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Commentaire de robert biloute

sur Batman, héros platonicien ?


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robert biloute 17 février 2014 16:32

Pour rebondir sur vos discussions autour de l’utilisation du mot "peuple" avec sieur Delanuit, je suis d’accord avec vous et il me semble qu’il faut peut être ajouter une dimension collective, face à la seule exigence de préparation personnelle, et une dimension émotionnelle (je ne suis pas sûr que le mot soit bien choisi, mais bon..) à la seule exigence rationnelle.

Je m’explique : Gaspard remarque, à juste titre, que le mot "peuple" est souvent utilisé mais se retrouve la plupart vide de sens. Il rappelle que seul un individu pense par ex.
Je suis d’accord avec ça, en même temps peut on se passer d’une analyse du comportement des foules, des masses. ça ne rejoint pas forcément la notion de peuple, mais il y a cette idée de comportements émergents, comme si la collectivité (temporaire ou non) présentaient ses propres caractéristiques, inédites par rapport au comportement individuel de chaque individu la composant.

Je repense surtout à ça en lien avec Bernays, un fondateur du domaine des relations publiques et neveu de Freud si je nmabuse, aux méthodes développées notamment pour la marketing, et aux conseils de manipulation de foules d’un Hitler par ex.
Dans toutes ces activités, on part du principe que la foule est comme un individu en soit, de plus un individu entièrement soumis à ses pulsions et non à sa raison. Il semble que prendre les choses de cette manière est très efficace, qu’on soit d’accord ou pas avec l’usage qui en est fait.

Donc, il n’y a pas de peuple, peut être, il faut réfléchir et se documenter, sûrement, mais quid de la dimension collective, émergente, et entièrement fondée sur les affects ?
Dit autrement : est ce qu’un troupeau d’individus informés n’est pas capable des pires atrocités, des pires dénis sous l’influence du comportement collectif et des émotions mal gérées ?
Cette partie pourrait être la partie émergée de l’iceberg, voire "l’écume de l’océan" comme le disait Jung à propos de l’inconscient.
Il me semble que cette problèmatique pourrait être traitée dans le cadre d’une école "à la grecque", ou le maitre mot serait "la maitrise des passions" : exploiter ses gouts, ses névroses, ses obsessions, en les identifiant, en les dressant, en s’exerçant à la technique et en pratiquant l’art (art au sens général). Quoique nous somme encore au niveau de l’individu.


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