Grand Corps, désolé, de toi j’suis pas malade, même si tu nous emmènes en ballade, regardes au loin ce chemin tourne en rond, mais pour franchir ce fleuve, il me faut un pont .
c’est comme si Gainsbourg avait inventé le rock à la place d’Elvis Presley, comme si Telephone était monotone, et que Jacques Higelin pleurait dans son coin .
aujourd’hui,je suis armé jusqu’aux dents, demain je serai tendre comme un enfant, j’ai un coup de nerf, ouais, faut qu’ça saute ! tant pis si je me fais pas de potes .
quand y’ a un moule, faut bien le casser, et il faut surtout pas se résigner à faire ce que le monde attend : humour, tendresse et engagement.
c’est le grand soir de la slam session, est-ce que je reste à la maison ? j’ai les mots qui m’chatouillent alors je sors ma grat’, tant pis si je me prend des tomates !
mort né, mort né, le slam est mort né
mais cette chanson au coeur écorché, c’est comme un suicide ,tant pis si j’me rate, même si j’ai raison, tant pis si j’en claque, j’vais mettre un coup d’pied à tous ces clichés.
j’en ai marre d’entendre les mêmes rengaines comme si on avait les mêmes peines, slamothérapie,pour toi j’ai la haine, c’est cool,c’est gratis, mais c’est toi mon ’blême !
j’voudrais un slam qui m’donne la patate, qui m’fasse oublier qu’ j’en ai plein les pattes, je veux être surpris par un nouveau texte, un truc même pas beau que j’prend en pleine tête !
pour la poésie, je reste dans mon lit, pour philosopher, je reste bien planqué, des mots pour des mots, j’suis pas intello, c’est juste des idées posées sur le papier .
mort né, mort né, le slam est mort né (x2)
le sens des mots , c’est tout ce qui m’importe, c’est comme ouvrir une nouvelle porte, c’est pas poétique et parfois ça pique, la lumière née des mots électriques .
partout où je passe même si je dérange, même si parfois je suis pas un ange, t’as pris une balle,ouais, ça fait mal, mais c’est après le slam que je râle .