêmes quartiers qui, eux, pourraient faire quelque chose (et qui y arrivent souvent d’ailleurs). A part les mettre au un régime militaire, pour certains, c’est définitivement perdu.

    4/ La solution : Pour Raufer elle est simple : "dissoudre" ces bandes. De mon point de vue, cela me semble bien plus complexe. Effectivement cela résoudrait le pb des racailles mais le pb est que, comme dit au 3/, certains de ces jeunes sont non seulement irrécupérables mais, en plus, dans certains quartiers, une part importante de la population vit sous perfusion d’aides sociales et des retombées des trafics. Si aucun gouv ne traite la question, c’est bien parce qu’elle est explosive et se résume à une question : en admettant que l’Etat reprenne le contrôle de ces 800 (sans doute plus) enclaves, comment gérer ces centaines de milliers de gens qui vivent directement (entre 200 et 300 000, première entreprise de France) et indirectement de ces trafics ?

    Si l’on veut tenter de mettre un frein à cette ensauvagement, les solutions sont multiples : d’abord mettre un terme à l’arrivée de ces pop, déchoir les binats criminels et les expulser ainsi que les étrangers qui représentent 20% des taulards alors qu’ils ne sont que 5%. Mais il faudra également offrir des perspectives à ceux qui veulent s’en sortir et il en existe notamment une qui nécessite réellement des bras : la mutation (de toutes façons indispensable) de notre agriculture en perma qui aura besoin de centaine de milliers de bras.

    C’est en remettant la valeur travail au centre des politiques, le mérite également, la droiture que l’on y arrivera. Et nombre des habitants de ces quartiers seront tout à fait d’accords pour que l’on passe le kärcher, pourvu que cela ne soit pas juste un one-shot sans aucune perspectives derrière ou encore de la com... 


    • 3 votes
      sirocco sirocco 6 mars 14:32

      @Conférençovore

      "C’est en remettant la valeur travail au centre des politiques, le mérite également, la droiture que l’on y arrivera."

       
      Travail... mérite... droiture.... nos "politiques" uniquement préoccupés de se remplir les poches (légalement ou non) vont se sentir insultés par ces gros mots ! 

      Autant attendre d’un chameau qu’il passe par le chas d’une aiguille...


    • vote
      sls0 sls0 6 mars 14:41

      @sirocco
      C’est vrai que s’il y a un mauvais exemple en haut et que l’on s’aperçoit que la justice n’est pas efficiente, le pas vers la criminalité est plus facile. Ca s’observe en Amérique latine, je suppose qu’ailleurs ce ne doit pas être différent.


    • 1 vote
      Conférençovore Conférençovore 6 mars 14:55

      @sirocco
      Nos politiques ne sont pas tous pourris. C’est un monde où il y a de tout, y compris des gens très bien même si, il est vrai, ils ne sont pas majoritaires.
      En outre, je l’ai déjà dit mais le répète : une écrasante part de la responsabilité de ce bordel incombe aux gens qui votent ou qui préfèrent laisser les autres décider (tout en se plaignant ensuite du résultat... sinon, ce n’est pas drôle...). Tant que 4 Français sur 5 continueront à se maintenir dans cette attitude d’employés (d’esclaves en réalité) sempiternellement mécontents de leurs chefs mais infoutus d’envisager que, soit ils pourraient prendre des responsabilités eux-mêmes, soit, a minima, faire confiance à des gens qui expriment la volonté de mettre un terme à ce cirque, alors le bordel continuera. 


    • vote
      sls0 sls0 6 mars 16:09

      @Conférençovore
      Au premier tour on vote pour le candidat qui nous plait.
      Au second tour depuis 20 ans on a le choix entre deux salopes. Je ne vote pas au second tour. Au second tour on ne vote pas pour un candidat mais contre un des candidats.
      En voyant que parmi tes lectures il y a gavroche et les écrits de Paris qui sont deux revues de collabos, je me doute que ça te fait chier qu’on ne vote pas pour une des salopes qui est peut être très bien pour toi mais qui se traine un paquet de casseroles pour d’autres.


    • vote
      Conférençovore Conférençovore 6 mars 18:05

      "En voyant que parmi tes lectures il y a gavroche et les écrits de Paris qui sont deux revues de collabos"

      Bah didon... mais c’est qu’il en voit des choses le touriste sexuel, du fin fond de son meublé de 52m² à 350 € ! Impressionnant... T’as quand même oublié Mein Kampf, le Protocole des sages de Sion et l’intégrale de Faurisson. Ce sera sans doute pour une prochaine fournée, entre deux anecdotes et une nouvelle liste à balancer aux autorités... smiley


    • vote
      sls0 sls0 6 mars 18:34

      @Conférençovore
      C’est rivarol, non gavroche et les écrits de Paris dont le directeur de rédaction est Jérôme Bourdon ton modèle de journaliste.
      Je peux retrouver ton commentaire, il remonte à moins de deux semaines.


    • 2 votes
      Conférençovore Conférençovore 6 mars 19:15

      @sslow
      Si tu veux. Je n’ai jamais écrit qu’il était mon modèle de journalisme mais qu’il était journaliste. Dans ce fil, je t’ai ridiculisé une fois de plus donc n’hésites pas petite balance... smiley


    • vote
      sls0 sls0 6 mars 19:45

      @Conférençovore
      Il commence à affabuler comme le cochon, il s’invente des victoires.


    • vote
      sls0 sls0 6 mars 14:31

      Xavier Raufer celui qui déforme les stats pour qu’elles aillent dans le sens de son idéologie.

      Il ne manque que l’autre escroc de Bauer.

      Maurice Signolet qui s’en foutait pas mal lors des événements d’Aulnay sous bois.

      Avec Patrick Yvars une des figures du front national, on peut s’attendre à quelques écarts avec le factuel et une sacré dose de propagande.

      Référence au prof menteur de Trappes.

      Le jeune Youri ne faisait pas partie d’une bande ?

      Tiens, les blousons noires étaient des anges, chez moi dans ma jeunesse ce sont les seuls qui ont tué.

      Beaucoup de "c’est gens là".

      Ca remonte à Giscard l’oublie des cités, avec la crise économique ça ne s’est pas amélioré.

      Les flics faisaient leur boulot jusqu’à Sarko et sa tête pensante Bauer.

      Avec lui les flics sont devenus un outil électoral, il fallait du chiffre, les boss sont devenus des managers, un flic avait le même nombre de points avec des amendes pour un non port de ceinture que pour résoudre un problème de délinquance.

      La police maintenant c’est se faire des points pour sa promotion et celle de son chef.

      Le jour où les délinquants téléphoneront au volant ou ne porteront pas leur ceinture, ils vont payer.

      Une police avec des indicateurs à but électoral.

      Les chiffres de la délinquance en France ne sont presque plus exploitables depuis la salade de Bauer.

      La période Sarko c’est le grand inconnu car les bases de calcul ont changé. Pour cette période on regarde les chiffres à l’étranger pour se faire une idée de ce qui s’est passé en France.

      Pour ceux qui peuvent perdre un peu de leur temps, une explication de la privation relative qui est un moteur important de la criminalité ci-dessous.


      • vote
        sls0 sls0 6 mars 14:33

        @sls0
        la pauvreté et/ou un faible niveau d’éducation (voire même l’absence d’éducation) provoquent un sentiment de privation absolue alors que les inégalités de revenu (et les inégalités sociales d’une manière générale) engendrent une privation relative chez les individus les plus défavorisés.

        certaines formes du vice et du crime constituent une réaction « normale » à une situation dans laquelle les individus se trouvent dans la quasi-impossibilité d’employer des moyens légitimes et traditionnels qui leur permettraient de réaliser la réussite financière que la civilisation leur présente comme un but désirable.

        Les théories économiques et sociologiques se rejoignent donc sur le fait que nt réussi, et vont se voir exclus de la société. Les crimes violents ne sont rien de moins qu’une réponse à cette exclusion et une manifestation de cette frustration.

        Ce modèle peut toutefois apparaître incomplet dans le sens où, si les individus

        comparent bien leur revenu espéré dans chacune des activités (légale et illégale), ils comparent également leur revenu à celui des autres individus. Cette comparaison va engendrer un sentiment de privation ou de satisfaction relative, selon la « place » de l’individu dans la société.

        l’absence d’un revenu légal espéré suffisant peut conduire un individu à commettre un crime contre la propriété. De plus, le crime peut être vu comme un moyen d’accroître son revenu et d’améliorer sa position sociale, en d’autres termes de réduire son sentiment de privation relative. Néanmoins, la pensée sociologique va plus loin, suggérant que l’anomie (absence de normes) peut également conduire à la délinquance.


      • vote
        sls0 sls0 6 mars 14:36

        Suite :
        Il y a plus de crimes commis en ville du fait que les gains espérés sont plus élevés et la probabilité d’arrestation plus faible qu’ailleurs (car le nombre de policiers par habitant est plus faible en ville et les possibilités de se cacher sont plus importantes)

        Le taux d’urbanisation est introduit dans les estimations afin de contrôler pour cet effet. De plus, il est désormais établi que la violence est essentiellement le fait de jeunes hommes. Nous introduisons la part de la population municipale des hommes entre 15 et 24 ans afin de contrôler pour ce fait stylisé. Les sociologues et criminologues ont également montré que le crime est fortement corrélé (positivement) avec l’instabilité familiale et en particulier avec la part des ménages dirigés par des femmes seules.

        Enfin, le nombre de policiers militaires par habitant (équivalent des gendarmes) est introduit comme variable de dissuasion.

        La criminalité dépend de la distance des criminels au marché de l’emploi.

        les résultats montrent que les participants ayant subi un échec personnel manifestent plus de préjugés que ceux ayant obtenus un feedback neutre. Selon les auteurs, ces résultats montrent bien que le préjugé, l’évaluation négative d’autrui, sert à réparer ou restaurer l’image de soi suite à une menace à l’intégrité du soi. Spencer (1997)


      • 1 vote
        Nainconnu 6 mars 18:09

        Infecte petit tapin , si tu nous parlais plutôt de la violence des bandes qui sont au gouvernement .

        Hein ? Guerres illégales , politiques mortifères , faux et usage de faux , décisions anticonstitutionnelles ... Etc etc ... Mais en bon tapin Raufer préfèrera nous dire de regarder le dioigt alors que la lune est pleine !!!


        • vote
          Scalpa Scalpa 6 mars 18:48

          Un fait nommé haine ou une fée !


          • 5 votes
            Hijack ... Hijack ... 7 mars 01:05

            Analyse rapide du sujet : le phénomène de bandes (racailles etc ...) est un fait de société française. Ces jeunes, s’ils étaient au bled, ils ne bougeraient pas une oreille ... pourquoi ? Tout simplement que là-bas, ils seront vite arrêtés, jugés sévèrement, punis.

            Si en France, on agissait de la sorte ... le phénomène de bandes s’éteindrait de lui-même. C’est simpliste, je sais, mais les choses les plus emmerdantes ne se règlent pas avec des dissertations, des colloques, des théories différentes à chaque parti politique, ni par des clashs communautaires, ni par une révolution.

            Conclusion : le phénomène est tellement bête que l’on dirait bien que c’est presque voulu (ou laisser faire volontairement).


            • 2 votes
              Hijack ... Hijack ... 7 mars 01:09

              J’oubliais, mais c’est tellement évident : ce phénomène est amplifié par l’émigration à tour de bras et là aussi, c’est voulu. Pour faire simple.



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