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Commentaire de Amethystae

sur L'allumeuse


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Amethystae Amethystae 12 novembre 2013 20:06

Vaste sujet que le premier métier du monde, accompagné obligatoirement de sa soeur siamoise Hypocrisie. Il est illusoire de vouloir l’abolir, une suppression de plus, qui serait un remède bien pire que le mal, car que deviendraient les pulsions animales soulagées grâce aux "travailleurs du sexe" si elles étaient contenues et réprimées ? Augmentation massive des viols et aggressions sexuelles ?

La morale hurle avec la meute contre ces pratiques discutables à bien des points de vue. La misère enfante un cheptel inépuisable de personnes majoritairement contraintes ou plus rarement consentantes à la location des corps pour la survie économique ou survie tout court de celles et ceux qui l’habitent, c’est rarement par plaisir et volupté que l’on se résout à devenir marchandise charnelle.

Une de mes connaissances est étudiante et pour mettre du beurre dans les épinards s’adonne à la prostitution de son plein gré et de manière indépendante. Elle doit faire partie d’une minorité c’est entendu.

Un de mes ex fréquente assidûment les prostituées, il n’est pas un pervers, simplement son emploi du temps chargé et sa volonté de ne pas fonder de famille pour le moment ne l’encourage pas à chercher l’âme soeur. Il me confie que ce moyen là lui permet de satisfaire ses besoins sexuels et lui évite une crampe du poignet. Il est en effet très porté sur le sexe. Et il s’en servait fort bien. Soupir ...

La traite des blanches, la traite des femmes, ce n’est hélas pas nouveau. La nouvelle configuration géopolitique de notre monde depuis les années 1990 a participé à développer ce genre de trafic mafieux. L’ouverture à l’ouest des pays de l’est, l’abolition des frontières, la quête un peu naïve de centaines de jeunes filles, pour la plupart, belles, intelligentes, cultivées, cherchant à fuir leur pays un peu trop peuplé de mâle machos, alcooliques, chômeurs et brutaux les entraîne souvent dans des pièges qui deviennent spirales vers l’enfer de la drogue, des réseaux et des bordels puis les trottoirs. Passant les frontières avec leurs "agents" ces "artistes de cabarets" sont transbahutées au grés des demandes pour satisfaire l’offre, en marchandises moneyables à l’envi qu’elles sont devenues, à force de croire au prince charmant venant les sauver d’une prison qui s’est transformée en donjon au fil des jours qui s’écoulent au rythme des lignes de drogue qui sont autant de chaînes qui les emprisonnent plus sûrement que des liens en fils de fer barbelé.

Tout le monde le sait, tout le monde s’en émeut, mais personne ne bouge, pourquoi bougerait on aussi ? Que peut un citoyen face à des mafias ? Que peut un gouvernement proxénète qui n’a qu’à fermer les yeux tout en encaissant hypocritement l’argent que lui procure la prostitution sous des formes diverses ? La prohibition a t’elle empêché les gens de boire ? Ces contraintes légales ne sont là que pour sauver le peu de bonne conscience qui peut encore l’être, alors que tout le monde sait bien, que l’un des moteurs qui fait tourner le monde est le sexe, accompagné d’argent et de pouvoir, et nous avons les trois pilliers qui soutiennent le temple de la face cachée et obscure de l’humanité.

Abolir, punir, légiférer ou condamner la prostitution, c’est un peu comme de parler du sexe des anges.
  


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