@ Machiavel1983 :
Soit. Restons sur votre île. Le salaire universel est établi, et les 5000 citoyens sensibles au bien commun sur les 100 000 personnes que comportent l’île disposent à présent de plus de moyen pour se consacrer à la politique. C’est-à-dire qu’en-dehors d’une profession éventuelle, en-dehors de leur vie de tous les jours, ces personnes, passionnées, volontaires, vont passer beaucoup de temps à lire, à étudier, à écrire, à se rencontrer, à débattre, à échanger et... à désigner ceux d’entre eux qui, à tour de rôle, occuperont des places à responsabilité.
D’accord ? Bien. Considérons donc que mon fameux graphe soit efficient en abscisses. Il faut à présent qu’il le soit en ordonnées, n’est-ce pas ? C’est-à-dire qu’il faut dire aux 95 000 habitants restants : "Voilà, vous avez choisis d’êtres consommateurs, ce choix est tout à fait respectable et nullement définitif, mais en l’état actuel, vous n’êtes pas citoyens. Les citoyens en l’occurrence sont 5000, ce n’est pas un numerus clausus, mais il se trouve que l’on a là l’ensemble des habitants véritablement soucieux du bien commun. En tant que simples consommateurs, et pendant tout le temps que vous le serez, vous perdrez donc tout droit politique."
Réfléchissons à présent : est-ce suffisant ? Est-ce jouable ? C’est une vraie question que je vous pose Machiavel, il n’y a pas de piège et je n’ai pour ma part aucune réponse affirmée en tête à cet instant précis.
Dites-moi...