J’hypostasie la France, exactement.
Mais c’est parce que dans mon esprit - et je m’emploie chaque jour à voir les choses ainsi, au travers des objets et des rencontres du quotidien - je conçois une "œuvre commune", œuvre qui est mienne entre autres, et qui serait bâclée, en quelque sorte, si je n’agissais pas autant que possible pour permettre à chaque artiste de cette œuvre commune de donner le meilleur de lui-même.
Autrement dit, j’objective chacun en tant que participant à mon œuvre, je porte un regard aussi objectif que mon caractère et les aléas de la vie me le permettent sur mes semblables.
Bien sûr, je ne suis pas la France à moi tout seul, mais par une éducation appropriée, il y a, je pense, moyen de tourner tous les regards vers un projet commun, si "imagé" soit-il. Après tout, l’éducation est bien capable de nous laisser accroire que nous naissons individus et ayants droit... il suffit de désapprendre les bêtises des Lumières, et de remettre l’éducation sur ses pattes. Ce qui sera long, je vous l’accorde !
En fait, accolé à la rénovation politique, je conçois une "révolution" d’ordre anthropologique : se considérer avant tout comme l’élément singulier d’un tout qui nous a précédé et nous survivra, etc.