"Généralement, ils choisissent entre rien (pas d’acte sexuel parce que la personne qu’ils désirent ne veut pas) ou un viol."
On est 6 milliards sur terre, environ 50/50 hommes/femmes.
Quelques milliards d’individus pour choisir, on peut toujours trouver quelqu’un qui veut et qui nous plait.
L’explication du besoin immédiat pour assouvir ses pulsions est une "solution" de facilité. Il y a toujours d’autres solutions si on respecte les autres.
Cette "solution" est bien un rapport de domination du plus fort.
"Par ailleurs, c’est peut-être ton fonctionnement psychologique à toi, mais il y a pas mal de personnes dont le plaisir n’est pas fonction du ressenti de l’autre."
Même sans faire attention au ressenti de l’autre, le fait d’apprendre à se connaître permet de se donner plus de plaisir, au lieu d’appuyer là ou ça fait mal, on appuie là ou ça fait du bien, et ça marchera même si on est pas vraiment à l’écoute du corps de l’autre cette fois là.
"Il y a même des personnes qui ont besoin de la souffrance d’autrui ou de se placer dans un rapport de domination pour que cela les excite vraiment."
ça rejoint l’idée de la volonté du pouvoir sur l’autre.
Bien sur, j’ai déjà fait du roleplay occasionnelement avec domination "light" de l’un ou de l’autre partenaire, mais c’est un jeu amoureux consenti, et non subi.
Vouloir dominer pour dominer montre qu’on a des carrences dans d’autres domaines. C’est un mécanisme de compensation.
De plus nous vivons dans une société hiérarchisée, et personne ne veut être le dernier, car notre société glorifie les forts.
Du coup le sexe devient un outil de rapport de force comme d’autres (argent, pouvoir, ...).
Dépasser ce réflexe atavique demande un énorme travail sur soi.
Mais c’est comme toute activité qui donne du plaisir, au début on galére parce qu’on est mauvais, puis on l’aprécie parce qu’on prend de l’aisance avec celle-ci (art, sport, ...)
J’ai toujours considéré que nous pouvions toujours apprendre et que tout le monde pouvait apprendre.Il n’est jamais trop tard pour commencer.