@ Machiavel1983 :
------------------------
" ...quand
on est aristocrate comme Eric Gueguen un
trait de génie dote l’humanité en puissance."
=> Cette phrase est parfaite (à condition de bien s’entendre sur la définition donné à "aristocrate" car je doute que la majorité des agoravoxiens l’entendent comme vous et moi).
"Donc les hommes de peu ne font pas
l’humanité dans ce paradigme."
=> C’est là que je ne suis plus d’accord. Dans "hommes de peu", on entend "vulgum pecus", celui qui n’a pas l’heur de faire partie de la caste des bien nés. Or, ce n’est pas du tout ce que je dis, et entre les pourceaux de Brétigny et les hommes les plus illustres de l’histoire siège quand même la plupart de l’humanité - vous et moi compris - ce n’est pas rien !
-----
Machiavel,
Seriez-vous d’accord pour dire que le travail de l’esprit est bien plus propre à l’homme que celui de l’estomac - en aristotélicien frais émoulu ?
Si oui, seriez-vous d’accord pour admettre en sus - en bon machiavélien cette fois - que les hommes sont majoritairement plus enclins à se regarder le nombril qu’à exercer leur raison ?
Qu’en déduisez-vous ? Que c’est moi qui suis "dangereux" ou que l’humanité est quelque peu décevante ?
Moi je dis simplement ceci : admettant l’existence ET du nombre, ET de l’excellence, amenons le nombre à l’excellence (et encore une fois vous savez très bien ce que je mets dans ce mot). Et si ce n’est pas possible, plutôt de voir l’excellence se dissoudre dans le nombre - comme c’est le cas de nos jours - alors oui, mea culpa, je préfère voir le nombre se dissoudre dans l’excellence. Qu’est-ce à dire, concrètement ? Combattre la culture de masse en commençant par la remettre à sa place, et accepter la disparité native entre les êtres, si complexes soient-elles à déceler par ailleurs.
Cela dit, si je désespérais d’amener le nombre (auquel j’appartiens) à la raison, croyez-vous que je perdrais autant de temps par ici ?