"Pas de surprise, ça a mal commencé, et ça a très mal terminé : terroir, Pétain ...
Les français n’ont pas le droit d’aimer leur pays, leur passé !"
Bel exemple de confusionisme à la Soral, ben non les français ne sont pas forcés d’aimer Pétain et l’idéologie symbolisée dans le slogan "travail famille patrie".
Et cela ne veut pas dire que ils n’aiment pas leur pays et son passé.
Ils en ont sans doute une vision un peu moins réactionnaire que celle de Soral et ses admirateurs. A Pétain, ils préfèrent de Gaulle, à Thiers, Clémenceau et à Laval, Mendès France.
Soral doit bien sur appuyer ses diatribes sur quelques vérités, il n’en reste pas moins vrai que les solutions qu’il propose ne sont jamais que le retour à un ordre ancien basé sur l’a nation et la religion.
Les principes de cet ordre ancien qu’il s’efforce de réhabiliter en tentant d’agréger autour de lui des pensées aussi disparates que celles de monarchistes ou d’ illuminés islamistes comme Imran Hosein et de bien d’autres, ont toujours servi à favoriser la domination d’une petite élite sur le peuple et un état de guerre quasi permanent entre les nations mais aussi entre les religions.
Ce peuple qu’il méprise et à qui il dénie (là il est cohérent avec lui-même) toute maîtrise sur son sort :
le
peuple est pour Soral comparable à
« un troupeau de moutons », est
dominé
par
«
une meute de loups », « jamais de mémoire d’homme, aucun pouvoir
ne lui échut. » … il est intéressant de remarquer que de tous
temps sous tous les régimes : Égypte pharaonique, démocratie
grecque, brahmanisme hindou, monarchie catholique…une oligarchie
d’à peine 1% de la population a toujours commandé à la masse des
99% restants ; comme une meute de loup dominant un troupeau de
moutons. ( comprendre l’empire page 102).
il n’en reprend pas moins les vieilles recettes de l’extrême droite visant à réconcilier le peuple (on se demande pourquoi puisque ce sont des moutons ?) contre un ennemi désigné comme la puissance du mal et son unique source :
« collusion
entre mondialistes de droite et internationalistes de gauche – en
réalité tous cosmopolites – rendue d’autant plus facile qu’ils
sont souvent issus, comme le démontre l’Histoire, de la même
communauté… » (Comprendre l’Empire page 127).
Suivez mon r’gard.