@ResPublica : Tu es au front de gauche, en accord avec Chouard ?
Bon courage... Un parti ça ne se change pas en y adhérant.
Un parti, ça change l’opinion de l’adhérent.
@Logan2 : Déjà, aujourd’hui, la République est une monarchie. En effet toute loi, et son application (car il faut bien appliquer les lois...), dépend de la signature de la tête de l’exécutif.
C’est logique : tout exécutif étatique ne peut avoir qu’une seule tête, sinon il y aurait autant d’exécutif par tête du pouvoir, et donc autant d’état, d’où la guerre civile larvée.
Maintenant, aucun français contemporain n’a jamais vécu sous une monarchie héréditaire.
Pourtant, il y eu dans le passé des générations qui ont vécu sous les divers types de gouvernement. Aussi étrange qu’il puisse paraître, l’élection a déjà porté par 2 fois des assemblées royalistes au pouvoir. Une fois à la fin de la révolution (juste avant que Napoléon fasse son coup d’état). Une fois après la guerre de 1870. Le coup de génie de la troisième République fut de prendre en main l’instruction et les programmes scolaires afin de repeindre en noir notre royauté historique. Cependant il ne faut pas être dupe, cet absence d’attrait de la royauté découle d’abord d’une propagande intense. Mais le bilan de la royauté n’est pas mauvais, loin de là. Toutes les structures de l’organisation sociale actuelle en découle (universités, lycées, collèges, écoles, hôpitaux, académie, industrie, ...etc). La France est le pays où il y a le plus de "merveilles" classées à l’UNESCO. Parmi celles-ci, l’écrasante majorité est le fruit de la royauté. Sans la royauté, il n’y aurait pas tant de tourisme en France...
Donc il faut regarder les choses avec recul, en s’extrayant d’abord des contre-vérités de la propagande républicaine. La République n’est pas une démocratie, c’est une monarchie élective, où le monarque est sensé représenter le peuple (d’où qu’on prétend qu’il s’agit d’une démocratie).
Cependant, pour générer un représentant du peuple à un tel niveau de pouvoir, il y a besoin de toute une série d’intermédiaires (partis, médias,...etc). Or, c’est précisément au niveau de ces intermédiaires que certaines puissances ont la faculté d’agir pour s’offrir un monarque à leur botte. L’intérêt de la monarchie héréditaire, c’est justement qu’il n’y a pas d’intermédiaire qui puisse s’immiscer dans la désignation de la tête de l’exécutif.
Donc nous pourrions très bien avoir un exécutif, fondé sur la démocratie directe à sa base, dont le monarque est héréditaire. Le rôle du monarque consisterait à faire vivre la démocratie interne de manière à ce qu’elle soit équitable. Le fait qu’il n’y ait pas d’intermédiaire dans la désignation de la tête de l’exécutif permettrait d’éviter cet inconvénient qui apparaît quand certaines puissances s’emparent de la tête de l’exécutif afin de dévier le fonctionnement de la démocratie directe pour en tirer profit.
Perlseb :
Le but d’un parti démocratique est de réaliser la démocratie.
Mais pour quoi faire ?
La démocratie est un moyen pour réaliser une fin.
Il faut donc se demander à quelles fins la démocratie est pertinente.
Par exemple, le code du "Feu nucléaire", il n’est pas très utile qu’il soit choisi démocratiquement...
C’est irrationnel de prôner une stratégie en dehors de toute référence à la fin qui est visée...
Enfin, si, c’est rationnel, mais d’un certain point de vue : pour un financier très puissant, la "démocratie" est la garantie d’avoir une influence maximale, puisqu’il peut alors peser sur tous les organes intermédiaires en charge d’élaborer les diverses représentation liées au peuple (médias, partis,...etc).
Enfin, vous vous vautrez dans le traditionnel sophisme : En démocratie, le peuple il fait ci, le peuple il fait ça... Mais non, le peuple il ne fait rien par lui-même, car le peuple est un collège de personne, l’ensemble de ceux sujets aux lois d’un Etat, et donc le faire n’appartient pas à ses propriétés. Ce sont toujours des gens qui feront, jamais le peuple lui-même en tant que tel.
Sophisme classique, c’est la notion d’égrégore, issu directement de la pensée magique des sectes gnostiques. A Athènes en effet se tenaient les jeux de la dyonnisie, en l’honneur de Dyonisos auquel était voué un culte à mystère (religion ésotérique et initiatique). Un des symboles de Dyonisos était d’ailleurs le bonnet phrygien, remis à l’honneur pendant la révolution.
Bref, il est visible que la théorie politique post-révolutionnaire est fondée sur la pensée magique des sectes gnostiques, ésotériques et initiatiques, ceci tant dans les symboles utilisés que dans la manière de penser le peuple tel une sorte d’être dotés de propriétés personnelles.