C’est l’aspect génial du dispositif idéologique des
anglo-saxons, présenter simultanément deux antagonismes idéologiques, si
bien que celui qui se défie d’une idéologie va tendre à se verser dans
l’autre.
Mais, regarde de manière synthétique la teneur de ces deux idéologies, la thèse libérale, et son antithèse socialiste.
Le libéralisme consiste en la concurrence des corps sociaux.
Le socialisme consiste en la lutte des classes sociales.
(Note : par corps sociaux, j’entends entreprise, selon la pensée historique en France).
C’est à dire que le libéralisme est aux corps sociaux,
ce que le socialisme est aux classes sociales.
Le
point commun de ces deux idéologies est de fonder l’institution sociale
du travail sur le conflit, la lutte. Voilà la synthèse logique de ces
deux idéologies.
Cette synthèse entre socialisme et libéralisme a été réalisée par le fascisme avant-guerre.
En effet, dans "la doctrine du fascisme", Mussolini écrit ceci :
Struggle is at the origin of all things, for life is full of contrasts :
there is love and hatred, white and black, day and night, good and evil ;
and until these contrasts achieve balance, struggle fatefully remains
at the root of human nature. However,
it is good for it to be so. Today
we can indulge in wars, economic battles, conflicts of ideas,
but if a day came to pass when struggle ceased to exist, that day
would be tinged with melancholy ; it
would be a day of ruin, the day of
ending
(Traduction) La lutte
est à l’origine de tout, pour que la vie soit pleine de contraste : il y
a l’amour et la haine, il y a le blanc et le noir, la nuit et le jour,
le bon et le mauvais ; Jusqu’à ce que ces contrastes s’équilibrent, la
lutte restera au fondement de la nature humaine. Pourtant, il est bon
que ce soit ainsi. Aujourd’hui, nous pouvons nous livrer à des guerres, à
des batailles économiques, à des conflits d’idée, mais si un jour
arrive où cette lutte cesse, ce jour serait teinté de mélancolie ; ce
serait un jour de ruine ; ce serait la fin des temps. (Benito Mussolini,
doctrine of fascism)
Conclusion : socialisme = fascisme de gauche. Libéralisme = fascisme de droite.
C’est la raison pour laquelle les sociétés modernes tendent assez naturellement vers le fascisme.