Il y a également le cas de Salomé Zourabichvili, mais dans un sens contraire, c’est-à-dire qu’elle n’avait pas la nationalité géorgienne, mais elle voulait absolument y faire une carrière politique.
http://www.colisee.org/article.php?id_article=1060
Quant à la double nationalité, ce n’est pas souvent un choix. En effet, suite à la naturalisation, ou naissance de parents étrangers, la personne porte de fait la double nationalité. Rares les pays qui autorisent (un droit) à leurs ressortissants d’abandonner leur nationalité d’orgine. Ceux qui l’autorisent, cela suppose des démarches à n’en pas finir, donc les gens ne le font pas pour éviter les tracasseries administratives.
Ce qui est plus discutable, ce n’est pas les gens qui se trouvent avec un héritage tout récent, avec des parents encore étrangers par rapport au pays de leur enfant lequel est national, mais ceux qui ont vécu en France depuis plusieurs générations, ils gardent étonnamment un lien plus qu’imaginaire ou romantique envers un Etat, auquel ils sont dévoués et prêts, pour des convictions religieuses ou nationalistes, à ne voir en la France qu’un outil pour le défende.
Par ailleurs, même si on n’est pas pour Marine Lepen et son parti, la candidature d’Eva Joly, dans ce contexte de globalisation financière, renforce l’idée qu’il n’y a pas de différences, ni de spécificités culturelles.
Même si le programme est important et que l’intégrité est primordiale, la personne doit en principe "symbolisée" son pays. On a bien vu ce que cela a donné en votant pour un type qui n’a pas de culture, il est made "finance international".
Le même problème a été soulevé pour la candidature de Sonia Gandhi. Beaucoup de pays continuent d’attacher de l’importance à s’identifier en leur représentants politiques.