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Commentaire de Popu

sur Ton corps est tatoué


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Popu (---.---.206.172) 19 juin 2009 10:13

Plutôt que de commenter en tous sens une information d’une banalité inouïe, ne serait-il pas plus constructif d’étudier la réalité tapie derrière le fait divers -ne manquant pas d’intérêt, elle ?

Premier constat apparent, l’abrutissement de masses préférant d’insensés signes de distinction à de vraies revendications. Quelle aubaine n’est-ce pas pour le pouvoir en place que tous ces pseudo rebelles tatoués jusqu’à la moelle et préférant croupir à la maison, Mac Do en main et navet à l’écran, que de descendre dans la rue pour y scander de plus authentiques révoltes. Leurs uniques manifestations : les raves parties ! Au moins, naguère, les ouvriers avaient-ils une conscience de classe, une solidarité les menant à la grève. Ah, les beaux dégâts du libéralisme que voilà !

En second, la fille, un brin paumée dans une Belgique wallonne en crise : déstructuration du tissu social, paupérisation des plus démunis, d’où la recherche d’échappatoires (boisson, drogue, tatouages et compagnie !).

Eh oui, on peut deviner tout ça derrière ces quelques images !

Ensuite, la bêtise du moderne et son inconséquence, car la gamine est tout de même bien peu convaincante. Ceci, doublé au final du « Désir du pénal » comme aboutissement de ce sentiment qui l’habite, à savoir le ressentiment.

On la connaît la petite musique humaine, débutant sur un mouvement fougueux, une envolée lyrique : pam, pam, pam, « je fais une connerie parce que c’est mon choix », et s’achevant par un lamento : « victime auto proclamée, je demande réparation ».

Et encore, l’hystérie du moderne -ici une jeune fille- pour qui le port d’un string serait éminemment sensuel -pas plus sale qu’une ficelle dans le cul, et de moins bandant aussi : « vive la dentelle ! »-, et un tatouage une marque d’individuation -quand tous les idiots, de fait, par définition se ressemblent... et s’assemblent.

Et enfin, pour conclure et appréhender totalement cette saynète drôle et drolatique prenant place sur le théâtre des comédies humaines, il suffit de regarder le tatoueur, une seconde, pas plus ! Car, entre nous, iriez-vous chez pareil allumé pour vous faire estampiller tel un veau ? Oui, soyons sérieux, rien qu’un instant !... ce n’est pas même un homme le garçon, un androïde peut-être, un clone sait-on, un résidu de fond de capote, il se peut... un condensé de tous les musées des horreurs du monde, c’est certain ! S’ils étaient plus raisonnables et n’encourageaient pas la modernité, on serait tenté de demander à nos psys de service d’introduire en leur répertoire nosographique quelque nouvelle pathologie à la gloire d’un tel énergumène. Alors, Etat-limite contemporain ? Surfeur sur Borderline ? Pré-Schizophrénique modernum ? Ad libitum !


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