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Commentaire de ffi sur Piero San Giorgio vs Franck Abed - Quelles solutions après l'effondrement économique ? - Agoravox TV

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Commentaire de ffi

sur Piero San Giorgio vs Franck Abed - Quelles solutions après l'effondrement économique ?


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ffi 21 juin 2012 00:07

Disons que l’athéisme se fonde sur le refus de toute forme de théorie, c’est un avatar du scepticisme antique.
En grec, theoros signifie le spectateur ; Theoreo signifie "regarder, observer, considérer".
Le sceptique refuse, par principe, de considérer toute hypothèse et préfère rester dans l’ignorance pour certaines raisons. Il refuse donc tout dogme.
Le grec dogma est synonyme du grec gnôsis, d’où le sceptique, donc et l’athée, se veut naturellement agnostique.
 
Hélas, la position est quelque peu contradictoire, car quand on demande au sceptique les raisons pour lesquelles il connaît qu’il faut s’abstenir de tout dogme, il nous donnera à connaître le dogme sceptique (dogme qui certifie qu’il est mieux de ne faut pas connaître).
 
La raison pour laquelle il ne faut pas connaître étant connue avec certitude, à savoir que connaître est potentiellement un danger pour son bonheur propre, le sceptique s’abstient donc de toute certitude, hormis celle de son axiome initial bien-sûr.
 
Mais le bon sceptique va plus loin : il va jusqu’à vouloir éradiquer en lui tout ce qui ressemble de près ou de loin à une certitude, de manière à parvenir à un état de doute absolu.
 
Il est aisé de voir que cette attitude mène au nihilisme, car lorsque l’on a extirpé de soi tout ce qui nous remplissait, il ne nous reste plus rien.
 
Or cette position est impossible à vivre : l’homme ne peut vivre sans quelques certitudes, sinon il hésite en tout, il angoisse à la moindre décision qu’il a à prendre. Et en effet, même le sceptique s’accroche à une certitude, celle de ne pas connaître, preuve que l’entreprise est impossible.
 
En vérité, l’homme n’a pas besoin de ne pas connaître d’erreurs, ce dont il a besoin, c’est de connaître le vrai.
 
Le scepticisme et ses avatars sont donc des postures intrinsèquement paradoxales, qui obligent à se mentir à soi-même, à se faire croire que l’on ne tient rien pour vrai, bien que l’on tienne simultanément pour vrai qu’il ne faut rien tenir pour vrai...
 
De même l’est l’athéisme contemporain, comme celui issu du marxiste, qui n’a rien d’une non-religion, mais qui est une religion purement matérialiste, généralement panthéiste, d’une morale de tendance hédoniste, fondé sur une mythologie manichéenne (lutte des classes).


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