Salut Mach’.
Voici la citation de Mussolini que vous nous avez proposée :
« Le
fascisme repousse dans la démocratie l’absurde
mensonge de l’égalité (...) La police doit non seulement être respectée,
mais honorée (...) l’homme avant de ressentir le besoin de culture a éprouvé la
nécessité de l’ordre. Et en un certain sens, on peut dire que le policier a
précédé le professeur... »
Pour ma part je vous le dis très clairement : il y a en effet à mes yeux un "absurde mensonge de l’égalité" en démocratie. Peu importe que je rejoigne sur ce point ce Monsieur, on n’a pas à s’interdire de penser sous prétexte que des esprits malades ont employé les mêmes tournures - et je sais que vous serez d’accord avec ceci.
Je sais aussi que vous avez recouru à cette citation pour contrer micnet au sujet de l’égalité comme marqueur de gauche, mais j’aimerais vous donner d’autres phrases de Mussolini issues, semble-t-il, du même discours :
"[Le fascisme revendique] : la reconnaissance du capital et du
capitalisme. Ici nous sommes nettement antisocialistes. (...) Les
capitalistes modernes sont des capitaines d’industrie, de grands
organisateurs. (...) Que peuvent demander ces hommes ? Le succès de leur
industrie. Ce succès, c’est celui de la Nation."
Et encore ceci, pioché ailleurs :
« Je suis un libéral. La nouvelle réalité de demain, répétons-le, sera
capitaliste. La vraie histoire du capitalisme ne commence que
maintenant. Le socialisme n’a plus une chance de s’imposer. Il s’agit de
choisir entre un passé presque mort et des possibilités illimitées
d’avenir... Il faut abolir l’Etat collectiviste, tel que la guerre nous
l’a transmis, par la nécessité des choses, et revenir à l’État
manchestérien. »
N’a-t-on pas l’impression que ce Monsieur Mussolini n’a jamais vraiment su à quel sein se vouer, proclamant tout et son contraire ?...
Pour finir, j’aimerais mettre l’accent sur le fait qu’il met en avant que "le policier a précédé le professeur". Ça c’est typiquement un discours hobbesien, proprement moderne, et avalisant l’état de nature d’individus déliés originellement comme autant de loups pour l’homme. Rien à voir avec l’holisme à l’antique. Ce n’en est qu’une fâcheuse recomposition tyrannique, un individualisme ne s’assumant plus comme tel et désireux de reconquérir par la force un trésor perdu.
Bien à vous,
EG