Merci, c’est très intéressant.
Déjà on y apprend qu’il s’agit de l’application de la directive Européenne "Eurovignette".
Le système est un copié-collé du dispositif Toll-collect Allemand (le directeur de ce dispositif participe à la présentation).
Pour le coût de perception :
Daniel Bursaux a répondu :
En ce qui concerne le coût de perception, il
résulte de la concertation qui a été menée.
L’entreprise retenue est celle qui était la moins chère à
cet égard, et les coûts sont assez proches de ceux
constatés en Allemagne, légèrement supérieurs
à 20 % de la recette totale. Deux raisons expliquent ce montant
élevé. Premièrement, nous taxons le réseau non
autoroutier, sur lequel il y a un peu moins de trafic en moyenne que sur le
réseau autoroutier. L’assiette est donc moins favorable. D’autre part,
cela s’explique par un coût d’amortissement rapide, puisque le
partenariat est conclu sur une dizaine d’années. Il est probable que si
le système se poursuit au-delà de ces dix années, le
coût diminuera.
Pour la raison pour laquelle ce coût est supérieur à l’Allemagne.
M. Alain Estiot. - En Allemagne, les taux de
perception sont inférieurs à 15 %, pour revenir sur ce que
disait M. Bursaux. Les problèmes d’interopérabilité sont
d’actualité. D’après la réglementation européenne,
il doit y avoir, à terme, un contrat et un « On Board
Unit » pour chaque transporteur. Tout cela est en cours de
développement. Il reste à confirmer qu’il faut un
« business plan » pour chaque participant. En
France, vous serez en quelque sorte les pionniers de ces nouvelles
règles, ce qui rajoutera certainement une contrainte que nous n’avions
pas à l’époque en Allemagne.
M. Henri Havard. - Nous sommes aujourd’hui
à moins de 20 % de coût d’intervention, même si ce
montant reste élevé. Nous serons le premier système
européen totalement interopérable, c’est-à-dire
reproductible dans l’ensemble de l’Europe. Cela fait partie du coût, car
ce système permettra à un consortium de pouvoir passer dans tous
les pays d’Europe. Je rappelle qu’à l’époque, ces contraintes
d’interopérabilité ne pesaient pas sur Toll Collect. Une partie
de l’investissement est donc liée à la question de
l’interopérabilité.