Donc vous quand on vous montre une petite vidéo avec des bonhommes bleus, vous y croyez ? Oh, je pense que je ne vous ferais pas changer d’avis, mais j’espère que les gens liront ceci et ne tomberons pas dans le piège de votre propagande libérale.
1. "En France les personnes ayant une productivité inférieure à 1700€ (ce que coûte à peu près un employé pour son entreprise) ne peuvent pas être embauchées"
C’est faux. Si elles sont nécessaires au bon fonctionnement de l’entreprise, elles sont embauchées. C’est la productivité d’une autre personne, plus productive, qui permet de payer son salaire. L’important c’est qu’en moyenne la productivité soit supérieure à 1700€, ce qui est le cas. Votre doctrine et la vidéo ont un point de vue beaucoup trop individualiste.
2. (dans la vidéo) "Le patron ne peut pas embaucher quelqu’un avec un salaire aussi bas qu’il veut, même lorsqu’il n’y a pas de SMIC"
C’est aussi faux ! Cela serait vrai dans un monde où l’offre d’emploi serait supérieure à la recherche d’emploi. Mais il a toujours été dans l’intérêt du patronnât de conserver un chômage élevé afin de conserver une pénurie d’offre. Ce ne sont pas les employeurs qui sont en compétition sur le marché du travail, mais les employés.
3. "Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Pourquoi ne pas mettre un SMIC à 5000€ ?"
Parce que la valeur du SMIC doit rester inférieure à la productivité moyenne des français. Le SMIC est un moyen de redistribuer les richesses entre les travailleurs.
4. "Vaut-il mieux qu’une personne travaille, même pour gagner peu, et dans la perspective de gagner bientôt plus, ou qu’elle soit condamnée à rester sans emploi, tentant de survivre grâce aux allocations ?"
Et le chômage, ça sert à quoi ?
Le modèle social français est un modèle humaniste qui croit au progrès humain avant le profit (parcequ’il n’y a pas que le profit qui compte...). Il a été mis en place de haute lutte par des générations de travailleurs. Et depuis le départ le patronat a cherché à endoctriner les population pour dementeler ce modèle. Pourquoi croyez vous que les syndicats sont tellement discrédités dans ce pays ?
Le SMIC sert à endiguer la pauvreté avant tout. Pas le chômage. Car en France, nous ne voulons pas de pauvre. Le chômage, en contre-parti, est une forme de redistribution des richesses entre les travailleurs à forte productivité et ceux à plus faible productivité. Parce-que figurez vous que tout les humains ne sont pas égaux (en productivité)... Ils ont beau travailler comme des dingues, il y en aura toujours qui gagneront plus en foutant quasiment rien. Et ça, c’est injuste. Donc lorsqu’il n’y a pas de travail pour tout le monde (ce qui est le cas, et qui sera de plus en plus le cas au vu des problèmes écologiques que nous rencontrerons), on ne peut accepter que la pauvreté soit augmentée (même en temps de crise).
Le chômage est la seconde forme de redistribution, orchestrée par l’état, qui permet justement aux gens de se former afin de retrouver un emploi. Il y a aujourd’hui au moins 15% de non-emploi (à la louche puisque l’état bloque avec des statistiques pourries). Le chômage structurel (gens qui ne veulent pas travailler + gens qui changent d’emploi dans le cas du plein emploi) est de 5% environ. Vous êtes donc prêt à créer 10% de pauvres de manière injustifiée ? Tout ça pour faire payer 3% de la population qui ne veut travailler.
De toute manière, c’est inéluctable. Le progrès technique fait augmenter le chômage. Au même moment, le désastre écologique auquel nous nous exposons nous empêchera de produire à l’infini. C’est une évidence. Il est inimaginable de faire travailler 7 milliards d’êtres humains à plein temps. L’humanitié n’a pas besoin de cela pour vivre ! Par contre, à coup sûr, cela la détruira.
Le seul espoir qui peut rester à nos populations pour vivre de manière durable, c’est de se contenter de moins tout en travaillant moins. Avec nos connaissances actuelles (et sans remettre au cause tout ce qui touche au sanitaire), si nous acceptions de vivre avec moins de produits inutiles. Si nous mettions fin à la dégénérescence programmée. Nous n’aurions alors qu’à travailler une vingtaine d’heure par semaines.