• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile


Commentaire de poetiste

sur Willy un SDF meurt à Chambéry


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

poetiste 11 mars 2011 23:30

Laissés pour compte.

 

Il arrive que l’on parle d’une personne morte à la rue.

En réalité, ce sont des dizaines de personnes, des centaines tous les ans et cela n’intéresse pas les médias, ni les politiques, ni les syndicats, ni personne puisque le problème est toujours là et qu’il s’accroît.

1987 : J’ai travaillé 6 ans auprès de ces personnes. Oui, oui ! La crise cardiaque, je connais : la chemise découpée, la piqûre d’adrénaline, les « fers à repasser » qui vous font bondir la cage thoracique. Et l’abandon : pas moyen de redonner vie à cette personne.

J’aurais volontiers quitté cet emploi en disant : mission accomplie, si l’exclusion avait été résolue en France.

23 ans et pas de changement. La société riche fabrique toujours de l’exclusion et les facultés d’indignation et de partage ne sont toujours pas au rendez-vous.

On a greffé des emplois sur cette exclusion comme si on voulait l’entretenir éternellement et la banaliser. Je n’ai fait que de l’assistance aux mourants.

Et d’autres comme dans le « collectif des morts de la rue » (voir sur leur site), qui donne une sépulture décente à ceux qui meurent à la rue.

Il semblerait que, paradoxalement, la démocratie ne rime pas avec solidarité et c’est bien là le signe d’une décadence ;

J’ai vu les dernières secondes de 47 personnes de la rue. Voulez-vous que je parle « d’identité nationale » ?

 

 

 

 


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès


https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/