Réflexion complètement théorique, hors sol, qui t’ arranges car le travail des historiens ne t’ interesses pas, qui peut faire croire que l’ on y connait quelque chose, sans avoir jamais pratiqué.
Cela ne m’ étonne pas quand on passe son temps dans le philosophico- politique. On a tendance à déborder. Le travail critique sur un document est un cheminement logique, scientifique, opposable, qui fait la part entre le certain et l’ inconnu, l’ interprétation. Il y a maintenant des spécialistes dans le monde entier sur la collaboration en France, sur la Hollande au 17 ème, Venise, etc... ce qui réduit l’ influence d’ un pouvoir politique sur une question particulièrement sensible. Et chacun sait ce qu’ est un raisonnement étayé ou fragile.
Le pouvoir se fout des historiens, des romains, du Moyen Age, on n’ est plus au temps des historiographes et panégyristes de cour. De plus, l’ histoire ne se préoccupe pas majoritairement de politique ou d’ idéologie, la plupart du temps mais essaye d’ évaluer par exemple le taux d’ alphabétisation des allemands au 17 ème siècle, elle fait des statistiques pour connaitre l’ origine des galériens, elle analyse des os ou des objets trouvés dans des tombes.
Avant de dire n’ importe quoi, il faut avoir pratiqué réellement, sinon il vaut mieux fermer sa bouche.