J’ai commencé à lire le lien que tu donnes, toug, sur une critique de Comprendre l’Empire. Ce qui est dommage, c’est que, dès le départ, on sait que la critique, d’une manière ou d’une autre -et contrairement à ce qui est annoncé dans l’introduction-, sera biaisé par la position idéologique des auteurs. Quelques lignes suffisent à leur faire choisir "fasciste", "droite extrême", etc..., comme si cela était seulement nécessaire à quoi que ce soit. M’enfin, je la lirai quand même...
Je suis bien d’accord sur l’idée que Soral produit pas mal de vent, s’enfonce constamment dans ses délires anti-juifs, et que tout son discours a tenu beaucoup plus de la propagande pro-FN qu’autre chose (et la fin de son livre appuie cette même idée). Il le dit d’ailleurs lui-même dans sa vidéo du mois dernier : "j’ai fait campagne pour Le Pen..." D’ailleurs, comment se fait-il que, à peine quelques mois après les élections présidentielles, ses vidéos se font de plus en plus attendre ? Et comment se fait-il qu’il ait fini sa vidéo du mois dernier par : "au mois prochain peut-être..." ?
Moi, je dois avouer que je le regarde parce qu’il m’amuse. Ses éructations sont marrantes, ses provocations tout autant. Le fait qu’il pousse aussi loin la "critique" (façon ado qui s’en prend au copain de classe, bien sûr) les trois-quarts du temps, ça me fait rire. C’est autrement plus son côté : "j’en fais un maximum pour choquer !" qui me plait, qu’autre chose. Mais il est évident que, à part de ci de là quelques remarques effectivement intéressantes (mais dont il puise les idées premières toujours ailleurs... ), c’est un personnage qui est bien loin de proposer quoi que ce soit de bon et d’utile pour nous autres, gens du peuple qu’il prétend défendre...
A y réfléchir, je m’aperçois que Robin et Soral sont faits exactement de la même manière ; à la différence près que Soral, par son intelligence (qu’il est difficile de lui nier), dit parfois des choses qui éveillent un tant soit peu la curiosité (sans pourtant y voir quoi que ce soit de révolutionnaire dans la pensée...) Robin, lui, nage dans le vide et le creux constamment.