Le contrepoison au gender et son pendant de contrôle social, serait la religion ? Ah cette blague... Machiavel : "...ils (chefs de l’Eglise) ont assez d’influence sur le peuple, par le moyen de la confession, pour parvenir à le persuader qu’il est mal de médire de ceux qui gouvernent mal ; qu’il est utile de leur montrer de l’obéissance, et de laisser à Dieu seul le soin de punir leurs égarement ; ainsi cette engeance, sans nulle crainte d’un châtiment auquel elle ne croit point et qu’elle ne voit point venir continue à faire tant de mal."
Le mouvement du Che et de Castro s’appelait Mouvement Nationaliste Révolutionnaire (rien à voir avec nos nostaliques d’ici), le premier était médecin et l’autre avocat, donc comme d’hab Famine (qui a plus la mentalité d’un texan que d’un nationaliste latino américain) a tout faux, rien que de très ordinaire me direz vous.
Petite réflexion de Nietzsche très mal traduite me semble t il par rapport à celle que je possède (ex : 3 siècles au lieu des 3 millénaire de la mienne) :
Où il faut partir en voyage.
— L’observation directe de soi est loin de suffire pour apprendre à se
connaître : nous avons besoin de l’histoire, car le passé répand en nous
ses mille vagues ; nous-mêmes nous ne sommes pas autre chose que ce que
nous ressentons à chaque moment de cette continuité. Là aussi, lorsque
nous voulons descendre dans le fleuve de ce que notre nature possède en
apparence de plus original et de plus personnel, il faut nous rappeler
l’axiome d’Héraclite : on ne descend pas deux fois dans le même fleuve. —
C’est là une vérité qui, quoique relâchée, est demeurée aussi vivante
et fécondeque jadis, de même que cette autre vérité que, pour comprendre
l’histoire, il faut rechercher les vestiges vivants d’époques
historiques — c’est-à-dire qu’il faut voyager, comme voyageait le vieil Hérodote et s’en aller chez les nations — car celles-ci ne sont que des échelons fixes de cultures anciennes sur lesquels on peut se placer ;
— il faut se rendre surtout auprès des peuplades dites sauvages et
demi-sauvages, où l’homme a enlevé l’habit d’Europe ou ne l’a pas encore
endossé. Mais il y a un art de voyager plus subtil encore, qui n’exige pas toujours que l’on erre de lieu en lieu et que l’on parcoure des milliers de kilomètres. Il est très probable que nous pouvons trouver encore, dans notre voisinage, les trois derniers siècles de la civilisation avec toutes leurs nuances et toutes leurs facettes : il s’agit seulement de les découvrir.
Dans certaines familles et même dans certains individus les couches se
superposent exactement : ailleurs il y a dans les roches des fractures
et des failles. Dans les contrées reculées, les vallées peu accessibles
des contrées montagneuses, au milieu de communes encaissées, des
exemples vénérables de sentiments très anciens ont certainement pu se
conserver ; il s’agit de retrouver leurs traces. Par contre, il est peu
probable qu’à Berlin par exemple, où l’homme arrive au monde exsudé et
lessivé de tout sentiment, on puisse faire de pareilles découvertes.
Celui qui, après un long apprentissage dans cet art de voyager, a fini
par devenir un argus aux cent yeux, finira par pouvoir accompagner
partout son Io — je veux dire son ego — et trouver en
Égypte et en Grèce, à Byzance et à Rome, en France et en Allemagne, à
l’époque des peuples nomades et des peuples sédentaires, durant la
Renaissance ou la Réforme, dans sa patrie et à l’étranger, et même au
fond de la mer, dans la forêt, les plantes et les montagnes, les
aventures de cet ego qui naît, évolue et se transforme. C’est
ainsi que la connaissance de soi devient connaissance universelle, par
rapport à tout ce qui est du passé : de même que, selon un enchaînement
d’idées que je ne puis qu’indiquer ici, la détermination et l’éducation
de soi, telles qu’elles existent dans les esprits les plus libres, au regard le plus vaste, pourraient devenir un jour détermination universelle, par rapport à toute l’humanité future.
la nation, c’est le peuple d’hier : Si par hypothèse malencontreuse le peuple d’aujourd’hui devait soudain disparâitre pour une cause ou pour une autre, elle aurait fière allure votre souveraineté nationale du peuple d’hier et de demain. Votre complément à la définition de la nation m’a l’air d’une sacrée coquille vide. Il n’y a que les vivants pour interpréter, interroger, refuser, épouser, incarner ou renouveler l’héritage des générations passés et préparer les conditions des futures. C’est votre définition qui me parait un peu fumeuse avec ses catégories abstraites, ces esprits en soi qui n’ont traces que dans nos cerveaux.