Bien que ces considérations théoriques sur le holisme (on ne devrait pas parler de collectivisme) ne soient pas selon moi prioritaire compte tenu des enjeux en cours, je me permets de faire plusieurs remarques sur l’article (je n’arrive pas à lancer la vidéo) qui me font penser que zemmour cerne mal la problématique :
-"La "mission" pour le croyant étant la conversion du ’non-croyant". Le but étant de nous faire croire que l’islam en tant que prosélytisme chercherait à s’étendre comme d’autres religions d’ailleurs par la conversion qui serait un objectif central. Le croyant ne cherche pas à convertir. Il pratique sa religion dans la mesure de ses moyens et c’est dieu qui guide, pas le croyant dont le comportement ne devrait être qu’un intermédiaire. La question de la visibilité est un en partie liée : mélange d’exposition du fait religieux et de la culture d’origine. In fine, afin d’éviter un affrontement inter-religieux qui semble invitable dans ses conditions, zemmour justifie la laïcité républicaine, soit, qui n’est qu’une religion sans révélation abaissant l’homme.
-sur la séparation du spirituel et du temporel dans le christianisme : une tentative de la république de se légitimer en nous expliquant que la laïcité est la fille légitime de cette conception soit disant chrétienne. Les rois ont effectivement lutté contre de nombreux contre-pouvoirs : féodalité, autorité de l’église. Mais, il ne faut pas confondre la séparation chrétienne du laïc et du religieux avec la conception républicaine. Rendons à césar ce qui est à césar, à condition que césar se conforme à l’esprit de la "croix" et qu’il ne réduise pas le christianisme d’abord à la sphère privée puis à un reliquat architectural vide de spiritualité. En définitive, remplacer la révélation divine par la loi du grand architecte...
Vous l’aurez compris : je n’adhère pas à cette chienlit républicaine, même si j’évolue dans un cadre républicain...