Tant qu’on évite d’être précis, on s’autorise à se tromper.
"Par définition un trou noir est noir est on ne peut pas
le voir. On ne peut que voir ses effets sur son environnement et ses
effets, on les voit."
Le paradigme du trou noir n’est qu’un paradigme, en ce sens il a des limites quant à la pertinence de l’explication du phénomène qu’il sert à décrire. Ce que ça signifie c’est qu’historiquement le trou noir est une idée et qu’il a été utile d’utiliser l’image du trou noir pour décrire cette idée.
Concrètement, en prenant parti que le trou noir puisse exister, malgré les graves problèmes théoriques qu’il pose (génération d’un infini), il y a plusieurs sortes de manières de repérer sa présence, et l’effet de lentille gravitationnelle n’en est qu’une et pas fiable de surcroît (quand on prétend que 80 à 90 % de l’univers est composé de matière inconnue, on devrait être plus réservé sur l’affirmation qu’une lentille gravitationnelle trahisse la présence d’un trou noir).
NB : je ne dis pas que c’est ce que tu affirmes BlackMatter, mais je précise.
Bref, il existe plein de cas théoriques où l’on pourrait "déceler" la présence d’un trou noir par les effets de radiation électromagnétique (dans la bande de la lumière aussi) et que par conséquent, on pourrait "voir".
Qu’en est-il des observations ?
On voit donc effectivement des phénomènes que l’on ne sait pas attribuer aujourd’hui à autre chose qu’à ce qu’on appelle trou noir. Pour autant, il faut être précis et garder de la rigueur, on ne peut toujours pas conclure que le phénomène trahisse immanquablement l’existence d’un trou noir.
Personnellement je me fous que les trous noirs existent ou pas ; ces objets sont fascinants et j’ai étudié assez en profondeur ces objets (réels ou fantasmés) pour savoir ce que c’est, comment les détecter, etc...
Le problème des galaxies.
Aujourd’hui, aucune théorie ayant pignon sur rue n’explique la vitesse de rotation des éléments constitutifs des galaxies, ni la formation des bras, etc... Là on est face à un mystère pour le moment.
JP Petit a proposé une explication qui se FONDE sur les principes de relativité restreinte et générale, donc qui respecte le modèle standard tout en expliquant les observations des structures à un niveau galactique ET à un niveau des amas et super-amas (gruyère).
Cette explication fait appel à un second univers, dit jumeau, bien qu’il puisse être assez différent.
Sa théorie prédit des effets et peut être testée. Pourquoi est-elle mise sur le bas côté ?
Parce que celui qui la propose est classé paria de la caste scientifique.
Est-ce que JP Petit est un farfelu, un excentrique ? Par définition oui.
Est-ce que par conséquent ses théories ne sont pas scientifiques ? Pas du tout.
Pour terminer rapidement sur la question qui ne se résoudra jamais ici entre BM et moi, si JPP est catégorique sur la question des trous noirs c’est qu’il défend aussi son modèle si intéressant et que dans son modèle, le trou noir est inutile : lorsque l’horizon théorique se forme, la matière passe dans l’univers jumeau en source blanche.
On peut dire à JPP qu’il va vite en besogne, c’est vrai, mais après tout ça peut se comprendre car pour qui a étudié sa théorie, ça vaudrait vraiment le coût de tester ses hypothèses ; la théorie des univers gémellaires explique à priori :
- la formation et la vitesse de rotation des galaxies
- la structure à grande échelle de notre univers
- le ralentissement des sondes Pioneer
- l’expansion accélérée de notre univers
- l’invisibilité de la matière noire et de l’énergie noire
- etc...
Tout ça en restant dans un modèle standard ! Oui ça aura d’autres implications (constantes variables proportionnellement, selon l’univers et selon le temps), mais bon sang ça mérite le détour !
Le fait qu’on ne veuille pas croire au reste (OVNIS, Ummo, Armes secrètes...) ne doit pas obscurcir notre jugement. La théorie est digne d’intérêt.
Pour terminer sur les pseudos.
J’utilise parfois des pseudo mais à bien y réfléchir, je crois que plus du tout. Je parle en mon nom.
Oui c’est un risque, mais sincèrement j’ai des valeurs et je pense qu’à un moment le respect de ces valeurs passe par assumer de parler en mon nom propre.
De fait, si je critique quelque chose ici ou ailleurs, je choisis mes mots, je prends mes responsabilités.
Ironiser derrière un pseudo c’est lâche. Qu’on garde son anonymat en restant sur le terrain des idées ne me gêne aucunement, mais alors on arrête l’ironie, la moquerie.
Critiquer JPP sur le fond, même sous pseudo, à la limite, pourquoi pas.
Mais cracher à la gueule d’un homme qui lui ose se mettre à découvert, tout en ayant une assurance qu’on ne sera pas identifié c’est lamentable.
Sur ce, bonne lecture des travaux de JPP sur les univers gémellaires !