"Croyez-vous en son innatalité" ?
Pour les mêmes raisons que je crois en l’immortalité de l’âme je ne saurais me prononcer sur son innatalité. J’entends par là que mon intelligence ne me permets pas d’imaginer que ma façon singulière de concevoir le monde - soit mon âme, en gros - disparaisse avec mon corps. Il faut bien que ce vecteur de pensée subsiste quelque part. Idem avant qu’elle n’ait commencé à s’exercer, elle a donc un commencement, elle n’est pas éternelle.
Je ne suis pas en train de vous dire que je suis persuadé de ce que j’avance. Je vous dis que je suis persuadé d’atteindre là la limite de mon intelligence propre. Si certains parviennent à être en paix avec eux-mêmes en pensant retourner totalement à la poussière, je les admire et n’essaierai pas de les détromper sur ce point.