Bin oui ma bonne Dame : quand on doit présenter à quelqu’un une assiette de merde, c’est mieux de la saupoudrer de sucre glace.
La "liberté" de travailler est avant tout profitable à ceux qui ont pris la liberté d’entreprendre. On ne peut dès lors qu’adopter une posture nuancée. Il ne sera donc pas question dans ce commentaire des "fachos de libéraux", ou à l’inverse de dénoncer le parasitisme des assistés, l’Etat obèse et autres poncifs du genre.
Je pense par ailleurs que les contributions d’Erwanet sont solidement documentées, et doute, contrairement à certains, qu’il soit chaque soir en train de ricaner cyniquement devant son PC, comptant les millions qu’il va amasser grâce au triomphe de son idéologie.
En effet, les libéraux pensent que leur modèle d’organisation économique est structurellement vertueux et qu’une Main Invisible procédera automatiquement aux ré-équilibrages nécessaires.
Oui, c’est vrai que dit comme ça, on dirait une secte...
Tiens, c’est d’ailleurs amusant de noter combien cette Main tendue aux too big to fail a pris en consistance et en visibilité vers 2007-2008 . Mais je m’égare...
Doit-on encourager l’entreprenariat dans ce pays ? Exception faite des plus marxistes d’entre nous, on ne pourra qu’adopter un point de vue Erwanesque sur la question.
Une réglementation des conditions de travail est-elle souhaitable ? Ou à l’inverse devrait-on laisser le Marché réguler ces dernières ? On a de suite plus envie d’un Etat protecteur, du moins lorsque qu’on a un supérieur hiérarchique qui gère notre planning.
Mais c’est vrai que si ces imbéciles de salariés ne sont pas contents, ils n’ont qu’à ouvrir une boîte à leur tour ! Qu’est-ce que ça peut être con un pauvre...
C’est un point de vue qui se défend, mais une société avec 100% de ses actifs auto-entrepreneurs me semble aussi peu viable qu’un pays où l’Etat est propriétaire de tous les moyens de production.
Pour info : à peu près tous les jobs que j’ai eu impliquaient, par nature ou par culture, une continuité de l’activité, week end et jours fériés. Je n’ai jamais refusé de bosser un dimanche, ou de passer la nuit de Noël tout seul au bureau.
Oh, pas tellement pour les primes mirobolantes qui me projetaient instantanément dans la classe tant prisée des CSP+++. Non, c’est surtout que je n’avais pas envie d’être mal vu, et encore moins "remercié".
Alors un peu de respect - si ce n’est pas trop demander - pour les dizaines de milliers de personnes qui subissent leurs horaires. Ils sont en vérité bien peu à en faire le choix.
A bon entendeur,
J.