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Commentaire de alceste

sur Que pensez-vous d'Alain Finkielkraut ?


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alceste (---.---.233.134) 17 février 2009 11:31

Que l’on fasse le procès d’Alain Finkielkraut en raison de ses engagements idéologiques ( sur le conflit des Balkans, sur les émeutes de 2005, dans son interview à "Haaretz") , ne me paraît pas anormal : il donne et prend des coups, c’est la loi du genre. Et sur ce plan, je suis en totale opposition avec ses points de vue.

Mais ce que je vois ici ressortit du tabassage pur et simple. Le registre des insultes - "crotte, merde, con, dégénéré" - est en soit révélateur d’un prurit de détestation. On procède aussi par associations gratuites : Finkielkraut est un people, Finkielkraut est un jetsetter, etc. A la charge de Finkielkraut on note également qu’il incarne "l’école de la république" dans toute son horreur, tant il est vrai que quelqu’un qui soutient que l’enseignement est une chose sérieuse, voire un engagement exigeant est devenu la bête à abattre. ( Et tant il est vrai aussi que la lumière passe par des intellectuels aussi profonds que M. Bégaudeau.) A noter qu’on lui a même parfois reproché sur Agoravox d’être un maussade, un rechigné, un lugubre, péché mortel dans une ère de jovialité obligatoire.

En bref, ce que je constate, c’est que le " votre opinion sur FinkielKraut " est devenu une sorte de rituel, une « tournante » qui permet à tout un chacun de s’affirmer comme étant vraiment de gauche.

Avoir lu, ou lire l’écrivain en question est , semble-t-il , superflu dans ce genre d’exercice. C’est aussi une prise de risque inutile, on s’apercevrait peut-être que l’homme est intelligent,sensible, réfléchi. La sagesse de l’amour, 1984, La Défaite de la pensée, 1987, La Mémoire vaine, du Crime contre l’humanité, 1989, L’humanité perdue, 1996, Le Mécontemporain. Charles Péguy, lecteur du monde moderne, L’imparfait du présent. Pièces brèves, Paris, Gallimard, 2002 Enseigner les lettres aujourd’hui, 2003


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