Je suis d’accord avec micnet qui montre que Léon Bloy est philosémite.
Je suis surpris d’ailleurs que personne n’ait relevé que le titre de son ouvrage n’est rien d’autre qu’un extrait de l’Évangile de Jean, le disciple préféré du Christ, au verset 22 du chapitre 4.
Voici les versets 21 à 23 pour montrer le contexte :
21.Jésus dit : "Femme, croyez-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne, ni dans Jérusalem, que
vous adorerez le Père.
22.Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut
vient des Juifs.
23.Mais l’heure approche, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en
vérité ; ce sont de tels adorateurs que le Père demande.
C’est donc le Christ lui-même qui est philosémite.
Or Soral n’arrête pas d’essayer de faire croire qu’il y a rupture radicale entre judaïsme et christianisme, se basant sur un anti-judaïsme persistant tout au long de l’histoire de l’Église, celle-ci parlant de peuple déicide.
Comme l’a écrit un intervenant, Soral ne comprend rien à la notion de peuple élu et surtout ne retient que la version fascisante d’un tel concept, celui des ultra-relgieux orthodoxes haineux et racistes qui en effet, existent bien en Israël.
Mais ce concept est tout à fait admis dans la théologie officielle, l’Église déclarant être le nouvel Israël et donc le nouveau peuple élu.
Bref, je trouve Soral trop partial pour ne pas être suspect sur ce coup. Du coup d’ailleurs je comprends mieux ses accointances avec des personnalités comme Livernette, Ploncard d’Assac, etc.. dont la judéophobie tout à fait traditionnelle est évidente..
Mais pour moi ces gens font fausse route. Sans pour autant que cela remette en cause un aspect obscur de la judéité qui est son lien avec les puissances d’argent.
Mais l’aspect obscur me semble un peu trop déformé, obsessionnel, et déséquilibré dans la mesure où l’aspect lumineux me semble volontairement occulté.