Machiavel
« Dans ce cas, il faut que tu définisses l’agresseur
et l’agressé pour que je puisse te répondre. Ne me parle pas du
peuple Syrien car plusieurs groupes antagonistes se revendiquent du
peuple et le massacre tout de même. Définit l’agresseur et
l’agressé en terme politique et militaire qu’on puisse s’y
retrouver ! »
Si finalement tu ne sais pas qui est l’agresseur et qui est
l’agressé, il n’est donc pas étonnant de verser dans le sophisme du
genre « le blanc et le noir, ça n’existe pas en
politique, il n’y a que des nuances de gris. » on n’est
pas dans un jardin d’enfant en train de peinturlurer. Il faut choisir
le moins pire, la situation et des comportements les moins cyniques
les moins brutaux. Je tu conseille de voir les théories
sur l’utilitarisme.
Il faut à un moment choisir le plus utile. Personne ne décrit le
gouvernement d’Assad comme quelque chose d’angélique. Mais
visiblement tu rejoins le camp de ceux qui vendent le rêve de virer
Assad pour mettre en place la démocratie qui est synonyme
d’angélisme. Le problème c’est que tu défends ceux qui vont
détruire quelque chose qui était utile pour unir et rassembler les
Syriens, certainement pas parfait, mais il y avait son utilité, et
mettre en place le chaos pour un hypothétique rêve démocratique.
La Syrie est un Etat reconnu par l’ONU, a ses frontières et son
gouvernement. Je tu renvois à la définition de ce que c’est que
l’Etat. En outre, il
y a le principe de souveraineté et de non ingérence dans les
affaires internes des Etats.
Si tu admets qu’il y a ambiguïté sur la qualification de
l’agresseur et de l’agressé, c’est que tu as déjà franchi le pas
vers le nouvel ordre mondial, il est bien dans ton esprit.
Sans la souveraineté, c’est uniquement les forts qui font la loi.
La souveraineté est un minimum pour les Etats faibles. Mais il est
en train de voler en éclats. Le pire c’est que toi qui as pour
référence Machiavel tu passes à côté du plus important.
« car plusieurs groupes antagonistes se revendiquent du
peuple et le massacre tout de même »ici tu utilises la
dialectique de l’agresseur. Il fomente les guerres et ensuite
brouille les données pour finalement nous faire tourner en rond.
Si tu penses qu’il y a plusieurs antagonistes qui se revendiquent
du peuple et le massacrent tout de même c’est que pour toi il
n’existe plus de légalité ni de légitimité, et que la question
est une question de force et de brutalité.
« Jamais je ne me prétendrai neutre et objectif pour
quoi que ce soit ! Pour moi la neutralité et l’objectivité,
ça n’existe même pas … » c’est honnête de le
reconnaître, mais va jusqu’au bout. Il ne suffit pas de dire qu’il
n’y a pas de neutralité. Alors quelle conclusion tu tires de la
situation. Parce que c’est facile de dire que tout le monde est
responsable et de les renvoyer dos à dos.
« Se poser des questions sur la situation et nuancer ce
que l’on perçoit, c’est être immédiatement pris pour cible »
Excuse moi de tu le dire comme cela, mais poser les questions est
aussi une façon de prendre position (une façon de suggérer les
réponses, selon les question fermées, ou de semer le doutes, pour
amoindrir les soutiens etc, les questions ne sont pas anodines et
rentrent dans une dialectiques de manipulation). Tu as déjà pris
position, et tu es déjà dans un camp, mais tu refuses de tu
l’avouer. Tes questions ne sont pas innocentes, ce sont les mêmes
que l’on trouve dans les médias mainstream.
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