• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

ffi

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

  • Premier article le 16/05/2015
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 1 4403 30
1 mois 0 27 0
5 jours 0 0 0


Ses articles classés par : ordre chronologique




Derniers commentaires




  • vote
    ffi 8 octobre 18:39

    @gollum :

    NB : apathie signifie, par l’étymologie grecque, littéralement « sans passion ». Ainsi, ta placidité « sans passion », c’est par définition, l’apathie.



  • vote
    ffi 8 octobre 18:33

    @Gollum
    Réfères toi aux définitions : la colère, c’est une réaction vive. (neurotransmetteur -> Adrénaline). C’est donc, par définition, pour un homme, l’énergie qu’il met dans son acte. Tu m’accorderas que si un homme ne met pas d’énergie dans son acte, il n’agit pas. Certes, il sera lucide, mais inactif. La grenouille face au serpent est lucide.

    Le tout est de ne pas mettre toute l’énergie dans l’acte, mais d’en garder une part pour la réflexion, de telle manière que l’acte ne devienne pas irréfléchi. Autrement dit, savoir user de sa colère lucidement.

    Lorsque je dis que j’exagère ma colère, cela signifie qu’elle est en réalité moins forte qu’il n’y paraît, donc que je préserve une partie de mon énergie pour rester lucide. Mais c’est de la véritable colère, car je peux en accroître l’intensité à volonté, comme j’ai justement gardé une réserve d’énergie qui me le permet.

    Quant à l’apathique, il ne dort pas, il ne rêve pas, il est vigilant, il réfléchit parfaitement normalement, et conçoit les choses sans problème logique, il est lucide. Simplement, les choix qu’il produit ne trouvent pas d’énergie pour s’accomplir en actes. L’apathique est un homme sans colère.

    « la Présence (dénommée Vide chez les bouddhistes).  » Mais c’est quoi que ces conneries bordel de merde ! La présence c’est le vide maintenant ? N’importe quoi...

    « Par définition, la vie implique des réactions adéquates. Qui peuvent être vives quand c’est nécessaire ou l’inverse quand c’est nécessaire aussi. » Mais comme la vie implique que toutes ces potentialités se réalisent un jour où l’autre, donc... la vie implique des réactions vives.

    Pourrait-on vivre sans adrénaline ? Mais le cœur ne battrait plus...



  • vote
    ffi 8 octobre 15:11

    @Gollum

    Tu dis :

    « La colère ne sert à rien. En soi. Avoir une compréhension de son origine au point moral ne présente pas forcément d’intérêt si cela ne s’accompagne pas d’un calme permettant la neutralisation de cette colère.

    La colère anéantie alors se dégage une énergie libérée permettant de faire face à la situation en toute lucidité. »

    C’est évidemment totalement faux. La colère (définition : réaction vive et parfois violente) est pure mise en mouvement, c’est l’énergie d’agir par elle-même. Donc si tu anéantis la colère, alors tu anéantis l’énergie d’agir, ce qui ne permet de faire face à rien, mais laisse prostré dans la cogitation. Bref, c’est l’apathie.

    Par définition, la vie implique des réactions vives.



  • vote
    ffi 8 octobre 14:53

    @Gollum
    Je ne pense pas, pour ma part, que la colère ne sert à rien. Si elle est mauvaise conseillère, dit-on, il faut parfois savoir se mettre en colère, comme face à un enfant qui met sa vie en danger, par exemple. Se mettre en colère permet de prévenir l’occurrence de certains problèmes.

    Imagine : ton enfant va jouer au ballon près la route, tu lui demandes gentiment de ne pas le faire, mais pris par le jeu, il ne t’écoute pas, et continue. Il faut hausser le ton. Si tu ne hausses pas le ton, il va rester dans sa bulle, et là, le ballon va partir sur la route, il va courir après,... mais pas de chance, une voiture ! BOUM...

    Tu es resté calme, mais ton gosse est mort. Et là, la colère, elle sera contre toi-même.

    Personnellement, dans le cadre parental, lorsque je sens les prémisses de la colère me chatouiller, de suite « je lâche ma colère », en la surjouant. D’une part, cela fait sortir l’enfant de sa bulle passionnelle, car il m’écoute, et ça évite les problèmes ; d’autre part, je maîtrise parfaitement cette colère, puisque je la surjoue intentionnellement ; Enfin, puisque j’en ai donné plus que ce mon corps en avait à proposer, je peux redevenir calme, instantanément.

    C’est ainsi, en me mettant en colère avant de ne l’être vraiment, que non seulement je ne la subis pas, mais que je la maîtrise. Aussi n’est elle jamais pour moi une passion, puisque je commande son déclenchement, comme son extinction, par la raison.

    Quant à ta technique méditative, je ne suis pas sûr qu’elle permette de parvenir réellement au calme (qui, par étymologie, implique une certaine chaleur), mais plutôt à la placidité, faculté de complaire. Je dirais que le calme correspond à cette expression de « silence habité », donnée par cette prof de philo du Cambodge, quand elle narre sa conversion christianisme (cf lien).



  • vote
    ffi 7 octobre 16:18

    @Gollum

    Catégoriser les émotions comme en partie positives ou négatives, c’est de la nuance, mais ça ne suffit pas, car ça ne n’en donne pas le sens. En chrétienté, on dira qu’on distingue dans les passions des puissances vicieuses et vertueuses.

    Par exemple, il est dit que la colère comporte une part de malveillance. Pour ma part, je ne dirais pas cela. La colère est un état passionnel (plus ou moins intense), ce n’est ni malveillant, ni bienveillant à priori. Elle a deux issues, son origine (sa source) et sa finalité, et un cheminement (son accomplissement). Ces trois composantes peuvent être considéré sous l’angle du Bien et du Mal.

    Selon Aristote, se mettre en colère est réagir passionnément pour remédier à une passion de tristesse (laquelle tristesse est consécutive à la perception d’un mal qui nous afflige), comme pour se venger, comme pour punir l’auteur de ce mal. C’est fondamentalement une révolte contre l’injustice.

    C’est légitime de se révolter contre l’injustice.

    De là plusieurs questions se posent :

    1° Ce que je perçois comme un mal qui m’affecte, qui donc m’attriste, est-il véritablement un mal ? En effet, il peut y avoir des raisonnements erronés sur ce point. Certains se mettent en effet en colère sans raisons évidentes. Il peut y avoir une tristesse plus ancienne, dans le passé, qui ne soit pas remédié, mais qui nous ronge, de sorte que la moindre contrariété nous met en colère.

    Si Non, après réflexion, il n’y a pas vraiment de mal présent, donc la tristesse s’étiole, donc la colère s’éteint. Il est illégitime de se révolter contre la justice.

    Si Oui, cela appelle un autre questionnement :

    2° Ai-je les moyens de me révolter contre cette injustice ? Cela m’est-il autorisé par la société ?

    Si Non, puisqu’il y a bien un mal présent : je dois utiliser la réaction colérique, mais avec finesse.

    2°a) Si la société m’autorise quelque esclandre, et la fuite, je peux partir en claquant la porte, ou, mieux, après m’être comporté de manière inattendue, comme par exemple « tendre l’autre joue »,..etc, auquel cas je serais fier de moi d’avoir paru juste malgré l’injustice. De plus, la rupture dans le comportement aura suffit à signaler ma désapprobation des actes de l’auteur, ce qui pourra m’attacher quelques alliés à terme.

    2°b) Si la société ne m’autorise pas d’esclandre, ni la fuite, je dois utiliser ma colère à élaborer une stratégie pour me sortir aussi vite que possible de cette situation. Ma finalité deviendra alors la perspective prochaine de me libérer de ce Mal, ce qui va donc me mettre dans l’état moral d’Espérance.

    Si Oui, alors je peux me révolter. Mais quelle est alors la vengeance, la punition à choisir ? Il faut bien évidemment qu’elle soit bénéfique et éducative, c’est-à-dire qu’elle vise à éviter toute récidive.

    Ce simple petit exemple était pour montrer que la régulation des humeurs n’implique pas uniquement des méditations, pour prendre conscience de ses propres états, mais encore, d’abord d’une compréhension de leur origine au plan moral, puis ensuite d’une capacité à agir dans la vraie vie, de manière adaptée au contexte, compte tenu des répercussions futures de ces actes, pour y répondre.

    En effet, une passion pousse à faire des choix dans l’urgence. Cette urgence est parfois dictée par la réalité elle-même. Si une passion nous fait faire toujours les mauvais choix, dont les fruits dans la réalité auraient alors pour effet en nous-même de produire la même passion, on ne pourrait jamais s’en départir, puisque nous serions alors dans un cercle vicieux.

    Donc se poser, d’accord, quand c’est possible, mais de toute façon, ça ne suffit pas.

Voir tous ses commentaires (20 par page)

Les thèmes de l'auteur

Psychologie



Articles les plus lus de cet auteur

  1. L’hypnose



Palmarès