Je ne nie pas que parfois les décisions collégiales soient pertinentes. Sur une petite collectivité, par exemple, c’est tout-à-fait faisable. Cependant, je précise que je trouve le mécanisme du vote majoritaire insuffisant, car le but, ce n’est pas d’avoir une décision pour avoir une décision, le but c’est d’abord que les gens se mettent d’accord entre eux, afin d’éviter les troubles politiques à terme.
En revanche, je doute fortement qu’à l’échelon national, le collège de prise de décision puisse être systématiquement le peuple tout entier... Tout le monde conçoit d’ailleurs que c’est totalement infaisable, et c’est donc sur ce point que nos penseurs font intervenir divers mécanismes d’approximation (sélection de représentants par élections ou tirage au sort), tout en se persuadant eux-même qu’il s’agirait de démocratie.
La révolution a en effet abolit la démocratie là où elle pouvait s’appliquer, dans les universités, à l’échelon local, pour tenter de l’introduire là où elle ne peut pas s’appliquer (à l’échelon national). D’où l’échec.
C’est la raison pour laquelle, je suis plutôt partisan d’une monarchie (héréditaire) au sommet de l’Etat de droit, avec une démocratie directe à la base (dans des universités de citoyens). Le monarque ayant la mission essentielle de contrôler l’équité dans les processus de décision locaux, de même que l’arbitrage des différents qui pourraient apparaître entre les diverses communautés locales.