D’ ou vient Serge Ayoub ?
- Il y a longtemps, je marchais dans une rue de Paris, j’ ai dépassé une échelle en haut de laquelle un peintre travaillait. Soudain, du bout de la rue, il y a eu un cri de femme, je me suis retourné et j’ ai vu un maghrébin courrir avec un sac à la main, il se dirigeait vers moi.
Au passage de l’ échelle, il s’ est pris un pain dans la gueule par le peintre qui était descendu, du haut de l’ échelle, il avait vu venir le voleur.
Voilà le type par terre à compter les étoiles. Attroupement. Vous le croirez si vous voulez, mais il y a eu des gens pour engueuler le peintre.
J’ étais étonné et scandalisé de voir le voleur défendu et le peintre ainsi pris à partie. J’ ai croisé son regard. On se comprenait. La dame a repris son sac. Les autres, je les ai oubliés. J’ avais 10 ans.
-Mon frère a vu la même scène mais à Shanghai, il y a une ethnie de l’ Ouest de la Chine qui est musulmane et connue pour ses nombreux voleurs. Le picpocket s’ est fait rudoyer par le foule et ensuite tabassé par la police devant tout le monde. Ne parlons pas de ce qu’ il se passe au Qatar par exemple.
-Troisième version, Brooklyn, New York, USA, dans le film Brooklyn Boogie, un voleur est rattrapé par un marchand de tabac qui rapporte en même temps le sac à sa propriétaire.
Le voleur est presqu’ un enfant. La femme s’ apitoie devant sa jeunesse. Le marchand lui demande de porter plainte. Elle refuse. Il lui dit qu’ il a beaucoup couru pour lui rendre son sac et attraper le jeune, et qu’ il faut stopper ces vols dans le quartier. Elle refuse encore. Alors, lui, il redonne le sac au jeune et lui dit de filer, ce que le jeune ne manque pas de faire. Et la femme se remet à crier. Bon là, c’ est un film.