Démosophy :
Oui, j’écoutais encore la vidéo au moment d’écrire mon premier commentaire.
Après écoute, je dirais que je crains que vous ne surestimiez les possibilités de la robotisation en matière de remplacement du travail. Je ne vois rien qui permet de prévoir une destinée de l’humanité où les machines font tout le travail à sa place.
Moi si je veux un meuble juste comme il faut, juste où il faut chez moi, je ne vois pas comment un robot peut le faire tout seul...
Je pense que le gros problème dans la direction qui fut prise fut de tout baser sur l’industrialisation en grande série (ex : prêt-à-porter). Cela engendre une quantité colossale de gaspillages. C’est aux artisans d’ajuster la production aux besoins. C’est leur rôle. La grande industrie n’est là que pour faire des grandes productions généralistes, et ce sont justement ces productions-ci qui sont automatisables.
Maintenant, je ne serais pas tout-à-fait opposé, à titre personnel, à un genre de revenu universel. Cependant, il convient d’abord de bien distinguer les deux grands types de production :
- Les productions généralistes qui permettent la grande industrie car automatisables.
- Les productions à la pièce, qui relèvent de l’artisanat car devant être ajustées aux besoins.
Les grandes industries ne devraient produire que des produits semis-finis, à charge pour les artisans de faire les produits finis, ajustés au besoin réel. Les artisans auraient également en charge le recyclage des produits usagés.
La grande industrie devrait donc avoir un statut différent de celui des artisans, disons de type semi-public. Les artisans, eux, auraient un statut d’entreprise personnelle, avec un nombre de salariés limités. A vrai dire, ils seraient regroupés en fédérations et ces fédérations d’Artisans devraient avoir leur mot à dire dans la grande industrie qui produit les matériaux de base nécessaires à leur Art.
Ainsi, il y aurait les salariés de la grande-industrie, avec un statut protégé, mais dont une part des produits du travail serait versée comme une sorte de "revenu universel" réservé aux artisans, car ceux-ci n’ont que leurs oeuvres réalisées à la pièces pour survivre. De plus, la grande industrie, par sa puissance productive, pourrait avancer les divers matériaux aux artisans, sans que celui n’ait d’argent à débourser, à charge pour l’artisan de payer après avoir réalisé son oeuvre.