@ Machiavel :
Le grave problème, Machiavel, en admettant que nous arrivions à initier quelque chose sans verser le sang - ce qui serait déjà i-né-dit en France (mais pas impossible !) - c’est qu’une fois débarrassés de nos gouvernants actuels et même une fois élaborée la constitution la plus logique et la plus efficiente qui soit dans l’état actuel de nos connaissances et de nos possibilités, comment la ferez-vous entériner par le peuple ? Croyez-vous qu’il acceptera de s’en remettre à quelques happy few tirés au sort pour la circonstance ? Non, il voudra pouvoir donner son accord de principe. Par quel moyen ? Le vote. Et vous croyez que je parviendrais à dégager une majorité autour du projet d’enlever à chacun l’un de leurs droits sacrés - le droit de vote ?
À ce moment-là, peine perdue. Je plie mes gaules et j’attends la guerre civile.Le principe majoritaire aura été dans l’histoire une fausse bonne idée, le poison inattendu de la démocratie.