Il y a maints exemple qu’un homme seul fait souvent beaucoup mieux qu’une multitude d’homme assemblée en troupeau. L’homme en meute est trop sujet au souci des apparences, sa capacité de réflexion en est amoindri, car une bonne quantité de celle-ci est monopolisé par la garde qu’il doit tenir à cause de la présence d’autrui.
Vous êtes adulte... parce que vous avez acquis des habiletés pendant votre enfance qui s’appuient nécessairement sur certaines "définitions" du Bien, données par les parents ou l’école ou autres (modes, pub,...etc).
Maintenant, en tant qu’adulte doté de la possibilité de définir par vous-même le Bien, cela n’empêche pas que lorsque vous définissez ce qui est Bien pour agir à votre guise, tous ceux qui vous observent possèdent eux-même leurs propres possibilité de définir le Bien, en conséquence de quoi, ils jugent de vos actes.
On voit bien que ceux qui ont des définitions divergentes du Bien seront naturellement enclins à une hostilité réciproque, à l’inimitié.
C’est la raison pour laquelle, pour faire une société apaisée et harmonieuse, mieux vaux que les gens y partagent en général les mêmes définition de ce qui est Bien.
C’est une contrainte de la vie collective.
Prenez l’exemple d’un match de foot. Si l’arbitrage était du fait des joueurs eux-mêmes, je ne vous explique pas le résultat.
Personnellement, je suis adulte. Et pourtant je considère que l’obéissance est très souvent un Bien, en conséquence de quoi, il ne me gêne pas d’obéir. Savoir obéir, c’est aussi une question de maturité, une maturité qui voit plus loin que son petit nombril.
En particulier, j’ai compris que je ne dispose pas toujours les éléments pour décider comment agir. Face à quelqu’un qui maîtrise beaucoup mieux un domaine que moi, si je sais qu’il veut mon bien, je lui obéis sans discuter, je me repose entièrement sur son conseil. Avant d’être maître en un domaine, il faut avoir été disciple. J’ai abandonné l’idée d’être le maître absolu : Il y aura toujours plus haut que moi.
Bref, on obéit à ce à quoi l’on se fie.
Vos propos précédents montrent que vous vous fiez à certaines conceptions et que vous êtes donc obéissant de ce point de vue. Vous ne définissez donc pas tout Bien par vous-même. On croit celui auquel on se fie. Cela n’a rien à voir avec une attitude infantile ou adulte, c’est simplement humain.