@Guit’z
Vous dites :
" D’abord, admettons que votre libéralisme à vous ne tue pas les fœtus... en revanche, c’est bien votre libéralisme qui, en Allemagne, se propose par exemple d’obliger certaines jeunes femmes à accepter un boulot d’hôtesse de charme sous peine de se voir supprimer leurs indemnités de chômage... Voilà pour l’éthique. S’agissant d’économie politique, vous raisonnez - et ce n’est pas indigne, au contraire - en patron de PME : soit aux antipodes du monde des multinationales et de la finance, avant-gardes de la technocratie et visage actuel du capitalisme libéral devenu totalitaire : ayant d’ores et déjà entrepris de reconfigurer les mentalités et se proposant même de reconfigurer la biologie humaine."
---> Concernant le fond du débat lié au libéralisme et aux questions sociétales type ’avortement’, je pense qu’il faut faire la distinction entre 2 notions (au-moins) bien différentes en rapport avec le libéralisme :
1 - La notion dite ’libérale-libertaire’ (voire libertaire tout court) théorisée par Clouscard (le maître-à-penser de Soral) qui considère (en gros, je schématise) qu’il faut être plutôt ’libéral’ sur les questions économiques et progressiste sur les questions sociétales. Par conséquent, c’est une vision de type ’individualiste’ qui, d’une part donne la primauté à l’individu sur la société et d’autre part considère que celui-ci n’a pas de compte à rendre à ladite société, la notion de ’Bien commun’ n’existant pas.
(Pour la petite histoire, sur le plan sociétal c’est cette vision libertaire incarnée par Cohn-Bendit qui s’est imposée. En revanche, sur la partie économique, c’est l’approche de type ’marxiste’, elle aussi issue de Mai 68 avec un rôle accru de l’état incarné par le mouvement ouvrier qui s’est imposée sur le plan économique (cf accords de Grenelle))
Pour ma part, je considère que c’est ce type de libéralisme dit libéral-libertaire avec son approche égalitariste (qui en réalité n’est pas libéral) qui mène au nihilisme que vous dénoncez justement.
2 - La notion dite ’libérale-conservatrice’ qui est celle que pour ma part je souhaite. C’est à dire ’libérale’ sur le plan économique et ’conservatrice’ sur le plan sociétal (patriotisme, respect de la famille traditionnelle, respect des anciens...). Cette approche est le contraire de l’individualisme. Il suffit de relire Tocqueville qui, en visionnaire, avait bien senti, suite à ses pérégrinations outre-atlantique, le risque des démocraties égalitaristes à fabriquer de l’individualisme et donc de l’égoïsme.
Par conséquent la vision libérale-conservatrice met clairement la priorité sur la liberté mais celle-ci s’accompagne nécessairement de la responsabilité via la transmission de valeurs traditionnelles. Cette notion de responsabilité est fondamentale pour dissocier une approche authentiquement libérale d’une approche purement individualiste.
Or aujourd’hui nous vivons dans une société individualiste ET antilibérale !
Là est tout le paradoxe ! C’est à dire que les gens sont totalement assistés par l’état et sont donc totalement déresponsabilisés. La ’créativité’ qui est pourtant une qualité typiquement française est complètement tuée en France. Et tout comme moi ; vous déplorez que les petits entrepreneurs sont découragés. Demandez-vous donc pourquoi !
A méditer
Cordialement
micnet