@ micnet :
Bonjour cher micnet.
Je n’ai pas lu l’ensemble de vos échanges avec Scugnizzo et l’ami Machiavel, mais je crois avoir le même genre de réserve qu’eux vis-à-vis de l’appellation "libéral-conservateur".
Permettez-moi de vous titiller sur un exemple :
Admettons qu’une grande chaîne de restauration rapide prenne conscience de l’existence d’une majorité de musulmans au sein de sa clientèle potentielle, des musulmans tout ce qu’il y a de plus républicains, respectant nos lois et nos principes laïques (j’en connais). Ils respectent néanmoins leurs préceptes religieux quant à la nourriture : hallal et sans porc.
Le patron de ces restaurants décide de ne plus vendre que du hallal et du sans porc au vu du bénéfice à faire. Cet homme est donc libéral, aussi bien économiquement que vis-à-vis des mœurs : il ne lui est pas demandé de devenir musulman, il estime donc que le fait de permettre à d’autres de vivre comme ils l’entendent participe de cette logique libérale. Et l’immense majorité des restaurateurs, pour répondre à une demande de ce type toujours croissante (de nouveaux adeptes musulmans en particulier, par choix personnel et donc tout ce qu’il y a de plus "libéral") en viennent à faire de même : essentiellement du hallal et du sans porc dans les assiettes.
Une personne se disant quant à elle "libérale-conservatrice" vient à apprendre la chose. Ma question est : quelle est son avis sur la question ? S’en offusque-t-elle ? Trouve-t-elle cela logique ? Ou bien est-elle quelque peu mal à l’aise ?