@ micnet & Machiavel1983 :
Mach, j’avoue que vos arguments sur le salaire universel sont pertinents et intéressants, mais avouez à votre tour qu’il n’y a pas un seul défenseur de ce principe qui le fasse dans la perspective que nous venons de décrire. Les défenseurs du salaire universel se recrutent chez les anarcho-libertaires, chez les socialistes marxisants et au sein de quelques mouvements catholiques dont ont d’ailleurs hérité les précédents.
Cette mesure est défendue dans la logique du "toujours plus de droits pour toujours plus de justice sociale". Je vois donc mal comment vendre aux gens le salaire universel au prix de l’un des droits les plus fondamentaux - même si le moins usité peut-être - retiré à la plupart d’entre eux, à savoir le droit politique ! On peut difficilement faire l’impasse sur ce fait : le salaire universel est une mesure supplémentaire au service de l’individu, et même si certains individus peuvent en faire profiter la communauté, jamais, dans une optique libérale, ceux-ci pourront de ce fait obtenir plus de poids.
Connaissez-vous un seul droit qui ait été supprimé depuis l’avènement de l’empire du droit ? À part celui de conduire sans ceinture ou sans casque, en gros, je n’en vois pas d’autre.
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micnet, je comprends parfaitement votre inquiétude, et voici ma réponse : de but en blanc, vis-à-vis de la limite entre le pur consommateur et celui qui rend service à la communauté, je ne peux pas vous donner de critère qualitatif quant à la conformité au bien commun, mais je peux émettre un critère quant à la forme : est réputé se soucier un minimum du bien commun - et infiniment plus que le simple consommateur - celui ou celle qui accepte de donner de son temps à la chose publique, de débattre, de légiférer, de gérer, d’aider à la prise de décision, etc. Toutes choses qui sont éminemment chronophages et qu’il convient, non pas de rétribuer, mais de dédommager. Une personne des classes moyennes acceptant une telle mission (qui n’est pas une sinécure), même ponctuelle, me semble susceptible d’être reconnue se soucier a priori du bien commun.