@ micnet
Cela dit, vous m’excuserez par avance, j’espère, de retenir mes larmes et de rester froidement rationnel par rapport à la réponse que je vais formuler.
Estimez-vous que c’est en planquant la merde sous un tapis que vous en supprimerez l’odeur ?
Chouette alors ! Et le négationnisme, on a le droit d’en parler sur ce fil, ou bien ça va trop loin pour vous ? (je vous taquine).
J’en ai ’à secouer’ précisément parce que je suis gaulliste et que ça a tendance à me les briser menu de lire des conneries en permanence à son sujet par des gens qui cherchent absolument à le ramener dans un camp ou dans un autre. Seulement toutes ces belles âmes (comme vous), quelque soit leur idéologie, marchent à l’émotionnel et refusent d’admettre que le général était avant tout un pragmatique et un rationnel. Cela vous paraît-il plus clair ?
Parfaitement clair, peut-être alors me ferez-vous la faveur de concéder que je ne cherche pas à récupérer votre politique préféré dans quelque sens que ce soit. Il m’importe finalement assez peu, tout comme m’importent peu les questions relatives aux Juifs, dont j’ai suffisamment souligné la vacuité.
Ce que j’essayais de vous dire (et que vous persistez à comprendre de travers), c’est qu’on a d’autres problèmes plus urgents sur les bras, et d’autre part, que le Système (appelez-le comme vous voulez - mondialisme, NWO, Empire, judéo-maçonnerie internationale, hyperpuissance américaine, Matrice, etc.) est justement ce qui crée ces problèmes. J’avais donné une brève liste, mais je vous la redonne au cas où vous auriez un nouvel accès d’ "obésité intellectuelle" - crise alimentaire, pénurie d’eau, surpopulation, gestion calamiteuse du tryptique ressources / production / consommation, finance déficiente, problèmes climatiques, prolifération d’ADM, etc.
Toutes les opinions ont droit de cité, évidemment. En tant que défenseur du "gaullisme", j’imagine que vous verriez d’un très bon oeil que la France ressuscite la politique du Général ?
C’est quoi, le gaullisme ? Du souverainisme reposant sur une certaine crédibilité militaire, industrielle et scientifique, un "soft power" assez performant à l’époque, et une habileté politique certaine (je schématise mais c’est à peu près ça), au service d’un projet qui ne diffère guère, finalement, de ce qu’on pourrait appeler "une politique de la puissance", c’est à dire à peu près ce que font tous les grands États selon leurs moyens respectifs (États-Unis, Russie, Chine). Dans le vocabulaire communiste, on appelle cela de l’impérialisme. L’impéralisme gaulliste avait cela de particulier qu’il était assez subtil quand c’était nécessaire et cherchait à promouvoir une sorte de "troisième voie" française entre l’impérialisme US et l’impérialisme soviétique, sans pour autant rejoindre le mouvement dit des Non-Alignés. Asselineau développe une hypothèse intéressante quant à la politique européenne de De Gaulle dans l’une de ses conférences. Malheureusement pour les Français, ça n’a pas très bien marché.
Quant à l’impérialisme en général, le résultat prévisible est qu’à ce jeu-là, tout le monde est perdant sur le long terme (et la France n’est qu’un des nombreux perdants), avec une très faible probabilité de victoire pour 1 seul des protagonistes (sans doute, l’un des trois super-États que je viens de citer ; perso, je miserais sur la Russie, simplement eu égard à l’extraordinaire capacité de survie que ce peuple-civilisation a démontré au cours de l’histoire).
Ai-je tort sur mes analyses, d’après vous ? À la rigueur, je vous soutiens quant aux moyens (c’est à dire, les attributs que j’avais donné de la puissance française), qui sont de toute manière le pré-requis minimal à toute véritable politique, quelle qu’elle soit.